Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Sylvain St-Laurent
Le Droit
Sylvain St-Laurent
Auston Matthews a marqué 18 buts en 20 parties, jusqu’ici. Combien pourrait-il en marquer si la saison comptait 82 parties ?
Auston Matthews a marqué 18 buts en 20 parties, jusqu’ici. Combien pourrait-il en marquer si la saison comptait 82 parties ?

Matthews, la belle machine

Article réservé aux abonnés
CHRONIQUE — ESPACE LNH / Il s’est produit quelque chose d’assez rare, lundi soir, sur la patinoire du Scotiabank Arena de Toronto. Les Maple Leafs ont joué un match – les Flames de Calgary étaient leurs adversaires – et Auston Matthews n’a pas participé au pointage.

Ça ne s’était pas produit depuis le 15 janvier.

Matthews avait inscrit 28 points à ses 15 parties précédentes.

Il avait déjoué les gardiens adverses à sept reprises, lors de ses quatre joutes précédentes.

Il s’est présenté en boudant, dans la salle des conférences de presse virtuelle.

« Je serai franc... Je me fiche complètement de tout ça », a-t-il soufflé.

Auston Matthews

Matthews n’est pas nécessairement plus bavard quand les choses vont bien.

La semaine dernière, au terme d’une soirée où il s’était amusé, aux dépens de la brigade défensive du Canadien de Montréal, il ne s’était pas montré bien plus enthousiaste.

La zone ? « J’essaie de ne pas trop y penser. Nous avons trouvé une bonne recette. Essentiellement, quand on perd la rondelle, on essaie de la récupérer le plus rapidement. Je me concentre là-dessus. »

Les hockeyeurs sont souvent superstitieux. On en connaît plusieurs qui évitent soigneusement de parler de ce qui va bien parce qu’ils ont une peur bleue de s’attirer des malheurs.

Les entraîneurs peuvent être drôles, aussi.

Quand on leur parle d’un joueur qui connaît beaucoup de succès, il leur arrive – trop – souvent de diriger notre attention vers un de ses coéquipiers.

On revient par exemple sur cette déclaration récente de Sheldon Keefe :

« Auston est un joueur d’exception qui fait des choses exceptionnelles. Chaque jour, il place la barre très haute, pour lui, comme pour le reste de notre équipe. Auston est une de nos locomotives, mais il ne faut pas minimiser l’impact de Mitch Marner. Les deux font la paire ! Ils travaillent, ensemble, pour atteindre de nouveaux sommets. Il ne faut pas oublier Jumbo, non plus. Depuis qu’il est revenu au jeu, après avoir soigné sa blessure, il contribue vraiment aux succès de son trio. »

On va quand même s’attarder à Matthews, puisqu’il a marqué 18 buts en 20 parties, jusqu’ici.

Les équipes joueront 56 matches durant la saison 2020-21 et c’est bien dommage.

Dans une saison normale, le défi, c’est la constance. Depuis le début des années 2000, seulement deux joueurs ont réussi à franchir le plateau des 60 buts. Alexander Mogilny et Teemu Selanne ont été les derniers à franchir celui des 70 buts. C’était en 1993.

On aimerait vraiment voir jusqu’où Matthews pourrait aller, si on lui donnait la chance de jouer 82 matches.

En plus, il serait blessé. Keefe l’a dit, du bout des lèvres, au terme du plus récent match de sa formation. Il paraît que le numéro 34 traîne une blessure à un poignet, depuis le tout début de la saison.

S’il fallait qu’il soit en parfaite santé, les pauvres gardiens des autres équipes canadiennes n’auraient vraiment aucune chance...

Heureux à Détroit

Comme tout le monde, Jonathan Bernier veut gagner. Il se débrouille quand même bien, dans des circonstances difficiles. Après neuf matches, il présentait une fiche légèrement supérieure à ,500. C’est bien mieux que son partenaire Thomas Greiss, qui a obtenu une seule victoire à ses 14 premières sorties.

Le vétéran gardien lavallois pourrait obtenir son autonomie complète, l’été prochain. Il serait alors libre de signer un pacte qui lui permettrait de conclure sa carrière avec une formation aguerrie.

Jonathan Bernier

Il jure qu’il préférerait rester à Détroit, même si rien ne laisse présager un retour en force des Red Wings dans les prochaines années.

« J’aimerais rester, a-t-il déclaré, cette semaine. Mais ça, c’est un sujet dont on pourrait parler davantage un autre jour. À l’heure actuelle, je n’ai aucun contrôle là-dessus. »

Une pause inutile

On lève notre chapeau au journaliste de Philadelphie qui a essayé de montrer à Claude Giroux que le verre est à moitié plein.

Mercredi, le capitaine des Flyers venait de connaître un match de trois points. Belle façon de reprendre le collier, après avoir passé deux semaines sur la touche, à respecter le protocole de la COVID-19.

Claude Giroux

Le reporter a laissé entendre qu’il s’agissait peut-être d’un mal pour un bien. Giroux est désormais bien reposé, alors que son équipe attaque un segment dément de 40 matches en 80 jours.

Giroux ne l’entend pas ainsi.

« Je suis capable de prendre soin de mon corps. Les joueurs intelligents qui font les choses correctement après les matches n’auront pas de mal à passer à travers », a-t-il répondu.

Les trois points de Giroux ont permis aux Flyers de vaincre les Rangers de New York, 4-3.

Dans la division Est, chaque point risque de compter.