Drake Batherson s’est classé tout juste derrière Erik Brännström dans un palmarès des plus beaux espoirs de la LNH. Ils sont seulement deux membres des Sénateurs à figurer dans ce classement réalisé par L’Athlétique.

De bien beaux espoirs, mais...

CHRONIQUE / Nos collègues de L’Athlétique se sont amusés à dresser leur classement annuel des plus beaux espoirs de la Ligue nationale de hockey.

C’est un exercice amusant, sans prétention, qui a pour seul but de nous occuper l’esprit tandis qu’il reste six pénibles semaines à passer avant la Fête du travail et la reprise des activités dans les 31 marchés.

Chaque année, pour se faciliter la tâche, les gens de L’Athlétique s’imposent trois critères de sélection.

Les joueurs répertoriés doivent avoir été repêchés. Ils doivent être âgés de moins de 23 ans. Seuls ceux qui ont passé la majeure partie de la dernière saison à l’extérieur de la LNH.

Le classement m’apparaît intéressant pour les partisans d’Ottawa. Deux espoirs de l’organisation, Erik Brännström et Drake Batherson, y figurent. Le défenseur occupe le 20e rang. L’ailier le suit d’assez près. Il occupe la 22e position.

L’organisation des Sénateurs y fait donc belle figure, sans plus. Deux représentants, c’est la moyenne.

On retient de ce classement que certains espoirs très bien perçus à Ottawa – Logan Brown, Alex Formenton, Vitalii Abramov – n’ont pas nécessairement la cote ailleurs.

Il nous révèle aussi une grande réalité. La relève des Sénateurs n’est pas mauvaise, mais il manque à l’organisation un véritable joueur d’impact, autour duquel construire son attaque.

La cuvée 2020 s’annonce intéressante, avec Alexis Lafrenière, Quinton Byfield, Lucas Raymond et Marco Rossi. Passer une autre année dans la cave du classement, ça pourrait être un mal pour un bien.

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Il y a eu des réactions très intéressantes à ma chronique de samedi, dans laquelle je parlais de la qualité des terrains de tennis du parc de l’Île, parmi les principaux enjeux de croissance du Challenger Banque Nationale de Gatineau.

Des habitués de l’événement m’ont écrit pour me dire que le comité organisateur peut faire sa part. On m’a parlé de l’affichage numérique sur le site du tournoi qui laisse à désirer.

D’ailleurs, je dois préciser que les gens du Challenger en sont pleinement conscients. Vendredi, lors de notre longue conversation, Mathieu Toupin m’a parlé de l’ajout d’un radar qui mesurerait la vitesse des services. Ce serait bien, en effet.

Un lecteur, en particulier, m’a parlé de l’estrade de bois qu’on installe chaque année du côté nord du court central. Elle n’est pas particulièrement confortable, me dit-on.

C’est sans doute vrai, aussi.

Ça pourrait aussi s’arranger. Dans la construction d’un centre régional d’excellence, on pourrait facilement aménager un court central doté de gradins permanents pouvant accueillir plusieurs centaines de personnes.

C’est bon, je pense, de se parler de tout ça.

Le Challenger est un bel événement. Chaleureux. Sans prétention. Un événement à l’image des gens de l’Outaouais.

Les occasions de se rassembler pour célébrer le sport sont plutôt rares, à Gatineau. Voilà qu’on tient un bel événement. Il faut en prendre soin.

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La vidéo virale du week-end a été réalisée par un confrère, Scott MacArthur.

C’est une vidéo toute simple d’une minute. De façon sobre, directe, Scott révèle publiquement son homosexualité.

Dans le monde toujours très macho du sport professionnel nord-américain, très rares sont les commentateurs sportifs qui ont eu ce courage.

La vidéo a été vue plus de 800 000 fois dans les derniers jours. Elle a généré des centaines de commentaires positifs.

Scott anime présentement une émission quotidienne sur les ondes d’une station de radio sportive torontoise.

On l’a bien connu, à Ottawa. Sa carrière a pris son envol il y a une dizaine d’années, environ, à TSN 1200.

Je me souviens d’un jeune homme extrêmement sérieux. Et doué. Il maîtrisait ses dossiers et savait comment raconter une histoire.

Il avait aussi des opinions tranchantes. Il était heureux de les partager, même quand on ne lui avait rien demandé. Il se donnait parfois beaucoup d’importance, voyez-vous.

Ce sont des défauts qui sont très répandus dans le monde des médias sportifs.

Je vous dis tout ça au cas où quelqu’un pourrait douter, en 2019...

Entre un journaliste sportif homosexuel et un journaliste sportif hétérosexuel, il n’y a vraiment pas de différence.