Denis Hamel est « vraiment fier » de ce qu’il a accompli dans le hockey professionnel.

Hamel entre au temple

RUBRIQUE LNH / Denis Hamel n’avait jamais imaginé qu’il pourrait se retrouver, un jour, au Temple de la renommée.

Quand il a décidé d’accrocher ses patins, au terme de la saison 2011-12, le joueur originaire de Lachute pouvait être assez fier de son parcours. Il avait gagné sa vie sur des patinoires pendant 15 saisons. Il avait marqué une belle quantité de buts. Plus souvent qu’autrement, il avait été un des joueurs les plus importants de son équipe.

Il avait cependant passé l’essentiel de sa carrière dans les ligues mineures. Et les joueurs des mineures se retirent rarement dans la gloire.

On a quand même senti la fierté dans la voix du hockeyeur québécois, la semaine dernière. La Ligue américaine possède son propre Temple de la renommée. Chaque année, elle profite de son Match des étoiles pour accueillir de nouveaux membres.

Hamel a été officiellement intronisé, lundi soir. Il a pu en profiter doublement, avec sa conjointe. Les étoiles de la Ligue américaine étaient réunies cette année en Californie, dans la petite municipalité d’Ontario.

C’est là qu’évolue le club-école des Kings de Los Angeles.

« Je suis vraiment fier de ce que j’ai accompli. Toutes ces années où j’ai joué... J’ai joué parce que j’aimais la game. J’ai pu évoluer dans un niveau exceptionnel. La Ligue américaine, ce n’est pas la Ligue nationale. Mais c’est presque la Ligue nationale », affirme celui qui est aujourd’hui âgé de 42 ans.

Hamel ne faisait rien à moitié. À sa dernière saison dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, en 1996-97, il a marqué 50 buts et récolté 100 points tout en passant 339 minutes au banc des pénalités !

Sa fougue lui a permis d’atteindre le plus haut niveau. Entre 2000 et 2002, il a passé deux saisons entières dans la LNH, avec les Sabres de Buffalo.

Il a été contraint de retourner dans les mineures, par la suite. Il n’a pas toujours été satisfait du sort qui lui était réservé.

Aujourd’hui, encore, il peut nous parler de la saison 2004-05. Tandis qu’un lock-out paralysait les activités de la LNH, il évoluait au sein du club-école des Sénateurs, à Binghamton. « Cette année-là, j’ai été le deuxième meilleur marqueur du club, derrière Jason Spezza. L’année suivante, tous les meilleurs marqueurs de l’équipe ont fait le saut à Ottawa, sauf moi. »

On a vérifié. Il a raison. Spezza, Antoine Vermette, Brandon Bochenski, Chris Kelly, Josh Langfeld, Brian Pothier, Anton Volchenkov, Christoph Schubert et le bagarreur Brian McGrattan ont entrepris la saison 2005-06 dans la LNH.

On a demandé à Hamel de retourner à Binghamton pour encadrer une nouvelle cohorte de jeunes joueurs.

« Ce fut un coup dur », reconnaît l’athlète.

Un coup dur qui l’a poussé à travailler encore plus fort. Il a réagi en connaissant sa meilleure saison en carrière. Il a marqué 56 buts en 77 parties !

« Tous mes lancers finissaient dans le fond du filet », raconte-t-il, 14 ans plus tard, avec amusement.

Hamel a été un peu surpris de recevoir l’appel du commissaire David Andrews, il y a quelques mois. Il occupe pourtant le 11e rang du classement des buteurs de l’histoire de ce circuit.

« Je n’ai aucune gêne à dire que j’ai passé 12 ans dans ce circuit. Je parle parfois à d’anciens coéquipiers qui ont évolué en Europe. Certains me disent que j’aurais dû faire comme eux. Moi, mon calibre de jeu, c’était celui de la Ligue américaine. »

Hamel vit aujourd’hui à Casselman, dans l’Est ontarien.

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UN DÉNOMMÉ FRK FRACASSE UN RECORD

C’est qui, ça, Shea Weber ?

C’est qui, ça, Zdeno Chara ?

On dit souvent que le calibre de jeu de la Ligue américaine est tout près de celui de la LNH. Martin Frk nous a fourni un bel exemple, dimanche soir.

Lors du concours d’habiletés des étoiles de la Ligue américaine, Frk a décoché un lancer de frappé de 109,2 miles à l’heure.

Cet ancien des Mooseheads de Halifax, qui évolue cette saison au sein du club-école des Red Wings de Détroit, a donc fait mieux que tous les joueurs de la LNH.

Weber, le capitaine du Canadien, a remporté le concours du tir le plus puissant, à Saint-Louis, ce week-end. Pour ce faire, il a décoché un boulet de canon de 106,5 miles à l’heure.

Le record absolu de la LNH appartient à Chara. En 2012, lorsque les étoiles étaient réunies à Ottawa, le leader des Bruins de Boston a réussi un tir de 108,8 miles à l’heure.

Les lancers puissants de Frk lui ont permis de marquer des tas de buts, depuis le début de la saison. Il en a marqué 20 en 33 parties, dans la Ligue américaine. Il en a inscrit trois autres en quatre rencontres, lorsque les Kings ont fait appel à ses services.