Malgré ses 42 ans, Zdeno Chara a été le cinquième joueur le plus utilisé chez les Bruins lors du premier match contre les Blues.

Quand Tom Brady s’en mêle...

CHRONIQUE - EN SÉRIES #21 / Boston, ville de champions. Boston, ville de vieux champions.

L’hiver dernier, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre ont remporté le Super Bowl – encore ! – en misant sur un quart-arrière quadragénaire.

Clairement, le temps n’a pas le même effet sur Tom Brady que sur la moyenne des ours.

Ce printemps, les Bruins ont pris les devants dans la finale de la Coupe Stanley avec un capitaine qui est lui aussi dans la quarantaine.

Zdeno Chara ne domine peut-être plus son sport comme Brady.

Il a quand même passé 19 minutes et 38 secondes sur la patinoire, lundi. Il a été le cinquième joueur le plus utilisé par son entraîneur.

C’est loin d’être mauvais.

On pourrait même affirmer que le temps n’a pas le même effet sur lui, non plus.

Dans les dernières heures, on a découvert que Brady et Chara ont trouvé le moyen de se croiser à quelques occasions, sur le chemin entre le TD Garden et Gillette Stadium.

Ils sont même devenus amis, au fil des ans.

Chara voulait publier une vidéo sur Instagram pour motiver les fans des Bruins, avant le début de la finale. Brady lui a gracieusement offert ses services à titre de narrateur.

Aux dernières nouvelles, la vidéo a été vue plus de 188 000 fois.

« Nous avons tous beaucoup d’admiration pour Tom », a commenté Chara, après la séance d’entraînement de mardi.

« Nous admirons tous les gens qui sont associés à l’organisation des Patriots. Les joueurs, les entraîneurs... Ces gens ont dominé leur sport pendant une décennie au grand complet. Mais Tom, c’est Tom. Il est un modèle pour nous tous. C’est un vrai pro. Et un être humain de qualité. Je n’ai eu que de belles expériences en sa compagnie. J’ai beaucoup d’admiration pour lui. »

C’est curieux. Mardi, tous les joueurs et les entraîneurs qui se sont présentés au podium, dans la salle des conférences de presse du Garden, avaient de l’admiration pour Chara.

L’entraîneur-chef des Blues de Saint-Louis, Craig Berube, nous a rappelé qu’il connaît le géant défenseur depuis très longtemps.

Pendant une demi-saison, au début des années 2000, ils ont été coéquipiers dans l’organisation des Islanders de New York.

Berube était un vétéran de 34 ans qui avait appartenu à cinq différentes équipes.

Chara était un gamin qui disputait sa deuxième saison complète dans la Ligue nationale.

« Déjà, à ce stade de sa carrière, il avait d’extraordinaires habitudes de travail. Une vingtaine d’années plus tard, sa détermination fait encore la différence. Tout le monde remarque son gabarit. Il sait aussi utiliser son cerveau. Il est brillant. Sa détermination et ses habitudes de travail sont les principaux atouts qui lui permettent de continuer à connaître du succès, aujourd’hui. »

Là-dessus, Berube et son adversaire des prochaines semaines, Bruce Cassidy, sont entièrement d’accord.

« Il est en grande forme. Sa condition physique lui permet de rester jeune, dans une certaine mesure. Il s’alimente très bien. Il se prépare très bien à jouer chaque match. En plus de tout ça, il faut reconnaître qu’il est très intelligent. Il a constaté que le hockey a changé. Il n’a pas eu le choix de s’adapter. »

Son désir de remporter une deuxième coupe ne serait pas à négliger, non plus.

« On ne peut pas mesurer le désir de vaincre d’un individu », croit Cassidy.

L’amour d’un père

Bon quotidien local, le Post-Dispatch de Saint-Louis a déniché une bonne histoire, alors que débutait la finale de la Coupe Stanley.

Bob Frederic serait un homme d’affaires bien connu, dans la métropole du Missouri. Il gère depuis plusieurs années une entreprise dans le domaine de la construction.

Il a 56 ans. Il a donc assisté à la naissance des Blues, en 1967, Il a toujours été passionné de hockey. Il a toujours rêvé de voir son équipe favorite soulever la coupe Stanley.

Sauf que son fils, Trent, est un espoir des Bruins. Il pourrait même sauter dans le feu de l’action, si jamais deux ou trois vétérans de l’équipe se blessent.

Le pauvre Bob a choisi de voir la vie du bon côté.

« À la fin de la journée, Trent est mon fils. Je veux qu’il connaissent du succès. Il appartient aux Bruins. Je ne peux donc pas souhaiter de malheur à cette équipe... »

« Je vais assister au défilé de la coupe, cette année. Reste à savoir dans quelle ville ! »

BAckes n’a plus d’amis

En temps de guerre, tout le monde n’est pas capable de faire preuve d’autant d’amour.

David Backes l’a découvert assez rapidement, lundi.

L’attaquant d’expérience a connu les 10 meilleures saisons de sa carrière dans l’uniforme des Blues. Il a signé un lucratif contrat avec les Bruins, en 2016.

On lui a très rapidement fait comprendre qu’il ne compte plus d’amis à Saint-Louis. Même le gardien recrue Jordan Binnington s’est permis de lui asséner un bon coup de bloqueur dans le figure.

« Backes est un joueur agressif. Ce qui devait arriver, arriva », a-t-il dit.