Le Russe Evgeny Kuznetsov a marqué le but qui a permis aux Caps d’accéder à la finale de l’Association Est, lundi soir.

Kuznetsov, comme Dale Hunter !

CHRONIQUE / Dale Hunter est une légende vivante dans au moins deux grandes capitales nord-américaines.

À Québec, les amateurs de hockey n’oublieront jamais les fiers services qu’il a rendus aux Nordiques pendant six saisons, au tournant des années 1980.

À Washington, où il a passé les 12 années suivantes, le numéro 32 de Hunter flotte au plafond du Capital One Arena.

On s’est rapidement souvenu de l’ancien attaquant en puissance, cette semaine, lorsque les Capitals ont signé leur plus importante victoire de la dernière décennie.

Le Russe Evgeny Kuznetsov a marqué le but qui a permis aux Caps d’accéder à la finale de l’Association Est, lundi soir. La période de prolongation était vieille de cinq minutes et 27 secondes quand il a déjoué Matt Murray, pour envoyer les Penguins de Pittsburgh en vacances.

Évidemment, il s’agit d’une victoire historique. Les partisans de longue date sont heureux de voir Alexander Ovechkin triompher, enfin, de Sidney Crosby.

Les partisans encore plus vieux ont noté une certaine similitude entre le but de Kuznetsov et un autre but décisif, marqué 30 ans plus tôt.

Le 16 avril 1988, Hunter a permis à son équipe de gagner le septième match de la première ronde, face aux Flyers de Philadelphie.

• Tout comme Kuznetsov, Hunter a marqué son but dans la sixième minute de la période de prolongation.

• Les deux buts ont été marqués grâce à de bonnes passes effectuées par des joueurs qui portaient le numéro 8. Ovechkin a été le complice de son compatriote. Il y a 30 ans, Hunter a reçu une passe du défenseur étoile Larry Murphy.

• Les deux marqueurs ont réussi à se faufiler entre les deux défenseurs adverses avant de battre le gardien d’un tir bas, entre les jambières.

• On pourrait ajouter que, dans un cas comme dans l’autre, les Caps ont éliminé une formation de la Pennsylvanie. Pour la petite histoire, le 16 avril 1988, un autre gardien bien connu au Québec se trouvait devant le filet des Flyers. Il s’agissait du jeune et prometteur Ron Hextall.

En 1988, les réjouissances furent de courte durée. Les Caps ont baissé pavillon, lors de la deuxième ronde, contre les Devils du New Jersey.

Émotif Chiasson
Alex Chiasson a eu du mal à contenir ses émotions, après la victoire des Capitals, lorsque la caméra de TVA Sports a été braquée vers lui.

Il a marqué un gros but dans le match décisif contre les Penguins. Ça devait être, pour lui, une immense source de fierté.

Alex Chiasson

L’attaquant de 27 ans disputait un 26e match, en carrière, dans les séries de la coupe Stanley. Lors des 25 rencontres précédentes, il avait touché la cible une seule fois.

« Moi, depuis le début de ces séries, je trouve que le momentum change très rapidement. Contre les Blue Jackets, contre les Penguins, j’ai toujours obtenu une chance de marquer ou deux buts par match. C’est le fun de contribuer un peu aux succès de notre équipe », a-t-il confié au collègue Renaud Lavoie.

Il ne faudrait surtout pas mettre la charrue devant les bœufs. Les Caps auront du pain sur la planche, à compter de vendredi, dans la finale de l’Association Est. Il ne sera pas évident de battre le Lightning de Tampa Bay.

On ne peut s’empêcher de penser à ce qui pourrait survenir en grande finale, dans l’éventualité d’un choc entre Washington et Las Vegas.

Chiasson et Jonathan Audy-Marchessault sont de grands amis. Enfants, ils étaient pratiquement inséparables...

Letang en dents de scie
Washington est en liesse et Pittsburgh vit un pénible lendemain de veille.

Kristopher Letang semble très mal digérer cet échec. Il a provoqué l’erreur qui a causé la défaite des Penguins dans le match numéro cinq. Il devra vivre avec cette réalité tout au long de l’été. « Quand tout se passe bien pour moi, je n’ai pas besoin qu’on me le dise. Je le sais. Quand ça va mal, c’est la même chose. Je me suis toujours imposé une forte pression. Je n’ai pas besoin d’entendre ce qu’on dit à mon sujet », a-t-il craché, mercredi, alors que son équipe dressait le bilan de sa saison.Letang voulait poursuivre son chemin, entre autres, parce qu’il était coincé sur les lignes de côté l’an dernier. Une blessure au cou l’a tenu à l’écart du jeu durant toutes les séries de 2017.

Kristopher Letang

« Par moments, cette saison, Kris a été très bon. Lors de certains segments du calendrier, en revanche, il n’a pas joué à la hauteur de son talent », a résumé son coach, Mike Sullivan.

Salut, capitaine !
L’heure est au bilan, à Boston comme à Pittsburgh.

Chez les Bruins, on s’attend à ce que le virage jeunesse se poursuive. Presque tous les joueurs acquis dans les derniers mois, pour ajouter de la profondeur, risquent de repartir.

Brian Gionta

Certains, comme Rick Nash, n’auront pas trop de mal à se trouver du travail ailleurs.

Pour Brian Gionta, ça risque d’être plus compliqué.

L’ancien capitaine du Canadien de Montréal a réussi à étirer sa carrière pendant une saison de plus. À son retour des Jeux olympiques de PyeongChang, il a réussi à décrocher un contrat de plus dans la LNH.

Malheureusement, pour lui, son rôle fut limité en séries. Dans le seul match où il a enfilé l’uniforme, il a fait dévier une rondelle dans son propre filet.

Il aura quand même joué 1026 matches en saison régulière. Il a récolté près de 600 points.