Le temps des célébrations est terminé pour Alexander Ovechkin qui s’est présenté au camp des Capitals plus en forme qu’à pareille date l’an passé.

Ovi, son été, son nouvel entraîneur...

CHRONIQUE / C’est comme si tout ça venait de se produire. Alexander Ovechkin qui mène, enfin, les Capitals de Washington à la terre promise. Sa réaction spontanée, en soulevant la coupe, qui réchauffe le cœur de tous les chialeux qui trouvent interminables les séries éliminatoires.

Ovechkin qui passe les semaines suivantes à célébrer, comme il se doit, son premier championnat en carrière. On regarde les vidéos qui se propagent dans les réseaux sociaux et on s’inquiète un peu. S’il fallait qu’il passe l’été, comme ça... Que restera-t-il de lui au prochain camp d’entraînement ?

Ça fait presque quatre mois. L’été a encore filé à une vitesse folle.

Une nouvelle saison de hockey est à nos portes. Cette chronique hebdomadaire sur les activités de la LNH effectue un retour dans les quotidiens de Groupe Capitales Médias. Et le capitaine des Caps a visiblement eu le temps de dégriser.

Le 18 août, Ovi s’est branché sur le web pour annoncer la naissance de son premier enfant, un garçon prénommé Sergeï.

Depuis, il est apparu fort sobre lors de ses rares sorties publiques. Il paraît qu’il a été l’athlète le plus chaudement applaudi, le 16 septembre, lorsqu’il a assisté au match inaugural des Redskins de Washington au FedEx Field.

Quelques heures plus tard, il a célébré son 33e anniversaire de naissance sans faire de vagues, avec son entourage, dans un petit restaurant de la capitale américaine.

Les équipes de la LNH ne dévoilent pas, publiquement, les résultats des examens de conditionnement physique annuels. Pour ce que ça vaut, nos collègues de Washington disent que le capitaine a l’air plus en forme qu’à pareille date, l’an dernier.

Le nouvel entraîneur-chef des Caps est du même avis.

« Il m’a vraiment impressionné à son arrivée au camp. Il est dans une forme splendide. Nous avons essayé de communiquer ce message à nos joueurs à plusieurs reprises, durant l’été. Il nous a entendus. Je suis très fier de lui. En plus, il a toujours le sourire aux lèvres. Les leaders ont plus de facilité à entraîner leurs coéquipiers vers l’excellence quand ils sont heureux dans leur milieu de travail », a indiqué Todd Reirden, récemment, au Washington Post.

Le dangereux ailier demeure un leader silencieux, un homme de peu de mots.

« Nous n’avons pas été pourris l’an dernier. Nous allons prendre les moyens nécessaires pour ne pas être pourris à nouveau cette année », a-t-il simplement déclaré aux médias.

Si Ovechkin est en santé, en forme et toujours affamé, les Caps méritent d’être considérés parmi les trois ou quatre formations favorites pour gagner la coupe en 2019.

Surtout qu’ils n’ont à peu près pas subi de pertes durant la saison morte. Dans un habile tour de passe-passe, leur directeur général Brian MacLellan a même réussi à garder le vétéran défenseur Brooks Orpik tout en sabrant 4 millions $ US à son salaire !

Le plus gros pari de MacLellan, durant la saison morte, aura été son choix audacieux d’entraîneur.

Barry Trotz a quitté Washington après le défilé des champions, mais il aura laissé sa marque. Il sera, à tout jamais, celui qui a réussi à former une équipe championne avec des joueurs difficiles à diriger.

Pour lui succéder, on a choisi un homme qui faisait partie de son groupe d’adjoints.

Plus souvent qu’autrement, dans le passé, les hommes qui ont été promus dans un rôle d’entraîneur-chef, sans d’abord changer d’organisation, ont vite frappé un mur.

« Je suis prêt. Je suis prêt depuis plusieurs années », a déclaré Reirden, dans un reportage publié sur NHL.com la fin de semaine dernière.

On verra bien.

Quel avenir pour Lazar ?

Les choses changent vite dans le monde du hockey. En janvier 2015, Curtis Lazar permettait au Canada de mettre un terme à une longue disette au Championnat mondial junior. On vantait alors sa maturité, ses qualités de meneur. On lui prédisait une glorieuse carrière an niveau supérieur.

Lazar vient de passer 24 longues heures au ballottage. Il n’a pas été réclamé. Il ne sait pas trop ce que l’avenir lui réserve, mais il constate qu’une deuxième organisation de la LNH est prête à se défaire de lui.

Les Flames de Calgary, avec qui il a marqué seulement trois buts en 69 parties, pourraient céder son poste à une recrue de 20 ans. Dillon Dube a inscrit six points en sept parties préparatoires.

« Les décisions appartiennent à la direction, a récemment confié Dube à PostMedia. J’essaie simplement de bien dormir et de ne pas trop réfléchir à ce qui pourrait m’arriver... »

Bergeron est prêt

Mine de rien, Patrice Bergeron s’apprête à entreprendre sa 15e saison dans la LNH. Comme bien des vétérans, il traîne des bobos. Élongation tenace à l’aine, raideurs au dos...

Après avoir raté presque tout le camp d’entraînement, le centre québécois a effectué un retour sur la glace, vendredi dernier. Il portait un chandail bourgogne, ce qui signifie qu’il ne peut pas encore encaisser des mises en échec.

« Il me faudra un peu de temps pour retrouver la forme », a-t-il confié au Boston Globe, tout en jurant qu’il ne ratera pas le match inaugural de la saison régulière.