Cam Ward a connu une difficile journée au bureau, samedi, alors que les Maple Leafs l’ont emporté par la marque de 7-6 en prolongation contre les Blackhawks, à Chicago.

Chicago s’ennuie de Corey Crawford

CHRONIQUE / Match fort divertissant, dimanche soir, au United Center de Chicago. Pas moins de trois buts ont été marqués dans la dernière minute de la troisième période. En prolongation, Morgan Rielly a permis aux visiteurs, les Maple Leafs de Toronto, d’aller chercher une victoire de 7-6.

Très rapidement, on a dressé un constat.

« Garret Sparks a remporté le duel de gardiens avec un taux d’efficacité à peine supérieur à 80 % », a-t-on lu quelque part.

Cela signifie que Cam Ward a perdu.

Les Blackhawks ont débuté leur saison avec une séquence de trois parties en quatre jours. L’entraîneur-chef Joel Quenneville a choisi de tout miser sur le vétéran gardien de 34 ans acquis à titre de joueur autonome l’été dernier.

Ward a trouvé un moyen de gagner les deux premiers matches. Quand on fait le bilan de son long week-end, on constate qu’il a laissé passer 14 des 89 rondelles qui ont été dirigées vers son filet.

On accordait déjà peu de chances aux Hawks de rebondir. Ils évoluent dans une division très compétitive et presque tous leurs rivaux ont trouvé des moyens de s’améliorer durant la saison morte.

Quelques heures avant le début de la saison, jeudi dernier, Quenneville a reconnu que son groupe est animé par un sentiment d’urgence.

« Nos gars n’ont pas l’habitude d’entreprendre leurs vacances aussi rapidement », a-t-il dit, au sujet de l’équipe qui a raté les séries pour la première fois en 10 ans.

« Pour éviter que le scénario se répète, l’idéal serait de connaître un bon départ. Une équipe peut très bien se positionner, en prévision des séries, en connaissant du succès dans les 10 premières parties. »

Quelques minutes plus tôt, dans le vestiaire, son capitaine nous disait que de bonnes choses s’en venaient.

Un autre gardien d’expérience, Corey Crawford, s’entraîne presque chaque jour. Personne ne sait à quoi s’en tenir. Les blessures à la tête sont toujours mystérieuses. « Mais il a parfois l’air tout près de nous rejoindre dans un match. C’est très encourageant », affirme Jonathan Toews.

« L’an dernier, il n’était pas là. Nous avons enfin pu mesurer son importance au sein de notre équipe. »

Crawford, le Québécois de Châteauguay, est devenu gardien titulaire à Chicago au début de la saison 2010-11. Les Blackhawks venaient de remporter la coupe Stanley pour la première fois en 50 ans.

Crawford a participé aux deux conquêtes suivantes, en 2013 ainsi qu’en 2015. Il n’a pourtant pas été reconnu au même titre que Toews, Patrick Kane, Marian Hossa, Duncan Keith et Patrick Sharp, parmi les piliers de l’organisation.

« Il n’a pas été repêché en première ronde. Ce n’était pas un gros nom, dans les rangs juniors. Il n’a pas été invité au Championnat mondial, rien du genre. Il a donc pris un peu de temps à forger sa réputation. »

« En 2016, quand on l’a invité à participer à la Coupe du monde, à Toronto, les choses ont commencé à changer. Là, j’ai enfin l’impression que les gens le prennent au sérieux. C’est une étoile. C’est un gars que tu dois connaître. »

« Nous sommes contents de le revoir, surtout, parce que c’est une bonne personne. On sera tous très heureux quand il pourra enfin revenir parmi nous. »

Dahlin doit relaxer

Le nouveau jeune prodige de la LNH, Rasmus Dahlin, connaît des débuts modestes. Son entraîneur chez les Sabres de Buffalo, Phil Housley, a bien l’intention de se montrer clément. « Il se met beaucoup de pression sur les épaules. Il veut impressionner ses entraîneurs, les employés de l’équipe, ses coéquipiers, ses pairs... Il veut faire les bonnes choses. Il doit apprendre à se calmer. Pour commencer, il doit apprendre à s’éloigner de tout ça quand il obtient une journée de congé. Tout le monde a besoin d’une pause », a-t-il récemment confié au Buffalo News.

Housley parle d’expérience. Choix de première ronde des Sabres, il a connu une carrière de – presque – 1500 parties dans la LNH.

Un « p’tit frère »

Joe Sakic a vraiment amélioré son équipe, l’an dernier, quand il a complété la transaction monstre dans laquelle il a sacrifié le centre numéro un Matt Duchene. Il a notamment fait l’acquisition d’un jeune défenseur québécois qui fait désormais partie de son premier duo.

« Samuel Girard est un vrai bon kid. Il veut s’améliorer chaque jour. Il est tellement doué, tellement intelligent. Il sait comment réagir quand l’échec-avant est agressif. Il sait comment se soustraire à la pression quand il a des ennuis. Il a une bonne tête sur les épaules », commente l’autre membre du premier duo, Erik Johnson.

Le jeune trentenaire a confié au Denver Post qu’il considère que Girard est son « p’tit frère », sur la patinoire et à l’extérieur.

Trente buts ?

On verra sous peu comment Anthony Mantha peut gérer la pression. À 24 ans, il a connu un bon camp d’entraînement. Si bon qu’on lui prédit désormais une grande saison. À Détroit, on pense qu’il pourrait devenir le premier joueur des Red Wings à atteindre le plateau des 30 buts en 10 ans. « Peu de joueurs sont capables de marquer des buts, comme lui. C’est un gros plateau, mais je crois qu’il est capable de l’atteindre », dit l’entraîneur-chef Jeff Blashill, au sujet de l’imposant ailier qui a connu deux saisons de 50 buts dans la LHJMQ.