Les Sénateurs ne remplissent plus leur aréna comme avant.

Pourtant, tout va si bien à Tampa Bay...

CHRONIQUE / N’importe quel partisan des Sénateurs pourrait se claquer une dépression, à trop étudier les statistiques compilées par la LNH durant le mois de décembre.

L’équipe a présenté la deuxième pire attaque de toute la ligue. Et encore. Elle a sans doute réussi à devancer les Coyotes de l’Arizona parce qu’ils ont joué deux matches de moins qu’eux.

Elle a présenté la troisième pire moyenne défensive. À ce chapitre, seuls les Islanders de New York et les Canucks de Vancouver ont fait pire.

On ne parlera même pas des unités spéciales.

Tout le monde sait que les Sénateurs ne font rien de bon à ce chapitre.

On pourrait cependant revenir sur la déprimante question des assistances. Ça fait un petit bout de temps qu’on a parlé des ennuis aux guichets.

Juste pour vous dire. L’organisation n’a pas été capable de faire salle comble lors des matches présentés les 29 et 30 décembre derniers. Historiquement, les parties disputées durant les Fêtes étaient toujours celles qui causaient le moins de soucis aux responsables de ventes. Des centaines de jeunes fans trouvaient, année après année, des billets dans leurs bas de Noël. Les autres sièges vides étaient rapidement remplis par les jeunes qui étaient de passage en ville pour prendre part au plus gros tournoi de hockey mineur de la région, la Coupe Capitale.

Mais bon. Cette année, ce fut différent. En 2017, pas de salle comble.

Ça laisse présager le pire pour les mois qui s’en viennent. Kanata sera toujours aussi loin du centre-ville, cet hiver. Il fera froid, cet hiver. Les Sénateurs sont déjà écartés de la course aux séries. Ça pourrait être laid.

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Je pensais un peu à ça, juste avant Noël, quand j’ai suivi les Sénateurs dans leur dernier voyage en Floride. Je regardais les gradins se remplir, avant le match du 21 décembre à Tampa.

Ce soir-là, le Lightning s’est produit à guichets fermés pour une 126e fois d’affilée.

La séquence s’est poursuivie, depuis.

Ottawa et Tampa ont fait leurs débuts dans la LNH en même temps, à l’automne 1992. Un quart de siècle plus tard, l’équipe canadienne éprouve des difficultés aux guichets. La franchise qui s’est installée dans un marché non-traditionnel, loin de l’hiver, fait aujourd’hui l’envie d’à peu près tout le monde dans la LNH.

Qui l’eut cru ?

Je pensais à ça, dans la galerie de la presse, en jetant un coup d’œil au Amalie Arena.

Les Sénateurs ont inauguré leur Palladium durant l’hiver 1996. Le Lightning s’est installé dans son amphithéâtre, environ huit mois plus tard.

De nos jours, on dirait que le Centre Canadian Tire a 10 ans de plus. Les rénovations qui ont été apportées au fil des ans donnent sans doute aux fans l’impression qu’ils n’assistent pas au même spectacle qu’il y a 10 ans.

Ça coûte cher, entretenir un building.

Je pensais à ça en regardant le plus gros tableau indicateur de toute la LNH et les animations, fort réussies, qui y sont diffusées. Ça m’a rappelé qu’à Ottawa, les responsables de l’animation sont souvent obligés de diffuser les mêmes vidéos plus d’une fois dans une soirée.

Les Sénateurs, selon ce qu’on comprend, possèdent une des plus petites équipes de production de toute la LNH. Les moyens des employés sont limités.

Ça coûte cher, de la main d’œuvre.

Ça peut représenter un bon investissement.

Le propriétaire des Sénateurs, Eugene Melnyk, s’est branché sur Twitter pour souhaiter de Joyeuses Fêtes aux partisans, durant les Fêtes. La réponse des internautes nous laisse croire qu’il aura du mal à se faire pardonner.