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Sylvain St-Laurent
Le Droit
Sylvain St-Laurent
Les Jets et les Predators ont croisé le fer au deuxième tour des séries de 2018, donnant lieu à un affrontement mémorable.
Les Jets et les Predators ont croisé le fer au deuxième tour des séries de 2018, donnant lieu à un affrontement mémorable.

Sept rivalités méconnues

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CHRONIQUE — ESPACE LNH / Le Canadien contre les Leafs. Le Canadien contre les Bruins. La Bataille de l’Alberta. La Guerre de la Pennsylvanie. Sidney Crosby contre Alex Ovechkin. Crosby contre Claude Giroux. Matthew Tkachuk contre tous ses adversaires. Les rivalités «classiques» de la Ligue nationale de hockey, on les connaît bien.

Il y en a d’autres, pourtant. Chaque année, grâce aux séries de la coupe Stanley, de nouvelles bagarres s’intensifient.

Depuis une trentaine d’années, les nombreuses expansions du commissaire Gary Bettman ont permis aux gens de plein de villes de découvrir... à quel point ils détestent leurs voisins.

On vous présente, ce week-end, quelques rivalités, plutôt intenses, qui ne font pas couler beaucoup d’encre dans la presse nationale.

Winnipeg contre Nashville

Ces deux villes n’ont vraiment pas grand-chose en commun. Elles ont toutes les deux eu la chance d’encourager des équipes très compétitives. Et leurs fans sont bruyants.

En 2018, les Jets et les Predators ont croisé le fer au deuxième tour des séries. Et ce fut absolument brutal.

L’explosion offensive des Preds – ils ont marqué neuf buts dans les matches numéro 6 et 7 – leur ont permis de remporter la série.

Dans les parties précédentes, c’est la robustesse qui avait surtout retenu l’attention.

Dustin Byfuglien, le poids lourd de 260 livres, avait été particulièrement actif. Il en avait fait voir de toutes les couleurs au meilleur élément adverse, Roman Josi.

Depuis ce jour, quand les deux équipes s’affrontent, il se passe presque toujours des trucs bizarres...

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Mark Stone déborde l'attaquant des Sharks Kevin Labanc.

Vegas contre San Jose

Peter DeBoer a remplacé Gerard Gallant derrière le banc des Golden Knights de Vegas, le 15 janvier 2020.

Sa première rencontre avec ses joueurs n’a pas été très facile.

« C’est bizarre. Il y a 10 mois, je n’aurais pas dit grand-chose de positif à son sujet », a résumé l’attaquant Mark Stone.

Dix mois plus tôt, les Knights ont affronté les Sharks de San Jose au premier tour des séries. Les Sharks étaient alors dirigés par DeBoer. Et les Sharks l’avaient emporté lors du septième match, en prolongation.

« On ne dit pas de belles choses au sujet des Sharks dans notre vestiaire », conclut Stone.

DeBoer s’est vite adapté. Les Knights ont conservé une fiche de 48-27-7 sous sa gouverne.

La haine des Sharks, toutefois, demeure bien réelle.

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Les Kings de Los Angeles et les Ducks d'Anaheim coexistent dans la métropole de la Californie.

Les deux clubs de Los Angeles

On reste sur la côte ouest. Les Kings et les Ducks, les deux équipes qui coexistent dans la métropole de la Californie, ne s’aiment pas du tout.

On a tendance à l’ignorer, dans notre coin du monde. Personne ne va nous en vouloir. Bien des gens à Los Angeles l’ignorent, aussi.

Là-bas, les rivalités les plus connues sont celles qui opposent les Lakers et les Clippers dans la NBA, les Dogers et les Giants (de San Francisco) dans les ligues majeures, et les clubs de football des universités USC et UCLA, dans la NCAA.

Le Freeway Face-Off n’est peut-être pas au sommet de son intensité, puisque les deux équipes impliquées sont en phase de reconstruction.

Les amateurs de hockey aux deux extrémités de la grande ville peuvent se remémorer de bons souvenirs, en attendant. Comme la fois où Anze Kopitar a déculotté Chris Pronger avant de marquer son premier but en carrière. Ou le premier tour du chapeau de Bobby Ryan, réussi aux dépens de Jonathan Quick.

Ou, encore, cette fois où les Kings ont réussi à faire sortir de ses gonds le bon vétéran Teemu Selanne. À 40 ans, il a livré son deuxième – et dernier – combat dans la LNH.

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La rivalité entre les Sénateurs et les Maple Leafs existe surtout dans le coeur des partisans anglophones d’Ottawa.

La capitale contre la métropole

On a déjà vu ça, quelque part. Un petit club aux moyens modestes, tente de survivre dans une capitale. Il doit s’imposer contre un géant, voisin, qui existe depuis plusieurs décennies dans une grande métropole.

La rivalité entre les Sénateurs et les Maple Leafs existe surtout dans le coeur des partisans anglophones d’Ottawa.

Certains d’entre eux consacrent parfois plus d’énergie à honnir le rival qu’à aimer leur club.

La rivalité nous rappelle bien sûr celle qui a déchiré le Québec dans les années 1980 et 1990. Il y a une différence majeure, toutefois. Les Sénateurs, contrairement aux Nordiques, n’ont jamais réussi à vaincre leurs ennemis en séries.

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Leon Draisaitl

Draisaitl contre Matthews

Ottawa n’est pas la seule ville canadienne où on trouve des fans qui entretiennent une certaine haine face à Toronto.

On a trouvé, cet hiver, des partisans des Oilers d’Edmonton qui en ont plein le dos.

L’essentiel de leur message vise Auston Matthews.

Matthews, disent-ils, n’a jamais connu une saison de 100 points. Il n’a jamais marqué 50 buts. Il n’a jamais remporté les trophées Hart, Art-Ross et Ted-Lindsay. Malgré tout cela, les journalistes de Toronto vont quand même essayer de nous faire croire qu’il est meilleur que Leon Draisaitl.


Auston Matthews

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Les géants aquatiques

Cette rivalité n’existe pas encore, parce que le Kraken n’a pas disputé son premier match. Cela dit, tout a le monde a bien saisi le message qui a été lancé, au moment où l’organisation a dévoilé son image de marque, l’été dernier.

« Le Kraken représente la bête la plus féroce du monde. Trop grand et indomptable pour être contenu par l’homme ou par un mammifère à nageoires... »

Si une équipe avait un épaulard comme logo et comme mascotte, elle devrait naturellement se sentir visée...

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Les partisans des Rangers de New York se souviennent encore de la mise en échec du 25 février 1979 assénée par Denis Potvin à l’endroit de Ulf Nilsson.

Potvin contre le MSG

Notre rivalité favorite. Depuis 40 ans, lors de chaque match présenté au Madison Square Garden, les partisans des Rangers crient des bêtises à l’ancien capitaine des Islanders, Denis Potvin. Impossible de faire mieux. Impossible.