Malgré une production dont il pourrait être fier, Jonathan Marchessault n’est pas satisfait des résultats cette saison.

Marchessault de mauvais poil

CHRONIQUE / Sur papier, Jonathan Marchessault est possiblement le seul joueur des Golden Knights de Vegas qui connaît un bon début de saison.

Meilleur marqueur de l’équipe, avec une récolte de 15 points en 18 parties, il produit sensiblement au même rythme que l’an dernier.

Il était quand même de mauvais poil, la semaine dernière, lors de son passage dans l’est du Canada.

Le matin du match disputé à Ottawa, il attendait les journalistes de pied ferme, dans le vestiaire. Il a passé de longues minutes à discuter avec les francophones des difficultés d’une formation qui ne joue pas tout à fait pour ,500.

Lorsque l’entrevue a pris fin, les anglophones lui ont demandé s’il était toujours disponible.

« Pas de problème. Je suis bilingue », a-t-il craché, avant de reprendre son discours.

Les sourcils froncés, le regard sévère, il nous rappelait étrangement un autre ailier québécois qu’on a connu à une autre époque.

Martin Saint-Louis avait aussi une façon directe, franche, d’aborder les difficultés de son équipe.

L’essentiel de son discours ?

« On peut se réjouir quand on gagne des périodes. On peut se dire qu’on domine certaines parties. En bout de ligne, ce sont les deux points qu’on remet à la fin de la soirée qui comptent. Pour notre équipe, en ce moment, il n’y a rien de plus important que ces deux points. »

« Notre trio, c’est évident qu’il faut se regarder dans le miroir. On fait partie des raisons pour lesquelles on ne connaît pas beaucoup de succès en ce moment. Nous ne sommes pas capables de mettre la rondelle derrière le gardien de but. On a des chances. Pour nous autres, ce n’est pas suffisant, obtenir des chances. Il faut aussi être productifs. Nous ne le sommes pas en ce moment. Il faut s’en sortir. »

Quinze points en 18 parties, on vous le rappelle.

Au moment où il tenait ce discours, Marchessault dominait la LNH avec une moyenne de 4,25 tirs cadrés par match.

Il se trouvait aussi coincé dans une léthargie, ayant touché la cible une seule fois lors de ses sept dernières parties.

« Des slumps, tu vas en rencontrer dans ta carrière, que tu le veuilles ou pas. Il faut s’en sortir le plus vite possible », a-t-il déclaré sèchement.

« Je pense que… Rendus au point où on est… C’est bien beau, obtenir beaucoup de lancers. À un certain moment, il faut aussi obtenir des lancers de qualité. Nous n’en avons pas. »

On lui a fait remarquer, à ce moment-là, que son discours détonne. La plupart des joueurs de hockey se complaisent à répéter qu’il suffit de lancer souvent pour marquer des buts.

L’ancien des Remparts de Québec a soupiré.

« Avec la qualité des gardiens dans la LNH, en ce moment… »

« Oui, il faut se rendre au filet. Il faut aussi avoir un peu plus faim autour de l’espace des gardiens de but. Ce ne sont pas nécessairement les premiers lancers qui sont importants. Ce sont les chances secondaires. Il faudra vraiment faire une meilleure job que ça. »

Quelques heures plus tard, dans le match contre les Sénateurs, Marchessault est sorti de sa léthargie. Il a battu Craig Anderson d’un lancer très précis, durant une supériorité numérique.

« Il n’est jamais trop tard, tient-il à préciser. Ça, c’est certain. Nous avons encore beaucoup de hockey devant nous. Il nous reste, quoi, 65 parties à jouer ? Il n’est jamais trop tard. Le moment serait juste bien choisi pour entreprendre une séquence victorieuse. »

Qui veut jouer avec Ovi ?

Nos collègues du Washington Post se sont penchés sur une grosse question, la semaine dernière. Pourquoi est-il si difficile de trouver un ailier droit capable de jouer avec Alexander Ovechkin et Evgeny Kuznetsov ? Il paraît que cinq différents joueurs ont tenté leur chance, sans succès, dans les 15 premières parties de la saison.

Les réponses les plus intéressantes ont été fournies par un certain Tom Wilson, celui-là même qui occupait ce poste l’an dernier.

« La clé, c’est la défensive. Quand on se retrouve dans notre territoire, je dois trouver des moyens d’en sortir le plus rapidement possible, a-t-il expliqué. Ovi a bien joué défensivement dans les séries du printemps dernier, mais il ne joue pas comme ça tout le temps. Quand c’est plus difficile, pour lui, je dois redoubler d’efforts. »

Wilson, on vous le rappelle, continue de purger sa suspension de 20 matches.

Défensive suspecte

En septembre, on pensait que les Sharks de San Jose étaient les grands favoris dans l’Association Ouest. Il ne pouvait pas en être autrement, avec une brigade défensive regroupant Brent Burns, Erik Karlsson et Marc-Édouard Vlasic.

Au terme d’un difficile voyage, l’assistant-capitaine Logan Couture en a eu ras le bol des défaites. Selon lui, le jeu défensif est à la source des problèmes des Sharks.

« C’est horrible, a-t-il confié au San Jose Mercury News. Ce n’est pas uniquement la faute des défenseurs. Les attaquants sont aussi responsables. Nous ne pourrions même pas connaître du succès dans la Ligue américaine. C’est vraiment affreux. »

À Edmonton...

« Il a besoin de rebâtir sa confiance », a déclaré l’entraîneur-chef des Oilers d’Edmonton, au moment de renvoyer Jesse Puljujarvi dans les mineures, la semaine dernière. Kailer Yamamoto a fait le voyage avec lui jusqu’à Bakersfield, ville où est situé le club école. Ces deux jeunes espoirs ne font certainement pas bien paraître les dépisteurs d’Edmonton, jusqu’ici...