Mikko Koskinen est-il le bon gardien pour défendre le filet des Oilers d’Edmonton ?

Ces équipes qui perdent tout le temps

CHRONIQUE — À TRAVERS LA LNH / On a tendance à l’oublier, parce que le temps a passé. En 2005, les dirigeants de la Ligue nationale de hockey ont pris la décision d’annuler une saison complète alors qu’un conflit de travail faisait rage.

C’était un sacrifice nécessaire, jurait à l’époque le commissaire Gary Bettman. Il devait permettre l’implantation d’un système qui ramènerait un équilibre compétitif.

Le plafond salarial devait permettre aux plus petits clubs de compétitionner avec les grands.

Finie, l’époque où certaines organisations passaient de très longues périodes dans la cave du classement.

Une quinzaine d’années plus tard, le plafond salarial continue de gonfler. Clairement, la LNH brasse de bonnes affaires.

Toutes les belles promesses de 2005 n’ont cependant pas été remplies. Alors qu’une autre saison tire à sa fin, jetons un coup d’œil à ce qui se passe dans certaines villes qui sont habituées à la défaite.

Et un coup d’œil à ce qu’elles comptent faire pour améliorer les choses.

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Buffalo : un autre coach au chômage ?

Jack Eichel a bien aimé le niveau d’engagement de la foule, dimanche soir, quand les Sabres de Buffalo ont vaincu les Blues de Saint-Louis au KeyBank Arena. « Un match à 17 h, le jour de la Saint-Patrick. Les locaux ont eu le temps de savourer quelques consommations en admirant la parade. Ils sont arrivés dans les gradins avec un beau petit buzz », a-t-il déclaré en quittant la patinoire. L’ambiance festive aurait donné le goût aux joueurs de se défoncer.

Si les Sabres jouaient mieux, leurs fans auraient peut-être, plus souvent, le cœur à la fête. Il paraît qu’un autre changement d’entraîneur est dans l’air, pour cette équipe qui sera exclue des séries pour une huitième année consécutive. « Je ne pense pas à ça pour le moment. Je dois continuer à faire mon travail d’enseignant auprès des jeunes », a répondu Phil Housley, récemment, à un confrère du Buffalo News.

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Floride : la folie du 1er juillet

On comprend mal pourquoi les Panthers de la Floride ne parviennent pas à décoller, avec leur noyau de jeunes joueurs talentueux qui sont dans la fleur de l’âge.

Leur directeur général Dale Tallon n’a pas l’air de comprendre, non plus. C’est sans doute pourquoi il va emprunter un chemin totalement différent dans le but de s’extirper d’un cycle dans laquelle son équipe a participé aux séries à deux reprises depuis 2001. La stratégie sera de se montrer très agressif lors de l’ouverture de la chasse aux joueurs autonomes, le 1er juillet prochain.

« Il n’y a pas de taxes en Floride. C’est un élément important que bien des joueurs autonomes prennent en considération », a récemment confié Troy Brouwer à L’Athlétique. « Porter des sandales en plein hiver, ce n’est pas désagréable non plus », a commenté Roberto Luongo dans le même reportage.

On se demande si l’ambiance de la « colonie de vacances » ne serait pas en partie responsable des problèmes qui persistent chez les Panthers...

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Vancouver : des vétérans s’en vont

« Notre équipe sera différente l’an prochain », a promis l’entraîneur-chef des Canucks, Travis Green, dans une longue entrevue avec le quotidien Vancouver Sun. « Faire des changements, ce n’est pas nécessairement facile dans la LNH d’aujourd’hui. Mais les clubs qui ne participent pas aux séries doivent bouger », a-t-il ajouté.

Les Canucks ne toucheront pas à leur jeune noyau. Elias Petersson, Brock Boeser et le nouveau venu Quinn Hughes viennent à peine d’arriver. Ils ne sont pas responsables des problèmes de l’organisation depuis quatre ou cinq ans.

Le sort des vétérans Jay Beagle, Loui Eriksson, Markus Granlund, Derrick Pouliot et Antoine Roussel est un peu moins clair.

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Edmonton : le mauvais gardien ?

Quelques heures avant de se faire montrer la porte, le directeur général Peter Chiarelli a fait signer une prolongation de contrat au gardien finlandais Mikko Koskinen. Depuis, le jeune trentenaire a fait un boulot honnête. Il vient de connaître une séquence de cinq victoires consécutives. Au lendemain d’une performance un peu moins reluisante, contre les Golden Knights de Vegas, la presse l’a quand même crucifié. Il est faible du côté de la mitaine. Tout le monde peut le voir, écrivait un columnist du Edmonton Journal.

Les Oilers vont terminer l’année avec deux marqueurs de 40 buts, Connor McDavid et Leon Draisaitl. Ryan Nugent-Hopkins connaît, à 25 ans, la saison la plus productive de sa carrière. Dans le hockey professionnel, le succès commence quand même devant le filet.

Koskinen touchera un salaire digne d’un gardien de but numéro un jusqu’en 2022.

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New Jersey : l’histoire d’une blessure

« On joue bien, en tant qu’équipe. Cela dit, quand ton meilleur joueur manque à l’appel, c’est un coup dur », a déclaré le défenseur Will Butcher quand les Devils du New Jersey ont été rossés, 9-4, par les Flames de Calgary.

Serait-il aussi facile d’expliquer la mauvaise saison au New Jersey ?

Taylor Hall, dernier vainqueur du trophée Hart, a disputé son dernier match le 23 décembre dernier.

Les Devils avaient une fiche de 12-16-7, à ce moment-là.

Butcher (et ses patrons) devront peut-être chercher un peu plus loin...