Nicolas Gosselin est arrivé dans la région il y a une douzaine d’années, après avoir combattu avec succès un cancer du poumon.

Le kid allumé du Vieux-Bob

CHRONIQUE / Quand on dit que les Olympiques ont entrepris un virage jeunesse, c’est vrai. À l’aube d’une nouvelle saison, ses dirigeants ont vraiment décidé de s’ouvrir aux idées nouvelles. Et au sang neuf.

Et ça ne se limite pas à ce qui se passe sur la patinoire.

« J’arrive ici. Je suis jeune, je suis énergique. Je le dis affectueusement, mais je viens rajeunir, pas mal, la table du conseil d’administration », me lance joyeusement Nicolas Gosselin.

On se trouve dans son bureau du Centre Robert-Guertin, un peu avant l’heure du lunch, mercredi. On discute depuis une bonne quinzaine de minutes.

Gosselin a 33 ans. Physiquement, il ne fait pas tout à fait son âge.

Ce n’est pas le seul truc qui n’est pas 100 % clair.

Son rôle au sein de l’organisation ne semble pas encore parfaitement défini. Il est en voie de se joindre au groupe de propriétaires, ce n’est plus un secret. Les transactions ne sont cependant pas encore complétées.

Il a hérité du titre de gouverneur, lorsque Daniel Gingras a remis sa démission le mois dernier. Il doit donc assurer un lien entre le Vieux-Bob et le bureau du président de la LHJMQ.

Selon l’organigramme qui est disponible sur le site web des Olympiques, il serait également « directeur des opérations ».

C’est là que ça devient intéressant. Il semble avoir mis son nez un peu partout. Avec l’énergie et l’enthousiasme de sa jeunesse, il semble être à l’origine d’une petite révolution à l’intérieur du Temple.

Mes espions dans le Vieux-Hull me disent que les résultats positifs n’ont pas tardé à se manifester.

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Le bureau de Nicolas Gosselin à Guertin est fort chargé. Les murs sont tapissés de feuilles. Des croquis du futur amphithéâtre, un plan détaillé de tout ce qui doit être accompli dans les prochains mois...

Trois chandails (différents) de l’équipe sont accrochés sur un crochet, derrière la porte.

Sur le bureau trône une bouteille de Vodkalight. Il cherche un moyen de développer un partenariat avec la jeune distillerie gatinoise.

Quand il se met à parler, on comprend réellement à quel point son mandat est large. Ses idées, même si elles sont structurées, se bousculent dans sa tête à une vitesse impressionnante.

« Alain Sear m’avait prévenu. C’est toute une bibitte, gérer un club de hockey », confie-t-il.

Les 13 dernières années passées à brasser des affaires, à titre de propriétaire des boutiques Planète Mobile Rogers de l’Outaouais lui ont permis d’apprendre à se familiariser avec la région.

Il est arrivé ici à 21 ans parce qu’il flairait l’opportunité. Il fallait le faire. Il était en train de se relever, après avoir combattu avec succès un cancer du poumon.

Faudra parler davantage de cette histoire, jusqu’ici.

Gosselin a servi sa région d’adoption, aussi, en s’impliquant bénévolement comme entraîneur dans le hockey mineur. Tout récemment, au printemps 2017, il a remporté la Coupe Dodge avec son équipe pee-wee AA.

S’il m’avait avoué qu’il plongeait avec les Olympiques dans le but de réorienter sa carrière et de gravir les échelons dans monde du sport, je n’aurais pas été surpris.

Il me dit que ce n’est pas nécessairement le cas.

« Le hockey, c’est une passion. Oui, tout ça m’allume parce que c’est du hockey. Ce qui m’allume davantage, c’est de bien fermer Guertin. C’est historique. Je pense qu’il faut faire quelque chose de sharp avec tout ça. Après. Il va falloir préparer le transfert vers le nouvel aréna. Un transfert, ça ne se fait pas de même, en claquant des doigts. Enfin, ce n’est pas un secret pour personne. Nous aimerions accueillir la Coupe Memorial en 2022. Tout ça, pour un jeune entrepreneur, c’est hyper, hyper allumant. »

Mes espions du Vieux-Hull me disent que Nicolas Gosselin est un gros travailleur. Une « machine de relations publiques » très habile dans l’art de développer et d’entretenir des relations personnelles et professionnelles saines.

C’est probablement ce dont les Olympiques ont le plus besoin, en ce moment.

« La vibe a été négative pendant un bout de temps. Il faut comprendre d’où ça venait. Là, on travaille dans un contexte où la première pelletée du nouvel amphithéâtre aura lieu dans quelques heures. Là, on recommence vraiment à construire sur du positif », dit-il.

« Construire sur du positif, c’est un autre truc qui m’allume. »