La bonne humeur de Shean Donovan n’a rien d’étonnant.

Le hockey change les idées

CHRONIQUE / Enfin ! Pour la première fois depuis très longtemps, on se trouvait dans un aréna de Kanata, et l’ambiance n’était pas lourde. Au contraire, tout le monde avait l’air détendu, reposé. Heureux, presque.

Tout le monde avait l’air content de se trouver au Sensplex pour l’ouverture du camp des recrues des Sénateurs, mercredi matin.

Guy Boucher et ses adjoints ont le beau jeu. Ils n’auront pas à sauter sur la patinoire, dans les prochains jours. Ils pourront se contenter d’observer ce qui se passe, de loin, en attendant l’entrée en scène des vétérans la semaine prochaine.

Shean Donovan a joué le rôle de porte-parole de l’organisation, durant le premier jour de la rentrée. Sa bonne humeur n’a rien d’étonnante, non plus. À ma connaissance, il n’a pas connu une seule mauvaise journée durant la dernière décennie.

Remarquez, Donovan a une très bonne raison de sourire, ces jours-ci.

L’an dernier, dans la petite équipe des opérations hockey des Sénateurs, presque tous les dossiers relevant du développement des espoirs tombaient automatiquement sur son bureau. Il en avait jusqu’aux oreilles.

Cette saison, il pourra déléguer une bonne partie de ses tâches à Chris Kelly.

Parenthèse. Kelly comme entraîneur au perfectionnement des joueurs. Belle prise, Pierre Dorion !

Bref, tout le monde est de bonne humeur. Il y a de la glace, des bâtons, des rondelles. Le hockey, ça change les idées. Ça va nous éloigner des « mélodrames » dont parlait Craig Anderson à la fin du mois d’août.

On ne se racontera pas d’histoires. La prochaine saison ne sera pas facile.

Anderson fait bien de se fermer au bruit ambiant. Dans les prochaines semaines, il devra prouver qu’il est capable, à 37 ans, de rebondir après avoir connu une mauvaise saison.

Tant et aussi longtemps que les trois meilleurs joueurs de l’organisation -- Matt Duchene, Erik Karlsson, Mark Stone -- seront susceptibles de quitter Ottawa le 1er juillet prochain, le malaise ne sera jamais bien loin.

À Laval, ce week-end, on se changera quand même un peu les idées.

Les Sénateurs ont toujours bien fait lors de la Confrontation des recrues. Ils ont conservé une fiche de 14-2-1 lors de leurs six dernières participations.

Cette année, avec leurs deux premiers trios, leur premier duo défensif et leur gardien de buts numéro un, tout porte à croire qu’ils formeront une fois de plus l’équipe à battre.

Après avoir étudié la formation du camp des recrues des Sénateurs, jeudi matin, un collègue — qui s’y connaît — affirmait que « huit joueurs » du groupes pourraient connaître de belles et longues carrières dans la LNH.

C’est drôle. J’en compte une dizaine.

La question, c’est de savoir combien réussiront à faire le saut dès cette année.

Si ma lecture est correcte, 10 attaquants (actifs) et cinq défenseurs détiennent présentement des contrats à sens unique. À ce groupe, il faut ajouter Thomas Chabot. Le Beauceron écoulera la deuxième année de son contrat de recrue, mais il ne risque pas de retourner dans les mineures. Ça laisse de la place pour deux ou trois nouveaux visages.

Brady Tkachuk dit tout ce que ses patrons ont envie d’entendre, ces jours-ci. Il refuse de se fixer des objectifs à trop long terme, il veut concentrer toutes ses énergies dans le moment présent...

Il se prépare pourtant comme un joueur qui s’apprête à faire face aux meilleurs.

Mercredi, il nous parlait encore de son été passé sous le régime du gourou Gary Roberts, à Toronto.

L’ancienne bête noire des Sénateurs offre des programmes estivaux complets pour les jeunes hockeyeurs d’aujourd’hui. Cet été, par exemple, Tkachuk estime qu’il a surtout fait le plein de connaissances au niveau de la nutrition.

Un jeune homme de 18 ans qui passe l’été à étudier l’alimentation, c’est un jeune homme sérieux.

Rob Murphy continue de traîner dans l’entourage des Sénateurs.

L’ancien joueur, qui est originaire de l’Outaouais, se cherche toujours un boulot dans le monde du hockey. Il a été remercié par les Sabres de Buffalo en même temps que son patron, Tim Murray, au printemps 2017.

Durant l’entraînement des recrues, jeudi matin, on l’a même vu discuter brièvement avec Pierre Dorion.

Murphy pourrait aussi être une belle prise pour les Sénateurs...