Ben Bishop est rapidement devenu un rouage important des Stars de Dallas.

Les Stars peuvent-ils gagner sans Bishop?

CHRONIQUE / La nouvelle a eu l’effet d’un uppercut, à Dallas. Ben Bishop, véritable métronome devant le filet, a subi une nouvelle blessure au « bas du corps ». Il effectuera un deuxième séjour à l’infirmerie en mars. Cette fois, les thérapeutes et les médecins des Stars estiment qu’il aura besoin d’au moins deux semaines pour s’en remettre.

Vient-on de passer le K.-O. à cette combative formation ?

Les Stars ont réussi à se maintenir dans la course aux séries éliminatoires tout au long de la saison. Les nombreux vétérans obtenus par le directeur général Jim Nill ont réussi à redresser la formation.

Malgré le brio d’Alexander Radulov et la présence rassurante de Marc Méthot, Bishop s’est clairement détaché comme l’acquisition clé de la dernière année.

« Il est écœurant », a reconnu Antoine Roussel, dans une récente conversation.

« Notre gardien de buts numéro deux est écœurant, lui aussi », s’est empressé d’ajouter l’attaquant franco-québécois.

Lors de la première absence de Bishop, du 5 au 16 mars, le numéro deux a été appelé à jouer cinq matches. Kari Lehtonen a signé une seule victoire durant cette séquence.

En relève, dimanche soir à Winnipeg, il a laissé passer trois rondelles en 47 minutes pour essuyer un autre revers.

« Il va falloir trouver de l’énergie. Si nous avons vraiment l’intention de nous qualifier pour les séries éliminatoires, il faudra d’abord trouver un moyen de nous réunir à un très haut niveau. Il faudra former un groupe à la fois très uni et très motivé », commentait l’entraîneur-chef Ken Hitchcock, lors de son récent passage à Ottawa.

« C’est un test. On saura bientôt à quel point les gars ont envie de se battre pour le bien collectif. Croyez-moi, c’est un beau défi », a-t-il ajouté, souriant.

La bonne humeur de Hitchcock n’est pas très contagieuse.

Dans le vestiaire des Stars, la semaine dernière, les visages étaient longs. Les joueurs qui acceptaient de parler aux journalistes étaient bourrus. Certains grognaient plus qu’ils parlaient.

Il n’est pas facile d’évoluer dans la division la plus compétitive de toute la LNH. Se battre pour garder la tête hors de l’eau, dans la course qui donne accès aux derniers tickets d’entrée pour les séries, c’est éreintant.

La fatigue se fait-elle sentir davantage à Dallas qu’ailleurs ?

« Ça, je ne sais pas trop. Tout le monde est fatigué. Nous nous trouvons à la fin de la saison. La saison est longue, vous savez. En plus, vous nous attrapez à la fin d’un long voyage. Nous sommes fatigués, c’est évident. Tout le monde, à travers la ligue, est fatigué à l’heure actuelle. Il va falloir trouver un moyen de surmonter cet obstacle », d’indiquer une autre acquisition intéressante de Nill, le centre à caractère défensif Tyler Pitlick.

Roussel ne fait pas partie des récentes additions. Il fait plutôt partie des meubles, lui qui complète sa sixième saison au Texas.

Il a donc été témoin, en quelque sorte, de la pire période de cette concession. Les Stars ont pris part aux séries à seulement deux occasions dans la dernière décennie.

Il se braque quand on laisse entendre que cette période pourrait se prolonger.

« C’est certain qu’il reste un peu de chemin à parcourir, mais nous ne sommes pas arrivés dans le portrait des playoffs par accident », affirme-t-il.

« Hanzal ne joue pas en ce moment. Bishop ne joue pas, Méthot ne joue pas… Ça nous fait mal un petit peu. Quand tout le monde est en santé, c’est solide. »

NOS TROIS ÉTOILES DE LA SEMAINE

1. Ovechkin

Atteindre le plateau des 600 buts, c’est impressionnant. Alex Ovechkin a réussi à le faire à son 990e match en carrière. Dans l’histoire de la LNH, seulement trois joueurs – Wayne Gretzky, Mario Lemieux et Brett Hull – ont réussi à le faire plus rapidement. Ces joueurs ont fait carrière dans les années 1980. À l’époque, il se marquait, en moyenne, près de quatre buts par match dans la LNH. On peut se demander ce que le capitaine des Capitals de Washington aurait pu accomplir s’il avait fait carrière avant l’arrivée du style papillon. « Le matin précédant le match, il était très calme, raconte l’entraîneur Barry Trotz. Il avait décidé qu’il marquerait son 600e but dans ce match. C’est remarquable, chez Ovi. Quand il a une idée derrière la tête... » À Washington, on pense maintenant qu’Ovechkin pourrait s’attaquer au record de 894 buts en carrière, qui appartient à Gretzky.

2. Rinne

En feu, le gardien des Predators de Nashville ? Jeudi, en Arizona, Pekka Rinne a signé sa 10e victoire consécutive. Durant cette séquence, il a affronté 325 lancers et alloué seulement 16 buts. Ça lui confère un taux d’arrêts supérieur à 95 %. Durant ses 10 saisons complètes dans la LNH, le gardien finlandais a souvent paru timide et réservé. Ses récentes performances lui donnent cependant le goût de rêver. Les Preds pourraient remporter le championnat de leur section et le Trophée du président. Ils pourraient ensuite se concentrer sur le gros trophée qu’on remet au mois de juin. « C’est un objectif collectif et nous n’avons pas peur d’en parler, a-t-il récemment déclaré au quotidien Tennessean. C’est quelque chose qui n’a jamais été accompli, ici. Nous en serions très fiers. Il n’y a pas beaucoup de bannières au plafond de notre aréna, mais les choses vont bien en ce moment. »

3. Staal

Il n’y a pas si longtemps, on croyait Eric Staal fini. On pensait qu’il était arrivé au bout du rouleau. Finalement, l’aîné de la plus illustre famille de Thunder Bay avait simplement besoin d’un changement d’air. On gardera un œil sur lui, cette semaine. À 33 ans, il pourrait bien atteindre le plateau des 40 buts pour la deuxième fois de sa carrière. « J’ai du mal à mettre le doigt sur ce qui n’a pas fonctionné à mes dernières années en Caroline. J’étais le capitaine, le joueur le mieux payé là-bas... Vers la fin, c’était difficile. Quand j’ai eu la chance d’accéder à l’autonomie complète, j’ai choisi d’en profiter pour me joindre à une formation établie qui ne manquait pas de joueurs de talent », a-t-il expliqué, récemment, au Review-Journal de Las Vegas. Staal a entrepris la semaine au cinquième rang du classement des meilleurs buteurs de la LNH. Il accusait un recul de cinq buts sur le meneur, Ovechkin.