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Sylvain St-Laurent
Le Droit
Sylvain St-Laurent
Maxime Comtois est le meilleur marqueur des Ducks cette saison.
Maxime Comtois est le meilleur marqueur des Ducks cette saison.

Les Ducks volent ensemble

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CHRONIQUE — ESPACE LNH / Gros week-end pour les nostalgiques des années 1990. Ils auront – enfin – accès au premier épisode de la série The Mighty Ducks: Game Changers sur la plateforme de diffusion en ligne Disney+.

On va donc retrouver les Ducks, 30 ans plus tard. Ils existent toujours et forment désormais un des plus puissants clubs de hockey mineur au Minnesota. Ils seront donc très loin des éternels négligés qui ont été les vedettes des trois longs métrages familiaux de 1992, 1994 et 1996.

Les Ducks d’Anaheim, qui doivent leur existence à ces films, se trouvaient justement au Minnesota, cette semaine. Ils leur ont fait un bien sympathique clin d’oeil. À leur descente du bus de l’équipe, avant le match de mercredi, les joueurs portaient des chandails verts issus de l’univers Disney.

Les joueurs des Ducks ont fait un clin d'œil à l’univers Disney.

L’ironie est quand même forte. Après avoir passé une bonne décennie au sein de l’élite, les Ducks de la LNH sont de retour au bas de la pyramide. Ils vont sans doute rater les séries éliminatoires pour une troisième année consécutive.

Dans la Division Ouest, ils sont les grands négligés.

Au coeur des efforts de relance, on retrouve quelques jeunes joueurs francophones de talent.

On pense tout de suite à Maxime Comtois. Il a joué un gros match, mercredi. Il a marqué son 10e but de la saison.

Il pourrait facilement compléter la saison au premier rang du classement des marqueurs du club.

«Max a fait du solide boulot, cette année», estime l’entraîneur-chef Dallas Eakins.

«Il a fait grand pas vers l’avant. Sa carrière a pris un virage très intéressant.»

Ce qui ne veut pas dire que Comtois n’a plus de défis à surmonter.

Baisse de régime

En début de semaine, il a même été rayé de la formation débutante. Il a passé une soirée dans la galerie de la presse.

«Il avait juste connu une soudaine baisse de régime, fait valoir le coach. Il serait d’ailleurs le premier à le reconnaître. Nous avons atteint un niveau où nous avons tout simplement jugé qu’il valait mieux appuyer sur le bouton de redémarrage. C’est pourquoi il s’est retrouvé là.»

Comtois a une lecture fort similaire des faits. «C’est comme n’importe qui, dans n’importe quel domaine professionnel. J’ai connu cinq mauvaises journées consécutives au bureau. On a simplement remis les compteurs à zéro.»

«Dans la vie, l’important, c’est d’avoir du caractère. Il faut du caractère pour rebondir», de conclure l’ancien attaquant en puissance des Tigres de Victoriaville.

Cette affirmation s’applique à son récent passage à vide. Elle s’applique aussi, de façon générale, à la saison de son équipe.

Soixante pour cent des matches des Ducks ont été décidés par la marge d’un seul but, cet hiver.

Dans les 10 dernières années, seulement deux formations ont vécu une situation du genre.

Ils se sont retrouvés du mauvais coûté du score plus souvent qu’autrement.

«Il faut continuer à se battre. Au moins, l’esprit d’équipe, dans le vestiaire, est bon. Tout le monde est heureux de se présenter à l’aréna, chaque jour. Tout le monde travaille fort à l’entraînement. L’effort est au rendez-vous, clairement, durant les parties. À la fin de la journée, nous voulons toujours gagner. C’est dur sur le moral, perdre.»

Toutes ces leçons devraient évidemment aider la jeune formation dans son cheminement.

«Si on gagnait trop facilement, trop rapidement, on pourrait se mettre à penser que la LNH, c’est facile...»