André Roy sortira ses talents d'humoriste le 2 octobre prochain dans le cadre du Yuk Yuk's Comedy Club.

Une soirée à se bidonner avec André

CHRONIQUE / Je me souviens d’une matinée passée dans le vestiaire des Penguins de Pittsburgh, il y a quelques années. Pascal Dupuis, vétéran en fin de parcours, me parlait avec beaucoup d’admiration de son grand ami André Roy.

« C’est quand même fou, ce qu’il fait. Tu sais, les humoristes professionnels passent des mois et des mois à écrire un spectacle solo. Quand ils sont enfin satisfaits de leur matériel, ils partent en tournée et racontent les mêmes blagues pendant des années », disait-il.

« André, lui, livre une nouvelle chanson humoristique chaque semaine pour RDS ! »

Je vais vous apprendre un petit scoop, ce matin. Roy ne fait pas ce travail seul. Depuis quelques années, les patrons de RDS lui donnent un coup de pouce. Un auteur l’aide à rédiger ses rédiger ses ritournelles.

C’est André, lui-même, qui m’a expliqué ça quand je lui ai parlé, plutôt cette semaine.

« Les gens me demandent souvent de les faire rire. Ils veulent que je leur raconte une joke, drette-là, sur le spot. Moi, je suis surtout bon pour faire rire les gens en improvisant... »

L’ancien homme fort des Sénateurs va quand même s’aventurer sur le terrain des humoristes, la semaine prochaine. On l’a invité à participer à un événement unique, au Yuk Yuk’s Comedy Club, sur la rue Elgin, au centre-ville d’Ottawa.

Il va raconter quelques-unes de ses meilleures anecdotes, durant la soirée baptisée Tales From the Penalty Box, le 2 octobre.

Il ne sera pas tout seul, sur la scène. Un autre ancien dur-à-cuire reconnu pour son sens de l’humour, l’Aylmerois Matthew Barnaby, a lui aussi accepté l’invitation.

Roy ne sait pas trop à quoi s’attendre. Il a déjà croisé Barnaby à quelques occasions dans des événements impliquant des anciens joueurs de la LNH. Il ne le connaît pas tant que ça.

Il ne se souvient pas vraiment d’avoir jeté les gants devant lui.

« Je l’ai sûrement déjà invité... Mais tu sais, avec Barnaby, il fallait toujours être prudent. Au début de ma carrière, quand il jouait à Buffalo, j’avais toujours peur me faire attirer dans un piège pis d’être le seul joueur puni... »

« Plus tard, quand il jouait à New York, les Rangers l’utilisaient dans le deuxième ou dans le troisième trio. Ça fait que je me pognais plus souvent avec son coéquipier, Sandy McCarthy. »

« Barnaby a été chanceux... »

***

J’ai posé une question délicate à André. 

- Ton sens de l’humour... Il t’ai bien servi ou il t’a nui quand tu jouais au hockey ?

« Les deux, m’a-t-il d’abord répondu. En fait, je crois que ça m’a surtout aidé... »

Il s’est souvenu d’un truc qui s’est déroulé au Centre Corel, en 2002. À la fin d’une séance d’entraînement, on avait organisé une séance de photos avec tous les membres des Sénateurs qui allaient participer aux Jeux olympiques de Salt Lake City.

« J’ai enfilé en vitesse un chandail d’entraînement bleu. J’ai écrit les lettres U-S-A avec du tape blanc, sur ma poitrine, puisque je suis né aux États-Unis. Je suis sauté sur la glace pour prendre une photo avec les gars. Jacques Martin était là, puisqu’il faisait partie des entraîneurs d’Équipe Canada. Je ne suis pas certain qu’il m’a trouvé drôle. C’était comme son moment... »

« Quelques semaines plus tard, j’ai été échangé, à Tampa Bay, contre Juha Ylonen. »

Un mal pour un bien, quand on y pense. À Tampa, Roy a gagné la coupe, en jouant pour un entraîneur — John Tortorella — qui a su apprécier davantage ses qualités uniques, dans le vestiaire.

Il en parlera sans doute à ceux qui se rendront au Yuk Yuk’s, le 2 octobre.

Les profits seront versés à la Fondation Gordie Howe CARES, qui lutte contre l’Alzheimer.