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Sylvain St-Laurent
Le Droit
Sylvain St-Laurent
Dans le dernier droit, Louis Robitaille et ses adjoints ont réussi à conserver une fiche de 8-2-2 avec leur bande de recrues.
Dans le dernier droit, Louis Robitaille et ses adjoints ont réussi à conserver une fiche de 8-2-2 avec leur bande de recrues.

Tant qu’à se rendre jusqu’ici...

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CHRONIQUE / Les séries éliminatoires annulées? Ce serait vraiment, vraiment dommage.

Depuis le début, Gilles Courteau et son équipe ont fait tout en leur possible pour que la saison 2020-21 de la LHJMQ ait lieu.

Ils ont réaménagé les divisions et proposé un calendrier dans lequel on limitait au strict minimum les déplacements. Quand la santé publique a déterminé que ce modèle n’était plus adapté à la réalité provinciale, ils sont retournés à la table à dessin pour accoucher, en vitesse, du concept des environnements protégés.

Ça n’a pas été parfait, évidemment. Il y a eu des éclosions.

Rien n’a été parfait, de toute façon, dans les 13 derniers mois.

À Gatineau, aussi, les gens ont trimé dur.

Les Olympiques ont quitté le centre Guertin pour s’installer à l’aréna Baribeau. Ils ont ensuite quitté Baribeau pour migrer au Complexe Branchaud-Brière, avant de revenir à Baribeau.

Dans tout ce brouhaha, Louis Robitaille et ses adjoints ont aussi fait des petits miracles. Leur bande de recrues a conservé une fiche de 8-2-2 dans le dernier droit. Après les Fêtes, elle a réussi à entraîner les puissants Foreurs de Val-d’Or en prolongation, deux fois d’affilée.

On s’entend. Dans une région qui ne cesse de battre des records de contagion, le retour au jeu d’une équipe de hockey junior n’est pas une grande priorité.

Le virus vient de faire une percée, dans le vestiaire. Nos collègues nous disent qu’il pourrait s’agir d’un variant très contagieux, et possiblement virulent.

La santé et la sécurité des adolescents passe avant tout.

On peut quand même se dire que ce serait d’une tristesse inouïe de se rendre si loin, avec tous les efforts et les sacrifices, pour ne pas se rendre jusqu’au bout.

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Les Olympiques continuent de gérer cette situation de crise à l’interne.

Je peux vous dire qu’ailleurs, dans la LHJMQ, on vit d’espoir.

Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau

Je vous parlais des puissants Foreurs, tantôt. Ils sont rentrés chez eux, dans leurs terres, dans la Vallée-de-l’Or.

Dans leur zone orange, ils continuent de s’entraîner.

On entend tout plein de rumeurs, partout. Les plus pessimistes s’imaginent qu’on pourrait carrément mettre un terme à la saison. D’autres disent que les séries pourraient débuter avec un moins grand nombre d’équipes.

L’entraîneur-chef des Foreurs, le Gatinois Daniel Renaud, nous jure que tout se passe quand même bien, chez lui.

«Les gars ont eu peur, en fin de semaine, quand ils ont vu ce qui se passait à Gatineau ainsi qu’à Québec. Mais là, les nouvelles sont encourageantes. Nous allons en avoir, des playoffs

Renaud n’est pas différent de la population, en général. Il s’accroche aux petits bouts de nouvelles encourageantes qui circulent dans les canaux officiels.

Mardi matin, Stéphane Leroux a parlé du «meilleur scénario», dans lequel les séries pourraient débuter durant la fin de semaine du 23 avril. La première ronde serait alors un 2 de 3. Ou un 3 de 5.

Les Foreurs, qui disposent d’un laissez-passer, pourraient alors renouer avec l’action à la fin du mois.

Les Foreurs vivent d’espoir en attendant les prochaines bonnes nouvelles, qui pourraient provenir de n’importe où.

«La génération des réseaux sociaux, on la connaît. Les joueurs de la ligue se parlent. Les informations voyagent excessivement vite. C’est pas long qu’on sait ce qui se passe.»

En attendant les prochaines – bonnes – nouvelles, les Foreurs vont essayer de profiter du temps qui est à leur disposition.

Renaud et ses adjoints ont proposé un calendrier. Quatre séances d’entraînement sur glace, trois séances d’entraînement en gymnase et une séance de yoga par semaine. La formation académique, à l’aréna, l’après-midi. Le dimanche, tout le monde a congé.

Dans toutes les histoires qui circulent, dans le climat d’incertitude, sent une certaine latitude. Les gens sont fatigués de constamment s’adapter. Certains ne seront pas fâchés, quand viendra le temps de parler au passé de la saison 2020-21.

«Je ne ressens pas ça. Du moins, pas dans notre groupe, assure Daniel Renaud. C’est peut-être le facteur des performances. Chez nous, les attentes sont claires. On veut tout gagner. On sait que les opportunités comme celle qui se présente à nous peut survenir une seule fois, dans une carrière.»

Ah, et ça ce que ça vaut, mais il paraît que les jeunes Foreurs ont pris la résolution de respecter à la lettre les directives. Ils s’ennuient de leurs parents, de leurs frères, de leurs soeurs, de leurs amis. Mais ils savent que s’ils veulent soulever la Coupe du Président, ils ont tout intérêt à limiter les contacts extérieurs.

C’est un peu pour ça, aussi, qu’on souhaite le meilleur dénouement possible pour la LHJMQ. Avec des séries éliminatoires. Et une équipe qui repart chez elle avec le trophée, à la fin.