Lars Eller a connu un de ses meilleurs matches en carrière, lundi, en récoltant un but et deux passes dans la victoire des Capitals face au Lightning.

Lars Eller, son rôle, son identité

CHRONIQUE / Lars Eller a trouvé plein de moyens de faire parler de lui, en fin de semaine.

Il y a d’abord eu cette très honnête sortie devant les nombreux journalistes canadiens qui couvrent la Finale de l’Association Est. « J’avais perdu mon identité vers la fin de mon séjour à Montréal. Je me promenais d’un trio à l’autre. Je me promenais beaucoup. À Washington, avec les Capitals, j’ai retrouvé la stabilité », a-t-il déclaré.

Vingt-quatre heures plus tard, le centre danois a sorti un de ses meilleurs matches en carrière. Trois points, cinq tirs au but et 53 % de succès dans les cercles de mises en jeu.

Une grosse performance au meilleur moment possible, puisqu’il a permis aux Caps de gagner un deuxième match sur la route.

Bon. Il faut ici relativiser.

Dans toutes les organisations de la LNH, on peut trouver des joueurs qui sont mécontents de leur sort.

Certains joueurs s’estiment coincés dans les ligues mineures depuis trop longtemps. D’autres évoluent dans la LNH, mais sont convaincus qu’ils pourraient passer plus de minutes sur la patinoire, avec des responsabilités accrues.

Dans chaque vestiaire, on peut trouver au moins un joueur qui se croit mal utilisé par son entraîneur.

Parfois, le temps donne raison à ces joueurs.

Souvent, ils ont tort.

Les athlètes d’élite débordent souvent de confiance. Ils ont malheureusement tendance à surestimer leurs propres capacités.

Tout ça pour dire qu’il ne faudrait pas lancer trop de tomates à Marc Bergevin ainsi qu’à son ancien entraîneur, Michel Therrien. Ils ont fini par céder aux Caps un bon petit centre numéro trois. C’est plate, mais ce sont des choses qui arrivent chaque année.

Souvent, c’est le résultat d’un simple concours de circonstances.

Il faut aussi placer les performances d’Eller dans le contexte actuel.

Il a doublé sa production des séries dans les quatre derniers matches. Il profite clairement de l’absence du centre numéro un, Nicklas Backstrom, pour obtenir un temps d’utilisation accru.

« Voilà un gars qui peut jouer dans notre premier trio, mais aussi dans notre deuxième ou dans notre troisième », a confié le valeureux plombier Jay Beagle au National Post, ce week-end.

« Peu importe le rôle qu’on lui confie, Lars demeure un joueur doué qui a beaucoup à offrir. Il affronte présentement les meilleurs joueurs adverses et il accomplit un boulot exceptionnel. Il a commencé à faire ce boulot dans les deux dernières parties de notre série contre Pittsburgh. Ça ne devrait donc pas trop nous surprendre », a-t-il ajouté.

Eller demeure, quand même, un joueur de soutien.

La direction des Caps lui a offert une prolongation de contrat d’une durée de cinq ans, l’hiver dernier. Son salaire annuel de 3,5 millions $ US nous laisse croire que sa véritable place se trouve dans le troisième trio, derrière Backstrom et Evgeny Kuznetsov.

Sergachev contre son idole
Très intéressant papier dans le cahier des sports du Washington Post, ce week-end.

Le défenseur recrue du Lightning, Mikhail Sergachev, est content d'affronter son idole, Alexander Ovechkin.

On a pu y apprendre que Mikhail Sergachev affronte son plus grand héros d’enfance dans la Finale de l’Association Est. « J’ai toujours voulu ressembler à Ovechkin, a-t-il révélé. Je sais fort bien que je ne suis pas comme lui, mais j’ai toujours essayé de l’imiter », a-t-il confié.

En regardant des quantités de vidéo d’Ovi sur YouTube, Sergachev aurait entre autres appris à trouver des corridors de tirs entre les jambes des joueurs adverses.

L’ancien espoir du Canadien a décoché 24 tirs au but en 12 parties depuis le début des séries. Il occupe le deuxième rang chez les défenseurs du Lightning à ce chapitre, derrière Victor Hedman.

Hedman a décoché trois lancers de plus que lui.

On peut spécifier, ici, que le vétéran passe 14 minutes de plus par match sur la patinoire que la recrue.

Dans la production de ce reportage, la journaliste du Post a consulté Ovechkin. Elle a été accueillie plutôt froidement.

« Nous sommes en séries. Je me balance complètement de ce que Sergachev raconte. Je me fiche de savoir qui étaient ses héros d’enfance », a-t-il répondu.

Le capitaine des Capitals est clairement en mission.

Fleury garde le sourire
Ovechkin occupe de plus en plus d’espace, sur la liste des principaux candidats pour l’obtention du trophée Conn-Smythe. Il est en train de se hisser à la hauteur de celui qui occupait le haut du pavé au terme de la deuxième ronde, Marc-André Fleury.

Marc-André Fleury n'a pas perdu son sourire, malgré le fait qu'il a été pris à partie par les partisans des Jets lors du match numéro un.

Le gardien québécois ne sera pas malheureux de quitter Winnipeg afin de retrouver ses fidèles supporters, dans le désert du Nevada.

Il a été particulièrement pris à partie par les fans des Jets, ce week-end.

Heureusement pour lui, à 33 ans, Fleury a de l’expérience. Il n’a pas perdu son sourire. Il a même été capable de faire des blagues avec les représentants des médias, entre les deux premières parties de la Finale de l’Association Ouest.

« Je me répète que les gens de Winnipeg m’aiment beaucoup. C’est sans doute pourquoi ils crient mon nom aussi souvent durant les matches... »

Où s’en va P.K. ?
L’heure était au bilan, lundi, du côté de Nashville. Un reporter intrépide a demandé à l’entraîneur des Preds, Peter Laviolette, de commenter les rumeurs de transaction impliquant P.K. Subban.

P.K. Subban se retrouve encore une fois au coeur de rumeurs de transaction.

Devant l’air incrédule du coach, le reporter a expliqué « qu’un gars au Canada » avait lancé cette histoire, ce week-end.

Il paraît que la rumeur a pris naissance à Montréal.

« P.K. est facile à diriger. Il joue de grosses minutes contre les meilleurs éléments adverses. Il produit », a répondu Laviolette.

« Il fait partie de nos plans. »