Le gardien de but des Prédateurs de Nashville, Pekka Rinne, a accordé deux mauvais buts aux Jets de Winnipeg en première période, avant d’être retiré par son entraîneur après seulement 10 minutes et 31 secondes de travail, lors du match numéro sept.

Un mauvais match au pire moment

CHRONIQUE / À Winnipeg, tout le monde jubilait. Dans les 30 autres villes de la LNH, tout le monde grimaçait. Impossible de ne pas ressentir un peu de compassion pour Pekka Rinne, ce chic type qui a choisi le pire moment pour connaître un mauvais début de match.

À Ottawa, on comprend fort bien ce que le gardien peut ressentir. La même chose est arrivée à Patrick Lalime, devant le filet des Sénateurs, il y a 14 ans.

Il a lui aussi encaissé deux mauvais buts, coup sur coup, dans la première minute d’un des matches les plus importants de l’histoire de sa franchise.

2018, c’était l’année des Preds. Après avoir gagné le trophée du Président, on les croyait prêts à remporter leur première coupe Stanley.

2004, c’était un peu l’année des Sens. Ils n’avaient pas terminé la saison au premier rang du classement général, mais ils avaient acquis beaucoup d’expérience dans les séries, au cours des sept années précédentes. On s’attendait, au strict minimum, à ce qu’ils éliminent leurs vieux rivaux de Toronto en première ronde.

Ça n’a pas été le cas. Dans le match numéro sept, il a encaissé deux mauvais buts en première période. Son équipe n’a jamais été capable de s’en remettre.

Les statisticiens du réseau ESPN ont épluché les feuilles de match des 100 dernières années pour se rendre compte que Rinne a établi un nouveau record, jeudi.

Il a été rappelé au banc par son entraîneur Peter Laviolette après 10 minutes et 31 secondes. Il s’agit de la plus courte soirée de travail de l’histoire pour un gardien partant, dans un match numéro sept.

Le Finlandais a gardé la tête haute, sur le banc. Il a encouragé son partenaire et compatriote Juuse Saros durant les 49 minutes qui ont suivi.

Dans le vestiaire, il s’est tenu debout et il a répondu à toutes les questions qui lui ont été posées. Comme toujours.

« Notre saison prend fin de manière abrupte. Je me sens pleinement responsable », a indiqué celui qui a passé toute sa carrière dans l’uniforme des Preds.

« Celle-là est dure à digérer. J’ai même du mal à comprendre ce qui vient de se produire. Je ne suis pas capable d’identifier le moment où tout s’est écroulé. Je me sentais bien. Je ne suis pas blessé. Je me sens en parfaite santé. J’ai l’impression d’avoir laissé tomber tous mes coéquipiers. Je me sens terriblement mal. »

Lalime avait été beaucoup moins loquace, après l’élimination des Sénateurs, en 2004, à Toronto. Il lui a fallu un certain temps avant de bien digérer cette performance.

Les Sénateurs ont choisi de se défaire de lui. Il s’est retrouvé à Saint-Louis, où il n’a pas été capable de s’accrocher au poste de gardien titulaire des Blues. Il a réussi à étirer sa carrière de quelques années, en devenant un fiable gardien numéro deux.

Il n’a plus jamais eu la chance de jouer un seul match de séries.

Déjà, on se demande si Rinne a un avenir à Nashville.

Le moment serait-il venu, pour lui, de tendre le flambeau à Saros ?

Il reste toutefois une année à son contrat. Avec un salaire imposant de 7 millions $ US, il pourrait être difficile de l’échanger.

LE MEILLEUR ET LE PIRE DE P.K.
L’éternel P.K. Subban a trouvé une façon de se distinguer pendant le match numéro 7. On a vu le meilleur, et le pire de l’ancien défenseur numéro un du Canadien de Montréal.

Fidèle à son habitude, P.K. Subban a réussi a attirer les projecteurs sur lui dans le match numéro 7 contre les Jets.

Il a d’abord envoyé l’attaquant des Jets Kyle Connor au banc des pénalités, grâce à un plongeon digne d’une médaille olympique.

Subban n’en est pas à ses premières frasques. Il a été mis à l’amende pour avoir exagéré une chute, l’an dernier, dans la série contre les Blues de Saint-Louis.

Quand Connor a pris sa place au banc des pénalités, Subban est revenu sur la glace. Il a marqué le dernier but de la saison des Predators lors de la supériorité numérique qui a suivi.

Subban a également trouvé une façon d’attirer les projecteurs vers lui après la partie.

« Tout le monde veut s’en prendre à notre gardien. Les gens qui le critiquent ne savent pas de quoi ils parlent. Je mets tout le monde dans le même panier. Ceux qui ont déjà joué au hockey comme les autres. Pekka est la colonne vertébrale de notre équipe. Nous n’aurions pas réussi à nous rendre jusqu’ici sans lui. »

L'HEURE DE LA «VRAIE» RETRAITE?
Dommage pour le combatif Mike Fisher, qui n’a pas été capable de savourer un dernier match numéro 7. Une blessure à un pied l’a contraint à jouer les spectateurs, jeudi.

L'heure de la « vraie » retraite pourrait bien avoir sonnée pour le vétéran Mike Fisher.

On présume qu’il va de nouveau accrocher ses patins.

Le vétéran de 37 ans a joué un rôle très limité durant les séries. Il a été limité à un seul point en 12 parties.

Son épouse, la star de la musique country Carrie Underwood, est certainement prête à couper les liens avec l’organisation des Predators. Elle a même offert ses services aux Golden Knights de Vegas pour la finale de l’Association Ouest.

« Si vous cherchez une chanteuse pour l’hymne national, je veux juste vous laissez savoir que je présente une fiche parfaite de 2-0 depuis le début des séries », a-t-elle écrit, sur Twitter.

CAS DOUTEUX
Derrière les Québécois David Perron, Jonathan Audy-Marchessault et (bien sûr) Marc-André Fleury, William Carrier passe souvent inaperçu chez les Knights.

L'attaquant des Golden Knights, William Carrier (gauche), pourrait rater le début de la finale de l'Ouest contre les Jets en raison d'une blessure.

Le combatif ailier de quatrième trio pourrait rater le début de la finale de l’Association Ouest.

« Il n’a pas patiné au cours des deux derniers jours. Ce n’est pas bon signe », concède l’entraîneur-chef Gerard Gallant.