« L’organisation des Penguins a toujours apprécié le talent, la personnalité, l’enthousiasme de Marc-André Fleury. Même s’il ne fait plus partie de notre groupe, il aura toujours une place spéciale, chez nous », a déclaré Jacques Martin.

Content pour Fleury... et pour Ovechkin

CHRONIQUE – En séries / Jacques Martin se réjouit, chaque fois que les Golden Knights de Vegas gagnent un match dans les séries de la Coupe Stanley.

L’ancien entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa et du Canadien de Montréal travaille désormais à Pittsburgh. Il vient de compléter sa cinquième saison – déjà – dans l’organisation des Penguins.

Cela signifie que, pendant quatre années, il a côtoyé de près Marc-André Fleury.

« C’est une personne spéciale, Marc-André », dit-il.

Martin, un homme de hockey d’expérience, ne lance pas des fleurs à n’importe qui, n’importe quand.

« L’organisation des Penguins a toujours apprécié le talent, la personnalité, l’enthousiasme de Marc-André. Même s’il ne fait plus partie de notre groupe, il aura toujours une place spéciale, chez nous. Je crois que nous l’avons clairement démontré, plus tôt cette saison, quand il est venu jouer avec Vegas, chez nous. »

Les images d’un Fleury ému aux larmes, par l’ovation que la foule du PPG Paints Arena lui a réservée, sont vite devenues virales.

La direction des Penguins lui a également réservé un accueil spécial, à l’extérieur de la patinoire. En tant que propriétaire, Mario Lemieux a su créer une ambiance presque familiale chez les Penguins.

Le Magnifique, selon ce qu’on dit, a un faible pour les joueurs québécois.

Ce qui nous fait penser que, sur la patinoire comme dans les bureaux, Fleury doit être le deuxième joueur le plus populaire des 15 dernières années à Pittsburgh.

« C’est probablement le cas, a reconnu Martin, lorsque nous l’avons croisé dans un tournoi de golf à Ottawa, en début de semaine. Premièrement, Marc-André s’est fait aimer à cause de ses performances. Je répète que sa personnalité a compté pour beaucoup. Il emmène tellement d’enthousiasme à son travail, chaque jour. C’est une personne vraiment dévouée. Il a toujours été très accessible envers les partisans. L’an dernier, avant de quitter, il donné un coup de pouce aux gens qui construisaient un terrain de jeu dans la communauté où il vivait. Il est comme ça. »

Martin serait content de voir Fleury soulever la coupe pour une troisième année d’affilée.

Il ne serait pas fâché, non plus, de voir les Capitals triompher.

Les Caps ont développé une belle rivalité avec les Pens, à force de les affronter aussi souvent en séries.

Martin est bon joueur. Il est capable de se réjouir pour l’équipe qui vient d’éliminer la sienne, au deuxième tour.

« Ce fut une série exceptionnelle. Il faut rendre hommage aux Caps, qui jouent de l’excellent hockey. C’est une équipe qui joue très bien défensivement. Elle a beaucoup de profondeur. Elle semble surtout en mission, cette saison. »

Martin a toujours maintenu que de petits détails peuvent faire la différence entre une victoire et une défaite, en séries.

« L’an dernier, nous avons battu Washington parce que Marc-André avait été solide, contre eux. Braden Holtby n’avait pas été aussi bon. Cette année, c’est comme le contraire qui s’est produit. »

Une télé sur deux
Le réseau NBC jubile ! Les cotes d’écoute du premier match de la finale ont fait un bond de 7 % par rapport à l’an dernier. À Las Vegas, on estime qu’un téléviseur sur deux qui était ouvert, samedi, était branché sur le match. Tout simplement incroyable.

Un proprio au poil !
Le trophée de l’administrateur le plus généreux de l’année dans le monde du sport pourrait fort bien être décerné à Ted Leonsis.

Ted Leonsis

Le propriétaire des Capitals est aux anges depuis que son club est en finale. Dans la vie comme au hockey, le succès est une affaire d’équipe. Il a donc décidé de gâter 200 de ses employés de bureau. Une centaine d’entre eux ont pu assister au premier match de la finale, lundi. Les autres seront au match numéro deux, mercredi.

M. Leonsis a nolisé deux avions et réservé plusieurs dizaines de chambres, à l’hôtel-casino Excalibur.

Un porte-parole de la firme Monumental Sports & Entertainment a confié au Washington Post que M. Leonsis était prêt à envoyer 500 de ses employés à Vegas. Le nombre limité de billets disponibles pour les matches l’a forcé à revoir ses ambitions à la baisse.

Il s’agit quand même d’un geste remarquable, qui devrait inspirer les dirigeants de plusieurs autres organisations.

Nouveau marché, vieilles tactiques
Il paraît que les Golden Knights ont embauché de très jolies préposées à la patinoire. Ces dames travaillaient dans la moitié du T-Mobile Arena où patinaient les Capitals durant la période d’échauffement, lundi.

L’analyste Pierre McGuire parlait de ça, mardi matin, lors de son intervention quotidienne à TSN 1200, la station de radio sportive anglophone d’Ottawa.

Si les Knights avaient cherché à déconcentrer leurs adversaires, avant le début de la finale, ils n’auraient pas pu mieux s’y prendre. C’est son opinion.

Si c’est vrai, il s’agit surtout d’une très ancienne tactique.

On se souvient qu’en 1986, Gilles Guilbault avait pris soin de magouiller pour qu’un groupe de femmes d’affaires en voyage logent au même hôtel - et au même étage – que les Bruins de Boston, au début de la finale.

Son homologue de Boston (on oublie son nom) était en furie.

Cette année-là, le National de Québec a gagné la coupe Stanley en sept parties, sur la glace du Colisée.

Le directeur général du National, Gilles Guilbault (Michel Forget)