Zach Parisé n’a pas été invité au Match des étoiles. Il aurait amplement mérité sa place, mais il doit avoir l’esprit ailleurs, puisque le Wild doit se battre pour mériter une place en séries cette année.

Les victoires avant le Match des étoiles

CHRONIQUE / Au Minnesota, on crie presque à l’injustice. Quand les invitations ont été lancées pour le Match des étoiles, la semaine dernière, Zach Parisé a été snobé.

« Il y a beaucoup de talent dans notre ligue. Je ne veux rien enlever à tous les attaquants qui participeront au week-end de festivités. Mais Zach... Disons simplement que tout le monde connaît la valeur de Zach, au sein de notre équipe », dit son coéquipier Charlie Coyle.

À 34 ans, l’ailier américain aux racines franco-ontariennes semble renaître. Il se dirige vers une saison de 40 buts et 80 points. Il n’a pas produit ainsi depuis une bonne dizaine d’années.

« Vraiment, Zach serait à sa place parmi les étoiles. Il mérite d’être reconnu à sa juste valeur, croit Coyle. Si ça ne se produit pas, tant pis. On sait qu’il sera très motivé, pour nous, d’ici la fin de la saison. »

Il a raison.

« Le Match des étoiles ? C’est loin, mais vraiment très loin sur ma liste de priorités à l’heure actuelle », a confié Parisé au terme du match de samedi, à Ottawa.

« J’ai un seul objectif, en fait. Je veux renverser la vapeur avec mon équipe. Je veux recommencer à gagner », a-t-il rapidement ajouté.

Parisé s’est joint au Wild en 2013. Joueur autonome sans compensation, il est devenu la tête d’affiche d’une organisation qui voulait gagner, coûte que coûte.

Les dépenses faramineuses autorisées par le propriétaire du Wild, Craig Leipold, ont rapporté... jusqu’à un certain point. Depuis l’arrivée de Parisé, l’équipe n’a jamais raté les séries éliminatoires.

En six ans, elle a franchi la première ronde à deux occasions. Elle n’a jamais atteint la Finale de l’Association Ouest.

En 2019, le Wild devra se battre pour étirer sa séquence de participation aux séries. Avec un noyau vieillissant, on lui accorde peu de chances de réussite dans la puissante section Centrale.

La première tâche de Parisé, en 2019, consiste à donner au Wild un premier trio digne de ce nom. Il semble en voie d’y parvenir. Depuis le retour de la pause de Noël, il joue avec deux anciens choix de première ronde qui n’ont jamais vraiment atteint leur potentiel. Deux autres anciens produits du programme de développement national américain, Coyle et Luke Kunin, profitent pleinement de cette opportunité.

« J’ai déjà eu l’occasion de le dire. J’adore la façon dont ce trio se comporte, affirme Parisé. On se lance à la poursuite de la rondelle, sans relâche, dès qu’on la perd. On travaille comme des fous pour la récupérer. On applique un échec-avant très agressif. Charlie utilise très bien sa vitesse dans le corridor du centre. Luke, j’ai l’impression qu’il fait des pas de géants lors de chaque rencontre. »

L’entraîneur-chef Bruce Boudreau, qui a eu l’idée de réunir ces trois joueurs, a simplement suivi son instinct. « J’ai souvent l’impression de travailler avec un petit casse-tête. Je viens de trouver quelques pièces qui s’emboîtent. »

« Chaque équipe de la LNH mise sur un gros trio, dangereux. J’aimerais en trouver rapidement un deuxième, parce que les équipes qui veulent vraiment connaître du succès ont besoin d’au moins deux trios offensifs », complète-t-il.

OEL s’ennuie de Jason Demers

Derrière chaque défenseur d’exception se cache... un autre bon défenseur. Les Coyotes de l’Arizona s’éloignent de plus en plus d’une participation aux séries éliminatoires. Leur général, Oliver Ekman-Larsson, a conservé un différentiel de moins 12 en 14 parties, entre le 6 décembre et le 2 janvier. « Merci de me dire à quel point je suis nul », a-t-il déclaré, à moitié sérieux, à un journaliste du quotidien Arizona Republic, plus tôt cette semaine. Le collègue avait simplement noté qu’il semblait souffrir en l’absence de son partenaire régulier, Jason Demers. Pourtant, à Phoenix, tout le monde voit à quel point le Québécois manque à son équipe. « Demers complète à merveille OEL. Quand il n’est pas là, tous les autres doivent changer de chaise », déplore l’entraîneur-adjoint Scott Allen.

Charlie McAvoy rappelé à l’ordre

À l’autre bout du continent, un autre défenseur connaît un difficile début d’année 2019. Le prometteur Charlie McAvoy a confié à un collègue du Boston Globe qu’il a été réprimandé par ses pairs. McAvoy s’est pointé en retard à deux occasions. Il a d’abord raté le début d’une rencontre d’équipe portant sur le travail dans les unités spéciales. Il est ensuite monté à bord de l’autocar de l’équipe quelques minutes après l’heure de départ qui était prévue. Les Bruins ne manquent pas de leaders de qualité pour s’occuper des jeunes joueurs qui manquent de ponctualité. McAvoy s’est fait parler dans le casque par nul autre que Brad Marchand ! « Brad se soucie réellement de mon avenir. Il dit que les gestes que je pose aujourd’hui pourraient me suivre durant toute ma carrière. Je suis très content de pouvoir compter sur lui », dit le jeune homme.

Qui affrontera les Stars ?

Le plus grand mystère dans la LNH, en ce début d’année ? Qui affrontera les Stars de Dallas au Cotton Bowl, le 1er janvier prochain, lors de la prochaine édition de la Classique hivernale ? Les médias évoquent le Wild, les Blues de Saint-Louis, les Predators de Nashville... Un collègue de La Presse a lancé l’hypothèse suivante, sur Twitter. Avec la rumeur voulant qu’une formation déménage à Houston, pourrait-on assister à un duel 100 % texan ?