Pas facile de défendre le filet d’une équipe qui a de la difficulté à bâtir une brigade défensive efficace. Parlez-en à Cam Talbot. Les Oilers devront peut-être revoir leur stratégie de repêchage s’ils veulent remédier à la situation.

Toujours, les mêmes problèmes à Edmonton

CHRONIQUE - À TRAVERS LA LNH / Dans une dizaine de jours, la moitié des joueurs de la LNH entreprendront leurs vacances. Pour les patrons de ces joueurs, ce ne sera pas la même histoire.

Les directeurs généraux des équipes qui ne participent pas aux séries éliminatoires sont souvent ceux qui finissent par travailler le plus fort durant l’été. Ils passent de longs mois à se demander ce qui a bien plus clocher au sein de leur organisation.

Ils tentent, par la suite, d’apporter les correctifs nécessaires.

À Edmonton, Peter Chiarelli doit déjà posséder une partie de réponse.

Il devra d’abord trouver une façon de relancer son gardien, Cam Talbot. Son gardien aura lui-même intérêt à se relancer. Il se retrouvera, l’automne prochain, dans la dernière année de son contrat.

Sinon, Edmonton a depuis longtemps de la difficulté à se bâtir une brigade défensive solide.

Les Oilers ont aligné cette saison quatre défenseurs gagnant plus de 4 millions $ US. Dans ce groupe, on ne peut clairement identifier un quart-arrière de qualité, capable de bien alimenter Connor McDavid, Leon Draisaitl et les autres...

Chiarelli pourrait tenter le grand coup en se lançant dans le derby John Carlson. À condition, bien entendu, que ce dernier choisisse bel et bien de quitter Washington en juillet.

Pour l’heure, les Oilers vivent avec les conséquences des décisions qui ont été prises pendant des années.

À force d’aligner les saisons moribondes, cette équipe a obtenu un des cinq premiers choix du repêchage à six reprises depuis 2010. Chaque fois, elle a sélectionné un attaquant.

Elle a sélectionné un défenseur au septième rang, en 2013. Ce fut, en rétrospective, un très bon coup.

Dans une équipe de fond de classement, Darnell Nurse a réussi à conserver un différentiel de + 18 cette saison.

Il est officiellement devenu le défenseur numéro un des Oilers.

« Des opportunités se sont présentées à plusieurs joueurs, au sein de notre équipe, au cours de la saison », reconnaissait récemment le jeune géant qui est originaire de Hamilton.

« Les opportunités nous offrent des occasions de grandir. Oui, j’ai l’impression d’avoir progressé au cours de la dernière saison. Je ne veux quand même pas trop m’emporter, vous savez. Dans le sport collectif, on mesure le succès en comptant les victoires. Collectivement, notre équipe n’a pas connu beaucoup de succès », a-t-il enchaîné.

Discrètement, sans trop occuper de place, le Français Yohann Auvitu doit bien se demander ce que l’avenir lui réserve.

Le défenseur gaucher parisien a traversé l’océan, en 2016. Il avait passé six saisons dans les différents circuits d’élite de Finlande. On le croyait capable de survivre au sein de la meilleure ligue au monde.

Il a disputé 55 parties au cours des deux dernières saisons.

Il a passé l’hiver au grand complet dans un rôle marginal, à Edmonton.

« Évidemment, je n’ai pas beaucoup joué. Je n’ai jamais eu vraiment... Je ne sais pas si j’ai déjà fait cinq matches d’affilée », confiait-il à un reporter de RDS, récemment.

« Ce n’est pas facile de trouver un rythme en si peu de matches. »

Auvitu ne veut quand même pas trop faire de vagues, puisqu’il devra lui aussi négocier son prochain contrat. « Quand je suis sur la glace, je donne mon maximum. Ça se voit. C’est à moi de trouver ce petit plus qui m’aidera à rester dans l’alignement. »

NOS TROIS ÉTOILES DE LA SEMAINE

1 . Chara

Il est le joueur le plus utilisé de son équipe. Ce n’est pas trop surprenant. Zdeno Chara a toujours pris grand soin de sa condition physique. Il a toujours voulu être le joueur sur qui son entraîneur peut compter le plus. Sauf que Chara vieillit. Il vient de célébrer son 41e anniversaire de naissance. Il passe, en moyenne, 23 minutes par match sur la patinoire, au sein d’une formation qui pourrait faire un long bout de chemin dans les prochaines séries éliminatoires. Surtout, Chara demeure plus motivé que jamais. Il a récemment déclaré au Boston Globe qu’il ne compte pas s’arrêter dans un avenir proche. « Je suis convaincu que je suis toujours capable de jouer au plus haut niveau. Je peux contribuer aux succès de mon équipe. Je ne veux pas penser aux chiffres. Mon âge, le nombre de matches qu’il me reste à jouer... Je veux simplement continuer », déclare le géant slovaque.

2. Boudreau

Bruce Boudreau est récemment devenu le 26e entraîneur de l’histoire à remporter 500 matches dans la LNH. On vous rappelle qu’à une certaine époque, Boudreau n’était même pas pris au sérieux par les dirigeants du circuit. Il était âgé de 53 ans quand on lui a finalement offert une opportunité de travailler dans la meilleure ligue au monde. Boudreau peut aujourd’hui en tirer une certaine fierté. Après avoir gagné 201 matches à Washington et 208 autres à Anaheim, il est devenu le deuxième homme à atteindre le plateau des 500 gains le plus rapidement. Il s’est bien gardé de célébrer cet exploit. « Je suis allé me coucher ! Je n’ai plus 25 ans, vous savez », a-t-il déclaré au StarTribune de Minneapolis. Boudreau veut surtout s’assurer de compléter la saison en force. Son équipe occupe le troisième rang de la section Centrale et pourrait affronter les Jets de Winnipeg en séries.

3. Kopitar

Marquer quatre buts, dans un match, ce n’est pas donné à tout le monde. Marquer quatre buts, quand votre équipe a terriblement besoin d’amasser des points pour conserver des chances de participer aux séries, c’est encore mieux. Bon capitaine, Anze Kopitar a sorti une grosse performance au bon moment, jeudi dernier. Sur la route, au Pepsi Center de Denver, il a marqué quatre buts pour permettre aux Kings de Los Angeles de vaincre l’Avalanche du Colorado, 7-1. « J’avais l’impression que la rondelle me suivait, partout, sur la patinoire. J’ai eu envie d’en profiter au maximum », a-t-il expliqué, après coup, à l’envoyé spécial du Los Angeles Times. Les reporters californiens sont de plus en plus nombreux à croire que Kopitar mérite d’être considéré dans la course au trophée Hart. En cette année où les candidats de qualité ne manquent pas, il ne sera pas facile de convaincre leurs collègues !