Sans Logan Couture, les Sharks n’ont aucune chance d’accéder aux séries de fin de saison.

Couture, le joueur-clé à San Jose

CHRONIQUE / Les Sharks de San Jose ont subi trois revers consécutifs avant d’entamer leur pause obligatoire de cinq jours. Même s’ils ont récolté deux petits points sur une possibilité de six, leurs dirigeants devaient être (un peu) satisfaits par la tournure des événements.

Logan Couture a livré deux excellentes performances, vendredi et dimanche, à Ottawa comme à Winnipeg.

Face aux Sénateurs, il a récolté trois mentions d’aide.

Contre les excellents Jets, il a marqué l’unique but de sa troupe.

Couture a subi une commotion cérébrale juste avant les Fêtes.

« Avec les commotions, on ne sait jamais », note l’entraîneur-chef Peter DeBoer.

On ne sait jamais combien de temps un joueur blessé devra patienter avant de se débarrasser complètement des symptômes qui l’affligent. « On ne sait pas non plus comment le joueur blessé réagira lors de son retour au jeu », dit DeBoer.

Couture, plus que jamais, s’avère le joueur-clé à San Jose.

Les Sharks n’obtiennent pas toujours l’attention qu’ils méritent à l’échelle nationale. Il est souvent facile d’oublier qu’ils ont raté les séries seulement deux fois dans les deux dernières décennies.

Cette saison, rien n’est acquis.

Les Golden Knights de Vegas et les Kings de Los Angeles semblent se détacher, au sommet du classement de la division Pacifique. Les autres formations se battent pour la troisième place. Au moment de s’accorder leur pause, les Sharks s’y accrochaient de peine et de misère, avec une petite avance d’un point sur les Ducks d’Anaheim.

Sans Couture, ils n’ont aucune chance d’y parvenir.

Un peu à l’image de son équipe, l’attaquant de 28 ans n’a pas toujours l’attention qu’il mérite.

Hockey Canada reconnaît son immense talent. Il faisait partie de l’équipe qui a remporté la Coupe du monde, en septembre 2016. Il aurait sans aucun doute obtenu son ticket pour la Corée du Sud, si les joueurs de la LNH avaient obtenu le droit de participer aux Jeux olympiques de PyeongChang.

Les coéquipiers de Couture savent à quel point il est bon.

« Coutz, c’est vraiment un gros morceau du casse-tête. Il est un joueur tout simplement incroyable. Il peut jouer dans toutes les situations. Il marque de gros buts, mais il sait aussi utiliser son bâton quand vient le temps de remplir des missions défensives », note le défenseur Brenden Dillon, qui évolue à ses côtés depuis presque quatre ans.

Couture a été blanchi dans les trois matches qui ont suivi son retour au jeu. « Ce n’était qu’une simple question de temps. On savait tous qu’il finirait par recommencer à noircir la feuille de pointage », commente Dillon.

« Il a recommencé à bien jouer assez rapidement à la suite de son retour, même si les points n’étaient pas nécessairement au rendez-vous. Il a recommencé à produire lors de son passage à Ottawa. Ça tombe bien. Cette ville occupe une place de choix, dans son coeur, puisqu’il a évolué dans les rangs juniors ici », indique DeBoer.

La pause de cinq jours devrait faire du bien à Couture, qui n’aime pas trop les excuses.

« Certains joueurs vont dire qu’ils ont besoin de trois ou quatre parties pour se remettre à fonctionner au retour d’une blessure. Ça peut devenir une béquille pour expliquer de simples contre-performances », dit-il.

« Il est vrai, par contre, que le synchronisme peut être affecté. On peut patiner en solo pendant des heures. Rien ne remplace l’intensité d’une vraie partie. »

NOS TROIS ÉTOILES DE LA SEMAINE

1. Gulutzan

On dit souvent qu’on ne peut pas traiter les joueurs d’aujourd’hui comme on traitait ceux des générations précédentes. 

Il faut savoir agir avec délicatesse avec eux. L’entraîneur-chef des Flames de Calgary, Glen Gulutzan, a décidé de piquer une crise digne des années 1980, vendredi. 

Après avoir lâché quelques jurons, au beau milieu d’une séance d’entraînement, il a lancé son bâton dans les gradins. Il demandait à ses joueurs de ne pas s’asseoir sur leurs lauriers après avoir gagné deux matches d’affilée. 

La sortie de Gulutzan a été franchement divertissante. Son message semble avoir été reçu. Les Flames ont battu les Ducks, samedi. Ils n’avaient pas gagné trois matches d’affilée depuis le début du mois de novembre. 

On verra maintenant si cette séquence peut s’étirer. L’équipe entreprend cette semaine une importante séquence de quatre parties à l’étranger.

2. Giroux

L’art de commencer l’année en beauté. 

Le capitaine des Flyers de Philadelphie, Claude Giroux, a inscrit pas moins de six points à ses trois dernières parties. 

Son équipe a gagné ces trois matches, ce qui lui a permis de s’approcher à un point d’une place en séries éliminatoires. 

Giroux a été la cible de vives critiques au cours de la dernière année. Des commentateurs et des fans se demandaient si les Flyers pouvaient vraiment connaître du succès avec lui. On entend moins de critiques, cet hiver, alors qu’il se maintient parmi les cinq meilleurs marqueurs de la LNH. 

« Ce que Giroux fait cette saison ne me surprend pas du tout», a commenté l’entraîneur-chef Dave Hakstol, après la dernière grosse performance de son leader. «Vous le connaissez à titre de joueur de hockey. Moi, je le connais en tant qu’être humain. Je sais à quel point le feu brûle en lui. Il est un fier compétiteur », a-t-il précisé.

3. Domingue

On ne sait pas trop ce qui s’est produit, en octobre, lorsque les Coyotes de l’Arizona ont laissé tomber Louis Domingue. On comprend cependant que l’ancien gardien des Remparts de Québec a été obligé de ravaler sa fierté. 

Il a été contraint de retourner dans les ligues mineures. Il a cependant eu le bonheur d’être repêché par une solide organisation, celle du Lightning de Tampa Bay. 

En 13 parties avec leur club-école, il a signé neuf victoires et conservé une solide moyenne de buts alloués de 2,39. 

Une blessure lui a permis d’être rappelé par le grand club. Lancé dans la mêlée, dimanche, il a réussi 34 arrêts pour vaincre les Red Wings de Detroit. Domingue est condamné à bien performer, à Tampa. 

Le gardien numéro un du Lightning. Andrei Vasilevskiy, a déjà franchi le plateau des 2000 minutes jouées cette saison. «Il est capable d’en prendre», dit l’entraîneur-chef Jon Cooper.