Alexander Ovechkin jure qu’il sera heureux d’affronter, une fois de plus, son grand rival Sidney Crosby dans les séries de la coupe Stanley.

Un duel dont Ovi aurait pu se passer

CHRONIQUE / Alexander Ovechkin jure qu’il sera heureux d’affronter, une fois de plus, son grand rival Sidney Crosby dans les séries de la coupe Stanley.

On doute — un tout petit peu — de sa sincérité.

La pression d’avoir 32 ans, d’avoir joué plus de 1000 matches, d’avoir marqué 600 buts sans jamais avoir gagné un championnat doit être assez forte à soutenir.

Pas besoin, en plus, d’en rajouter une couche.

Crosby possède trois bagues de la coupe et deux répliques miniatures du trophée Conn-Smythe. Il a gagné l’or olympique à deux reprises. Il est sorti doublement vainqueur du dernier tournoi de la Coupe du monde. En plus d’aider le Canada à remporter la compétition, il est reparti avec le titre de joueur par excellence.

« J’ai tellement hâte », a déclaré Ovechkin, quand on lui a demandé de parler de la série qui débutera jeudi soir.

« Voilà une belle opportunité pour nous. Nous pouvons prendre un bon pas dans la bonne direction. Nous sommes bien conscients que les Penguins ont remporté la coupe deux fois d’affilée. Ils savent jouer. Ils savent gérer la pression. Ce sera une énorme série, pour nous », a-t-il ensuite récité.

À sa place, n’importe quel équipe capitaine dans n’importe quelle équipe aurait dit ça.

Ovi devait quand même -- un peu -- penser aux printemps de 2009, 2016 et 2017. Chaque fois, avant de soulever la coupe, Crosby et les Penguins ont éliminé les Caps en deuxième ronde.

Affronter Crosby, année après année, c’est un peu comme se mesurer à l’éternel premier de classe. T’as beau étudier, réviser et t’appliquer comme jamais, t’as toujours l’impression que tu n’en feras jamais assez.

Les Penguins vont peut-être bien finir par l’échapper.

Le vétéran journaliste Dave Molinari, qui couvre le hockey à Pittsburgh depuis un quart de siècle, disait à la fin de l’hiver que l’équipe montre des signes d’essoufflement.

Molinari a l’impression que les Penguins ont gagné la coupe de 2016. En 2017, le chemin s’est en quelque sorte ouvert devant eux. Ils n’ont pas eu à surmonter d’immenses défis.

La fatigue accumulée, avec tous les matches qui se sont accumulés au cours des dernières années, pourrait éventuellement ouvrir une fenêtre aux Caps.

Surtout qu’en première ronde, Matt Murray n’a pas été au sommet de son art.

En contrepartie, Barry Trotz a eu la main heureuse en laissant son gardien numéro un réfléchir au bout du banc. Quand on a finalement fait appel à lui, Braden Holtby a montré qu’il était à la hauteur.

Carlson, dans tout ça ?

On parle beaucoup de John Tavares, qui pourrait accéder à l’autonomie complète le 1er juillet et qui pourrait remplir le poste de centre numéro un à Montréal.

On parle d’Erik Karlsson. Le meilleur défenseur à caractère offensif au monde pourrait être impliqué dans une grosse transaction durant l’été.

Personne, ou presque, ne parle de John Carlson.

Pourtant, il pourrait devenir libre comme l’air, tout comme Tavares, cet été.

Il n’a peut-être pas le statut de Karlsson, mais il a produit davantage que lui cette saison.

Il a poursuivi son bon travail face aux Jackets.

Il trônait toujours au sommet du classement des défenseurs les plus productifs de la LNH au terme de son sixième et dernier match de la première ronde.

« Il trouve toujours un moyen d’élever son jeu durant les séries. C’était déjà le cas quand on jouait ensemble dans la Ligue américaine, à Hershey. Il n’a peur de rien. Personne ne l’intimide. La pression ne l’étouffe jamais. C’est une de ses principales qualités. Voilà pourquoi nous comptons tellement sur lui en séries », a parfaitement résumé Holtby, récemment, dans une entrevue avec le Washington Post.

Comparaison boiteuse

Au départ, l’objectif était de rendre à Matt Calvert, un plombier des Blue Jackets qui joue toujours son meilleur hockey en séries. Son entraîneur, John Tortorella, a peut-être trop parlé. Il a dit qu’en saison, Calvert a connu des hauts et des bas. « Comme un siège de toilette », a-t-il expliqué.

Toute cette histoire a marqué le bilan des Jackets.

Calvert n’a pas aimé l’analogie. « La seule chose qui a connu des hauts et des bas, c’est mon temps de glace. Il veut parler d’un siège de toilette qui monte et qui descend. Je préférerais avoir un rôle plus constant », a répondu le joueur, dans une entrevue avec le Columbus Dispatch.

Calvert sera lui aussi joueur autonome sans compensation, cet été. Ça sent le divorce et le déménagement.

MacLean candidat à Dallas

Les Stars n’ont pas réussi à se qualifier pour les séries et ils ont besoin d’embaucher un entraîneur-chef pour succéder au nouveau retraité Ken Hitchcock.

Il paraît que Paul MacLean fait partie des candidats.

Ce serait logique, dans une certaine mesure. L’ancien entraîneur-chef des Sénateurs et le directeur général des Stars, Jim Nill, sont amis. Ils ont gagné la coupe, ensemble, dans l’organisation des Red Wings.

MacLean ne s’est pas fait que des amis vers la fin de son séjour à Ottawa. Certains lui ont reproché une certaine arrogance.

Il a quand même gagné le trophée Jack-Adams en 2013.

Il y a cinq ans, donc, on considérait qu’il était le meilleur de sa profession. Il finira bien par obtenir une deuxième chance, quelque part, un jour ou l’autre.