Jake Guentzel (droite) domine la LNH, ce printemps, avec 21 points en 10 parties.

Guentzel, de moins en moins étonnant

CHRONIQUE / Jake Guentzel a rejoint un club exclusif, jeudi, au terme du match numéro quatre de la série opposant les Penguins de Pittsburgh aux Capitals de Washington.

Sa performance inspirée — sept lancers au but et deux buts marqués — a encore fait de lui le héros de la soirée.

Il domine la LNH, ce printemps, avec 21 points en 10 parties.

Dans toute l’histoire des séries de la coupe Stanley, seulement sept joueurs ont réussi à atteindre le plateau des 20 points après 10 matches.

Wayne Gretzky l’a fait, avec une certaine facilité, à cinq reprises.

Les cinq autres — Mike Bossy, Mark Messier, Rick Middleton, Barry Pederson et Darryl Sittler — ont un point en commun. Ils ont tous réussi cet exploit entre 1977 et 1988. C’était une autre époque, dans laquelle il se marquait beaucoup plus de buts dans le hockey professionnel.

Au terme de cette partie, importante, que les Penguins ont gagné 3-1, il a surtout été question de Matt Murray à Pittsburgh.

Ça se comprend. On a commencé à douter de Murray au terme de quelques mauvaises sorties. Le temps d’une soirée, durant le match numéro quatre, il a semblé se ressaisir. Ses 20 arrêts ont permis lui ont permis d’aller chercher cette cruciale deuxième victoire. Ainsi, ils n’auront pas à faire face à l’élimination quand ils retourneront sur la route pour disputer le match numéro cinq.

« On a montré Matt du doigt, mais nous étions tous un peu responsables. Notre structure défensive n’était vraiment pas assez solide », explique le défenseur Brian Dumoulin.

« On accordait beaucoup de descentes en surnombre. Il y avait beaucoup trop de deux contre un. Nous avons fait du bon travail, surtout durant la troisième période. Murr, lui, a fait tous les arrêts qu’il fallait du début à la fin du match. Son effort a été constant durant les trois périodes », a-t-il précisé.

Guentzel a l’habitude de passer au second plan.

On parlait ne parlait pas vraiment de lui, l’an dernier. Il était pourtant le meilleur buteur d’une équipe remplie de grosses vedettes.

Il a donné le ton à la finale, en marquant quatre buts dans les trois premières parties, contre les Predators de Nashville.

On ne s’attarde toujours pas à ses exploits.

Pourtant, ça lui fait 41 points en 35 parties éliminatoires. Ça lui confère une moyenne de 1,17 point par match.

Un statisticien bien décidé a fait les recherches. Seulement cinq joueurs ont réussi à conserver une moyenne de points par match plus élevée, à leurs 35 premières parties en séries. Gretzky, Messier et Bossy en font partie. Les deux autres sont Bobby Orr et Mario Lemieux.

Un de ces quatre, on va bien finir par braquer les projecteurs vers lui.

Perreault mécontent

Petite prédiction. Mathieu Perreault sera en uniforme, samedi, lors du cinquième match de la série opposant les Jets de Winnipeg aux Predators de Nashville.

Il était disponible pour le match numéro quatre. Il était suffisamment rétabli de sa blessure pour jouer. Son entraineur, Paul Maurice, a choisi de ne pas l’utiliser.

« Je pouvais jouer, mais cette décision ne m’appartenait malheureusement pas. Les entraîneurs sont en charge. Je ne pouvais rien faire », a déclaré le Québécois, vendredi.

« Je crois que mon énergie aurait pu faire une différence. Si on me fait signe, je ferai de mon mieux pour appliquer de la pression sur leur défensive », précise le centre de 30 ans.

Turris plutôt discret

On critique sévèrement Derick Brassard pour son manque de production, depuis le début des séries, à Pittsburgh.

Un autre ancien centre des Sénateurs d’Ottawa participe à la deuxième ronde des séries. Kyle Turris est aux prises avec des problèmes fort similaires.

Après 10 matches, avec les Preds, le frêle patineur est toujours à la recherche de son premier but.

« Nous avons connu des hauts et des bas. Nous pouvons faire mieux. Nous pouvons améliorer notre constance », a-t-il récemment dit à un journaliste du quotidien Tennessean. Il n’a jamais été particulièrement brillant dans les entrevues.

Le reporter attitré à la couverture des Preds lui a demandé de préciser sa pensée.

« Nous pouvons être meilleurs à tous les points de vue. Nous pouvons patiner mieux. Nous pouvons nous montrer plus robustes. Nous pouvons gagner davantage de batailles. Nous pouvons être meilleurs », a-t-il commenté.

Publiquement, l’entraîneur-chef des Predators, Peter Laviolette, a défendu son protégé.

Il a ensuite considérablement réduit son temps d’utilisation. Dans les deux derniers matches, contre les Jets à Winnipeg, Turris a été utilisé comme un joueur de quatrième trio. Il a passé, au total, 24 minutes sur la patinoire.

Belle chance pour Colin White

Les choses ont l’air d’aller un peu mieux pour un centre qui pourrait éventuellement pivoter un des meilleurs trios des Sénateurs.

Le Championnat mondial de hockey a débuté, vendredi, au Danemark. Sur papier, Colin White fait une belle affaire. Il s’est retrouvé au centre du premier trio de l’équipe nationale américaine, entre Johnny Gaudreau et Patrick Kane.

Sur la glace, tout n’a pas été couronné de succès. Il a été très peu utilisé dans la deuxième portion du match contre le Canada. Il a été blanchi, mais il a présenté un différentiel de moins deux.