Mark Stone pourrait devenir le 10e capitaine de l’histoire des Sénateurs.

Stone doit éviter l’arbitrage

CHRONIQUE / C’est un peu trop calme à notre goût. Nos amis qui travaillent dans les bureaux du Centre Canadian Tire ne font pas beaucoup de bruit, ces jours-ci. C’est un tantinet inquiétant.

Non, vous ne vous apprêtez pas à lire une autre chronique portant sur Erik Karlsson. Le capitaine des Sénateurs d’Ottawa peut continuer à profiter de son été, à participer au Pro-Am de l’Omnium canadien de la PGA. C’est très bien.

Dans un contexte idéal, son histoire aurait déjà connu son dénouement. Or, si Pierre Dorion ressent l’urgence d’agir rapidement, il doit surtout s’assurer de bien faire les choses. S’il se résigne à échanger son meilleur joueur, il est dans l’obligation de frapper un coup de circuit. Il peut se permettre d’attendre encore un peu.

Le temps commence à manquer, par contre, en ce qui a trait aux joueurs qui peuvent passer par l’arbitrage salarial.

Si rien ne change, Dorion pourrait avoir deux rendez-vous à Toronto, la semaine prochaine.

À sa place, on chercherait coûte que coûte à s’entendre avec les deux joueurs qui sont impliqués au plus vite, avant d’avoir à se soumettre à ce douloureux exercice.

Cody Ceci doit être le premier à plaider sa cause, le mercredi 1er août. Son grand ami Mark Stone doit suivre, deux jours plus tard.

Il s’agit de deux joueurs qui seront appelés à jouer un rôle plus important, à Ottawa, lorsque Karlsson évoluera sous d’autres cieux.

Ceci, un joueur que les amateurs n’ont jamais vraiment su apprécier à sa juste valeur, sera utile à court terme. Lorsque Karlsson sera parti, les Sénateurs auront encore plus besoin d’un défenseur droitier qui, comme lui, est capable d’affronter chaque soir les meilleurs attaquants adverses.

Stone, lui, prendra le relais à plusieurs niveaux.

Il pourrait, d’abord, devenir le 10e capitaine de l’histoire de la franchise.

Le rôle de principal porte-parole des joueurs auprès des fans, des médias et de la direction ne lui viendra pas facilement, mais sa grande constance — autant dans l’effort que dans les performances — fait de lui un excellent candidat.

Avec sa constance, Stone est exactement le type de joueur qu’un directeur général peut mettre sous contrat à très long terme sans s’inquiéter.

Si Dorion ne le fait pas, dans la prochaine semaine, l’arbitre indépendant dictera les termes de son prochain pacte. Il s’agira, assurément, d’un pacte d’un an. Au terme de cette entente, en 2019, il pourra se prévaloir du statut de joueur autonome sans compensation. Des représentants de plusieurs organisations se mettront alors en file pour lui offrir tout ce qu’il veut.

On m’a dit, tout récemment, que Stone n’est pas fermé à l’idée de s’entendre à long terme avec les Sénateurs. Les bases d’une entente auraient déjà été jetées, mais le diable est souvent dans les détails.

Il reste une semaine, jour pour jour, avant le 3 août. Ça laisse amplement le temps de s’appeler, de discuter, de s’entendre.

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Ça semble tranquille dans à peu près tous les bureaux de Kanata. Des partisans espèrent depuis plusieurs années que les Sénateurs finiront par remiser les uniformes plutôt fades qu’ils portent depuis une bonne décennie.

Si la direction de l’équipe prépare quelque chose à cet effet, elle le fait dans la discrétion la plus complète.

Le talentueux graphiste gatinois Jacob Barrette, qui a dessiné les uniformes rétro frappés du gros « O » que l’équipe a porté entre 2011 et 2017, a passé les derniers jours à s’amuser. Il a offert différentes options aux partisans, dans un sondage qu’il a mené dans les réseaux sociaux. Plus de 1700 personnes ont répondu. La majorité aimerait que l’équipe retourne dans le passé, en portant des uniformes similaires à ceux qu’elle portait durant la première moitié des années 1990. Ces gens souhaiteraient que le gilet rétro noir demeure, à titre de troisième chandail.

Perso, je dirais que ces gens ont du goût.