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Sylvain St-Laurent
Le Droit
Sylvain St-Laurent
Rasmus Dahlin et les Sabres de Buffalo ont été incapables de renverser la vapeur face à Brad Marchand et aux Bruins de Boston.
Rasmus Dahlin et les Sabres de Buffalo ont été incapables de renverser la vapeur face à Brad Marchand et aux Bruins de Boston.

C’est le bordel à Buffalo

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CHRONIQUE — ESPACE LNH / Vingt-sept minutes. Le directeur général des Sabres de Buffalo, Kevyn Adams, a répondu patiemment aux questions des journalistes pendant 27 longues et pénibles minutes, mercredi.

Par moments, ça devait être douloureux.

Tout le monde sait que la situation est extrêmement complexe, à Buffalo.

Les Sabres vont rater les séries pour une dixième année consécutive. Avec tous les jeunes joueurs de talent qui ont été repêchés, durant cette période, l’équipe devrait normalement progresser.

Le contraire se produit.

Elle a remporté seulement six de ses 28 premières parties.

Sur papier, il pourrait donc s’agir de la pire saison de l’histoire de l’organisation, qui a vu le jour au début des années 1970.

Les faits saillants du match de la défaite de 6-0, subie lundi contre les Capitals de Washington, étaient particulièrement incriminants. On a rarement vu une formation aussi désorganisée et gaffeuse, dans les ligues majeures.

Adams a congédié quelques entraîneurs. C’est souvent le premier geste que posent les directeurs généraux en quête de réponses.

Il avait parfois du mal à expliquer sa décision.

« Nous devons être meilleurs à tous les niveaux », a-t-il dit, embarrassé.

« Ça commence dans mon bureau. Je dois m’améliorer en tant que gestionnaire. Nos entraîneurs doivent mieux diriger l’équipe. Nos dépisteurs doivent repérer de meilleurs joueurs. Nos séances d’entraînement doivent être meilleures. Dans notre domaine d’activité, on mesure le succès avec le résultat des matches. Mais nos problèmes sont bien plus profonds que ça. Nous avons une culture d’organisation à changer. »

La culture doit changer. Pour l’instant, seuls les entraîneurs ont écopé.

L’homme d’affaires milliardaire Terry Pegula a fait l’acquisition des Sabres, à l’hiver 2011.

L’équipe n’avait eu qu’un entraîneur-chef, Lindy Ruff, au cours des 13 années précédentes.

Ruff a perdu son poste, un an plus tard. Depuis, c’est un véritable carrousel. Don Granato est devenu le sixième homme à prendre le contrôle de l’équipe, depuis 2013.

Puisqu’il occupe ce poste de façon intérimaire, il y a fort à parier qu’un septième entraîneur prendra la relève durant la prochaine saison morte.

La question a été posée de façon directe au directeur général, en conférence de presse. Si les joueurs ont laissé tomber tous ces hommes, comment peut-on espérer un dénouement différent ?

« Vous répondez à votre propre question. Les joueurs doivent réaliser certaines choses », a répondu Kevyn Adams.

« Nous devons avoir une sérieuse conversation, avec eux. Ils doivent ressentir une grande fierté quand ils enfilent le chandail des Sabres. Ils doivent ressentir une grande fierté de faire partie du groupe sélect des joueurs de la LNH. Seulement 700 personnes, à travers le monde, ont ce privilège. Si nos joueurs sont incapables de comprendre tout cela, eh bien, je trouve que c’est inacceptable. »

La période trouble à Buffalo est intimement liée à Jack Eichel.

Les Sabres ont repêché le costaud centre américain en 2015. Sans perdre une seconde, ils ont statué qu’il deviendrait le joueur de concession autour duquel ils développeraient leur identité.

Avec le temps, on a l’impression qu’il fait davantage partie du problème que de la solution.

« L’important, c’est de continuer à communiquer, pense Adams. Jack sait que la porte de mon bureau est toujours ouverte. »

+

NOUVEL ENTRAÎNEUR, MÊME RÉSULTAT

Le règne de Don Granato a débuté par une défaite.

Les Sabres n’ont jamais vraiment été dans le coup, jeudi soir, dans un match où ils ont alloué 37 lancers aux Bruins de Boston.

Don Granato

Il faut dire que le contexte n’était pas évident. La séance d’entraînement de mercredi a été annulée, quand un des membres du personnel de l’équipe a été placé dans le programme de protection contre la COVID-19.

Granato a finalement pu s’adresser à ses joueurs deux heures avant le début de la première partie.

Le contexte n’était pas idéal. Les discours d’avant-match sont généralement ceux où les entraîneurs essaient de fouetter leurs troupes. Avant une compétition, les athlètes n’ont pas envie de se casser la tête.

Granato, qui occupe un poste d’entraîneur-chef pour la première fois depuis 2016, a néanmoins quelques idées à proposer.

« Nous devons améliorer notre rythme. C’est aussi simple que ça », a-t-il déclaré. Dans le match contre les Bruins, nous avons montré que nous sommes capables de jouer avec plus de rythme. Nous n’avons pas été capables de le soutenir. »