Est-ce que 2019-2020 sera la saison où Connor McDavid remportera son premier trophée Hart remis au joueur le plus utile pour son équipe ?

Enfin, l’année de McDavid ?

CHRONIQUE — À TRAVERS LA LNH / Presque toutes les équipes de la Ligue nationale atteindront le plateau des 20 matches joués, d’ici la fin de la semaine.

C’est un plateau, 20 matches. Parce que ça nous donne un assez bel échantillon. Tous les matches qui ont été joués dans les six dernières semaines nous permettent de voir certaines tendances, tant sur le plan collectif qu’individuel.

À pareille date, l’an dernier, je m’étais amusé à identifier les candidats les plus méritants pour cinq prix prestigieux. Ma moyenne au bâton a été respectable. Deux des joueurs que j’avais identifiés en plein cœur de l’automne – Mark Giordano et Elias Pettersson – sont grimpés sur l’estrade du Mandalay Bay Events Center de Las Vegas, en juin, pour accepter leurs trophées.

On a donc décidé de refaire l’exercice, cette année. L’objectif n’est pas nécessairement de faire un meilleur score. On veut juste s’amuser. Faire circuler des idées. Lancer des conversations.


Trophée Hart : Connor McDavid

Chaque année, les journalistes de la presse écrite remplissent leurs bulletins de vote. Chaque année, quand les résultats sont connus, ils reçoivent une volée de bois vert en provenance d’Edmonton.

Les partisans des Oilers comprennent mal pourquoi McDavid n’a pas encore gravé son nom sur le trophée Hart.

Les journalistes leur répondent alors que le Hart est remis au joueur le plus utile à son équipe. Pour qu’un joueur le mérite, encore faut-il qu’il permette à son équipe d’obtenir certains résultats.

Si les Oilers restent bien installés au premier rang de la section Pacifique, le numéro 97 pourrait enfin gagner le trophée – individuel – le plus prestigieux. À moins qu’on le remette à son coéquipier Leon Draisaitl, qui le devance présentement au classement des marqueurs.

Deuxième choix : David Pastrnak, parce qu’il marque presque un but par match avec l’équipe la plus redoutable de toute la ligue.


Trophée Calder : Cale Makar

Il n’est pas facile de produire, à sa première saison dans la LNH. C’est encore plus compliqué pour un défenseur.

Ce que Makar fait, en ce moment, est tout simplement phénoménal. À 21 ans, le droitier albertain a récolté 17 points à ses 17 premières rencontres. Il dirige l’attaque massive de l’Avalanche du Colorado. Il alimente très bien les nombreux attaquants d’élite de l’équipe, durant les attaques massives.

Petite vérification. Au cours des 50 dernières années, deux défenseurs ont réussi à franchir le plateau des 70 points à leur première saison dans la ligue. Larry Murphy et Brian Leetch sont tous les deux au Temple de la renommée, aujourd’hui.

Deuxième choix : Thatcher Demko, parce qu’il présente un taux d’efficacité de 93,3 % devant le filet des Canucks.


Trophée Selke : Mark Stone

Il était notre chouchou à pareille date, l’an dernier, également. On se demandait alors si le fait d’évoluer dans un petit marché canadien nuisait à ses chances.

Le déménagement à Las Vegas l’a certainement aidé. Là-bas, il s’est fait connaître auprès des journalistes qui couvrent les clubs de l’Association Ouest.

Stone a finalement terminé au deuxième rang, du classement final. Il a reçu 42 votes de première position. Celui qui a finalement remporté le Selke, Ryan O’Reilly, a reçu 48 votes de première place.

L’ailier droit n’a certainement pas changé sa façon de travailler, cette saison. On remarque qu’il est l’attaquant le plus utilisé par l’entraîneur-chef Gerard Gallant, lorsqu’il se retrouve à court d’un homme. Et les Knights présentent un taux de réussite de 87,7 % en infériorité numérique.

Deuxième choix : Jean-Gabriel Pageau, parce qu’il continue de jouer son rôle de peste à merveille et qu’il a déjà marqué deux buts en infériorité numérique.


Trophée Norris : John Carlson

Il n’y a probablement pas de choix plus évident que celui-là, en ce moment. Le Norris ne doit pas être automatiquement remis au meilleur défenseur à caractère offensif. On ne peut cependant pas ignorer la domination de Carlson à ce chapitre, jusqu’ici.

Le quart-arrière des Capitals de Washington continue de s’améliorer, alors qu’il s’apprête à franchir le cap de la trentaine.

Il a récolté cinq points en deux parties, le week-end dernier. Il ne doit pas être si mauvais à l’autre bout de la patinoire, non plus. Il passe plus de 25 minutes par match sur la glace, au sein d’une formation qui se maintient dans la moyenne de la ligue, en ce qui a trait aux buts alloués.

Deuxième choix : Kristopher Letang, parce qu’il demeure diablement efficace quand il est en santé.


Trophée Vézina : Tuukka Rask

Plus tôt, cette saison, l’entraîneur-chef Bruce Cassidy parlait du départ canon des Bruins.

Selon lui, Rask y est pour quelque chose. Le gardien finlandais est rentré à Boston un peu plus tôt qu’à son habitude, à la fin de l’été, pour permettre à ses enfants de commencer l’école. Il en a lui-même profité pour se remettre à l’entraînement avec ses coéquipiers.

Les chiffres racontent le reste de l’histoire. Même s’il vient de subir ses deux premiers revers en temps réglementaire, sa moyenne de buts alloués demeure excellente, à 1,99.

Il n’a pas l’air trop épuisé d’avoir pris part à 24 matches de séries éliminatoires, l’an dernier.

Deuxième choix : Jordan Binnington, parce qu’il n’a pas l’air de porter le poids des séries sur ses épaules, non plus.