Patrice Bergeron compte parmi ses fans le jeune capitaine des Oliers, Connor McDavid.

Un modèle à suivre pour McDavid

CHRONIQUE – À TRAVERS LA LNH / La semaine dernière, Connor McDavid a profité du passage des Bruins de Boston dans l’ouest canadien pour dire tout le bien qu’il pense de Patrice Bergeron.

Un débat plus qu’intéressant déchire le monde du hockey, ces jours-ci. Qui est le meilleur joueur sur la planète, en 2018 ? McDavid ? Auston Matthews ? Le « vieux » Sidney Crosby ?

Double récipiendaire du trophée Ted Lindsay, le jeune capitaine des Oilers a certainement la faveur de ses collègues.

Quand le jeune capitaine des Oilers cherche à s’améliorer, il regarde des matches des Bruins sur vidéo. Il accorde une attention particulière au travail accompli par Bergeron dans les cercles des mises en jeu.

« Il est tellement fort », argue-t-il.

Bergeron n’était pas au courant de tout ça, lorsque nous lui avons parlé, lundi.

« C’est un beau compliment », a-t-il réagi. Moi, je suis un joueur de hockey. Je ne fais pas nécessairement mon travail dans le but de recevoir des compliments. C’est quand même agréable de savoir qu’une jeune vedette comme lui essaie de profiter de mon expérience. Tant mieux s’il me respecte. Je peux vous assurer que c’est réciproque. »

McDavid semble destiné à connaître une autre forte saison. Sur le plan individuel, en tous cas. Il a participé à 11 des 13 buts marqués par son équipe, jusqu’ici.

Au classement des meilleurs marqueurs de la LNH, il a cependant un peu de chemin à parcourir pour rejoindre Bergeron. Le vétéran centre de L’Ancienne-Lorette totalise 13 points après huit rencontres.

Il s’agit d’un de ses meilleurs débuts de saison en carrière. C’est encore plus remarquable, quand on sait qu’il n’a pratiquement pas eu de camp d’entraînement.

« C’est un début de saison différent, pour moi. Commencer la saison à froid, sans camp, ce n’est pas quelque chose de facile », dit-il.

« J’ai essayé de m’appuyer sur mon expérience. J’avais déjà vécu une situation du genre. J’ai surmonté plus d’une blessure durant ma carrière. Je dois quand même reconnaître que mon premier match de la saison, à Washington, n’a pas été facile... »

Contre les champions en titre de la coupe Stanley, Bergeron a terminé le match avec un différentiel de moins deux.

Dans les sept matches qui ont suivi, il a rebondi de belle manière, avec une fiche de plus cinq.

Pour conserver leur rang, dans une section Atlantique un peu plus compétitive que prévu, les Bruins devront quand même apporter certains ajustements.

Lundi, à Ottawa, l’entraîneur-chef Bruce Cassidy parlait de l’importance du jeu de puissance.

Son équipe devrait recevoir un coup de pouce dans les prochains jours. Le quart-arrière Torey Krug, joueur le plus utilisé à cinq contre quatre la saison dernière, vient de recommencer à patiner en solo.

Son retour au jeu n’est pas pour demain. En voilà un autre qui a connu des ennuis de santé. Il s’est infligé une blessure au bas du corps dans un match préparatoire, face aux Flyers de Philadelphie.

« Torey est capable de créer davantage d’opportunités, pour nous, en se déplaçant avec la rondelle. Sa mobilité fera une grosse différence, quand il sera de retour au jeu », commente-t-il.

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Une vraie rivalité

Intéressantes confidences d’un dépisteur de longue date des Flames de Calgary, Tod Button, la semaine dernière.

Avec un journaliste de Postmedia, l’homme de hockey faisait une espèce de retour sur le repêchage de 2013. Cette année-là, les Flames détenaient le sixième choix de la première ronde. Ils hésitaient entre deux attaquants : Elias Lindholm et Sean Monahan.

Ils n’ont finalement pas eu à trancher. Au cinquième rang, les Hurricanes de la Caroline ont réclamé Lindholm.

« J’étais content. D’abord, je savais que nous avions toujours la possibilité de réclamer un fichu bon joueur au sixième rang. J’étais aussi heureux parce que les Oilers ne pourraient pas réclamer un de ces deux solides attaquants au septième rang... »

Si ça, ce n’est pas le signe d’une féroce rivalité...

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Duclair grandit

Anthony Duclair a probablement marqué le plus beau but de la dernière semaine. Il a travaillé d’arrache-pied pour déjouer Calvin Pickard, dans un match contre les Flyers.

Il s’agissait du deuxième but marqué par Duclair avec sa nouvelle équipe, les Blue Jackets de Columbus.

Il a marqué autant de buts en 23 parties avec son équipe précédente, les Blackhawks de Chicago, la saison dernière.

« Je regrette certaines choses. Je regrette par exemple de ne pas avoir su saisir l’opportunité qui m’a été offerte à Chicago. J’ai été obligé de me regarder dans le miroir, cet été. Je dois grandir », a-t-il déclaré dans une entrevue avec un reporter du Chicago Tribune, ce week-end.

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Les adieux de Kariya ?

Reverra-t-on, un jour, Paul Kariya ? L’ancien attaquant vedette a effectué une apparition au Honda Center d’Anaheim, ce week-end. Il n’avait pas le choix. Les Ducks retiraient son chandail.

Le numéro 9 porté par Paul Kariya a été hissé au plafond du Honda Center d'Anaheim, dimanche.

« Je n’ai jamais cru que je méritais une attention particulière ou personnelle, a-t-il expliqué au Orange County Register. On m’a toujours dit que les récompenses collectives étaient plus importantes que les honneurs individuels. »

Kariya, qui est âgé de 44 ans, se tient loin des arénas depuis le jour où il a choisi d’accrocher ses patins. Il pourrait fort bien décider de complètement s’éclipser, maintenant. Personne ne serait surpris.