Selon le descripteur des Panthers de la Floride Denis Potvin, Erik Karlsson est « le meilleur défenseur » de la Ligue nationale de hockey. Denis Potvin le compare d’ailleurs à Raymond Bourque et à Jean-Claude Tremblay.

Comme Bourque ou Tremblay

CHRONIQUE / Tout semble terriblement calme, dans l’épineux dossier d’Erik Karlsson. On a le droit de penser qu’après des journées intenses de négociation, Pierre Dorion a toujours du mal à obtenir ce qu’il veut, dans une transaction impliquant le défenseur le plus doué de sa génération.

Si jamais il a besoin d’un bon vendeur pour l’épauler, il peut toujours faire appel à Denis Potvin.

Notre ami Denis s’accorde quelques jours de vacances dans sa région natale. On a pu l’entendre pendant quelques minutes, sur les ondes de TSN 1200, jeudi matin.

Il a d’abord commencé par prendre une position claire dans l’éternel débat.

« Selon moi, Karlsson est le meilleur défenseur de la ligue. Point final », a-t-il déclaré.

Potvin s’y connaît en matière de bons défenseurs. Il a lui-même gagné le trophée Norris à trois occasions dans les années 1970.

Potvin connaît bien le Lightning de Tampa Bay, aussi. Depuis quatre ans, maintenant, il décrit les matches de leurs plus grands rivaux, les Panthers de la Floride, à la télévision.

Il constate, comme tout le monde, que le club de Steve Yzerman cogne à la porte depuis quelques années. Il lui manque forcément un petit quelque chose pour franchir la dernière étape.

Karlsson, selon lui, pourrait être le chaînon manquant.

« Il pourrait faire la différence, un peu comme Raymond Bourque, quand il s’est joint à l’Avalanche du Colorado », dit-il.

Potvin s’y connaît en matière de bons défenseurs. Il connaît le Lightning. Il connaît aussi Karlsson. Très bien, même.

Avant d’accepter un poste avec le diffuseur officiel des Panthers, il a passé quelques années dans un rôle similaire, à Ottawa. Ça lui a permis de développer un lien privilégié avec le jeune prodige, à l’époque où il donnait ses premiers coups de patin en Amérique du Nord.

« Dès le début, ses aptitudes à l’attaque sautaient aux yeux. Des gens me disaient qu’il ne savait pas quoi faire dans son territoire. Moi, j’ai toujours répondu à ces gens que Karlsson me rappelle Jean-Claude Tremblay. »

Voilà une comparaison que personne n’a fait, auparavant.

Seuls les fans les plus âgés se souviennent de cet habile patineur qui a connu 12 belles saisons dans l’uniforme du Canadien de Montréal, avant de déménager à Québec pour en disputer sept autres avec les Nordiques, du temps de l’Association mondiale.

« JC ne frappait personne, mais il pouvait faire des trucs incroyables avec son bâton. Il n’était pas particulièrement fort, physiquement, mais il était capable de se pencher pour arracher la rondelle à n’importe qui. Surtout, quand il réussissait à sauter sur une rondelle libre, il ne perdait pas de temps, il décampait. »

« Les défenseurs ont deux mandats, sur la patinoire. Ils doivent d’abord défendre leur territoire. Ils doivent ensuite relancer l’attaque. »

Denis Potvin se dit, un peu comme nous, que la transaction n’a toujours pas été conclue parce que les autres DG sont frileux. Si c’est le cas, il conseille à Pierre Dorion de se montrer patient.

« Karlsson connaîtra une très bonne saison. Il aura faim de se prouver, durant la dernière année de son contrat. En plus, toutes les blessures qui l’ont ralenti dans les derniers mois appartiendront au passé. »

« Les équipes qui s’intéressent à lui aujourd’hui s’intéresseront encore davantage à lui à l’approche de la date limite des transactions. »

La date limite des transactions, c’est dans sept mois.

Parce que ce dossier n’a pas déjà traîné suffisamment longtemps...

En tous cas, Dorion pourra se montrer patient dans un autre dossier.

L’Association des joueurs a dévoilé, jeudi, son calendrier en vue de l’arbitrage salarial. En tout, 38 joueurs ont choisi de se prévaloir de cette option. Les séances se tiendront entre le vendredi 20 juillet et le samedi 4 août.

Ceci doit comparaître le 1er août. Stone, le 3.

Le directeur général des Sénateurs pourra donc tenter de s’entendre à l’amiable avec ses deux joueurs.

Dans le cas de Stone, ça semble primordial.

Les Sénateurs risquent déjà de perdre leur capitaine. Ils n’ont surtout pas le droit de laisser filer celui qui devrait logiquement lui succéder.