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Sylvain St-Laurent
Le Droit
Sylvain St-Laurent
Comme tous les joueurs qui se retrouvent sur le marché des transactions, David Savard ne contrôlait pas grand-chose. Il ne pouvait pas vraiment savoir où il aboutirait.
Comme tous les joueurs qui se retrouvent sur le marché des transactions, David Savard ne contrôlait pas grand-chose. Il ne pouvait pas vraiment savoir où il aboutirait.

Un mariage de courte durée?

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CHRONIQUE / Il n’avait même pas besoin de s’expliquer.

Comme tous les joueurs qui se retrouvent sur le marché des transactions, David Savard ne contrôlait pas grand-chose. Il ne pouvait pas vraiment savoir où il aboutirait.

Samedi, quand son téléphone a sonné, on lui a dit qu’il se joindrait aux champions en titre de la coupe Stanley.

Quand il s’est entretenu avec les journalistes sur Zoom, quelques heures plus tard, Savard s’est dit «surexcité».

Évidemment.

«Quand on affronte le Lightning, il faut être prêt à se battre. Je crois vraiment que cette équipe possède tous les ingrédients pour se rendre encore très loin. Elle pourrait bien remporter la coupe, encore une fois. Ça, c’est le rêve de tous les joueurs.»

Savard ne s’est pas vanté de rien. Pourtant, il aurait le droit de se péter, un peu, les bretelles.

Les champions en titre voulaient vraiment de lui.

Au premier coup d’oeil, le Lightning n’avait pas les moyens d’ajouter un contrat comme le sien à sa masse salariale.

Le directeur général Julien BriseBois s’est donc montré particulièrement ingénieux. Au final, trois transactions distinctes ont été complétées. Deux équipes ont accepté d’absorber une partie de son salaire.

Savard est heureux de se joindre au Lightning. Il entend tout faire en son possible pour emmener sa petite famille, avec lui, en Floride.

«Pour que ma grande fille puisse profiter un peu du soleil et la plage.»

On souhaite à David Savard tout le succès qu’il peut obtenir, avec le Lightning. On souhaite à la famille Savard de bien s’amuser. On leur souhaite que ça dure le plus longtemps possible.

En ce moment, tout nous porte à croire qu’il pourrait s’agir d’un mariage de courte durée.

Le plafond salarial cause de sérieux ennuis à BriseBois. Ça ne sera pas plus facile, l’an prochain, quand Nikita Kucherov devra reprendre sa place. Avec son salaire annuel de 9,5 millions $US.

Au fond, on parle de Savard, ce matin, parce qu’il gagnera probablement son autonomie, l’été prochain.

On parle de lui parce qu’il pourrait vraiment aider les Sénateurs d’Ottawa.

Mon petit doigt me dit, d’ailleurs, qu’il ne serait pas fermé à l’idée de passer quelques années à Ottawa.

Mon petit doigt n’a pas l’habitude de raconter toutes sortes d’histoires. Il n’est pas du genre à exagérer pour attirer l’attention.

D’ailleurs, on n’annonce pas, ce matin, que Savard se joindra aux Sénateurs en juillet.

Il faudrait d’abord qu’il soit bel et bien à la recherche d’un contrat, à la fin du mois de juillet.

C’est dans trois mois. Beaucoup de choses peuvent se produire dans les trois prochains mois.

Si on se rend jusque-là, Savard sera un des joueurs autonomes les plus convoités de l’été. Il y aura 32 équipes, alors, dans la Ligue nationale de hockey. Les Sénateurs ne seront pas la seule formation qui cherchera à s’améliorer en défensive.

Mon petit doigt me dit, qu’au strict minimum, Savard serait prêt à étudier sérieusement une offre provenant d’Ottawa.

L’idée de se jouer dans un petit marché nordique, dans un aréna construit à des dizaines de kilomètres de la civilsation, avec une organisation qui traîne dans les bas-fonds du classement depuis bientôt quatre ans, ne le rebuterait pas.

C’est déjà très bien.

Pour sortir de la cave, les Sénateurs ont besoin d’améliorer leur défensive. Ils ont besoin d’ajouter à leur formation un ou deux défenseurs d’expérience. Et il faudrait que ce(s) défenseur(s) puisse(nt) passer 20 minutes par match, sur la patinoire, contre les meilleurs éléments adverses.

Il faudrait, idéalement, qu’un de ces défenseurs soit droitier.

Il faudrait que ce type devienne le partenaire régulier de Thomas Chabot.

David Savard serait parfait, dans ce rôle.

Ils sont déjà, voyez-vous, partenaires.

Partenaires d’entraînement.

Chaque été, ils se retrouvent au PEPS de l’Université Laval, à Québec. Ils sont les deux clients les plus connus du programme Je PerfoRme, qui a été fondé par des préparateurs physiques de la Vieille Capitale.

Savard l’a dit, ce week-end, quand il s’est greffé au Lightning. Il veut d’abord gagner.

Les Sénateurs ne gagnent pas souvent, en ce moment, mais ils ont un petit quelque chose de spécial. Samedi, encore, ils ont poussé jusqu’à la fin pour revenir dans un match qu’ils devaient perdre, contre la meilleure équipe de leur division.

Cette force de caractère des jeunes laisse présager de belles choses.

Savard veut gagner. Comme athlète professionnel, il veut aussi être payé à sa juste valeur. Dans le contexte économique particulier qu’on connaît, les Sénateurs seront en position d’offrir des conditions salariales intéressantes. Surtout dans le contexte d’ententes de courte durée.

Pour que tout ça soit possible, quand le temps sera venu, ceux qui tiennent les cordons de la bourse devront démontrer qu’ils sont sérieux.

C’est fou, le nombre de chroniques qui se terminent comme ça.