Selon Bob McKenzie, les chances de voir l’ailier gauche Mike Hoffman quitter Ottawa « sont supérieures à 50 % ».

Ça va faire mal, mais...

CHRONIQUE / La suite des événements est pratiquement écrite dans le ciel. Aussi bien se le dire tout de suite, ça va faire mal.

Les Sénateurs se réuniront en soirée, mercredi, pour reprendre l’entraînement. Il reste une quarantaine de matches à jouer, mais on sait déjà que la saison est à l’eau.

Il reste aussi six semaines, presque jour pour jour, à écouler avant la date limite des transactions.

Ça va faire mal, je vous le dis.

Bob McKenzie, expert parmi les experts, n’est « pas convaincu à 100 % » que Mike Hoffman sera échangé. Il a dit, en revanche, que les chances de voir l’ailier gauche quitter Ottawa « sont supérieures à 50 % ».

Ça veut dire ce que ça veut dire.

Pierre Dorion écoute les offres. Selon toute vraisemblance, certaines, très intéressantes, lui ont déjà été acheminées.

On commence à connaître son style. Il n’est pas du genre à rester les bras croisés quand son équipe a besoin d’aide. Si on lui demandait directement, il se qualifierait sans doute lui-même de directeur général « actif » ou « agressif ».

Je suis persuadé que Hoffman va y passer.

J’écris que « ça va faire mal » parce que j’ai la nette impression que les partisans ne sont pas prêts pour cela.

Les partisans aiment leur équipe. Souvent, ils aiment encore plus fort les joueurs les plus talentueux qui évoluent au sein de leur équipe.

Hoffman a réussi à gagner le coeur des partisans des Sénateurs avec ses habiletés naturelles. Il demeure un des seuls joueurs capables de chauffer Erik Karlsson dans une épreuve de vitesse. Son lancer des poignets demeure sa principale arme, même s’il n’a jamais atteint son objectif personnel en marquant 35 buts dans une saison.

L’immense talent de Hoffman ne lui a pas toujours permis de briller quand ça comptait le plus. Il est loin d’être un joueur parfait.

À travers les rumeurs qui ont commencé à faire surface, j’ai interrogé trois ou quatre bonnes têtes de hockey, dans les dernières heures. Il semble y avoir consensus. Si Dorion acceptait de sacrifier Hoffman prochainement, il devrait être capable d’aller chercher un espoir. Mais un vrai bel espoir. Le type d’espoir qui sera susceptible de faire oublier le numéro 68 d’ici deux ou trois ans.

On semble croire que l’équipe qui sera vraiment motivée à faire l’acquisition d’un jeune vétéran sous contrat jusqu’en 2020 offrira également un haut choix de repêchage.

Les plus prudents parlent d’un choix de deuxième ou de troisième tour. Les plus optimistes croient au choix de première ronde.

Nous sommes à la mi-janvier. Les enchères pourraient grimper d’ici la fin février.

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Jason Spezza a regardé le match de mardi soir dans la galerie de la presse. C’était la première fois depuis les séries éliminatoires de 2004 qu’il était laissé de côté.

À l’époque, il n’avait pas réussi à gagner la confiance d’un entraîneur fou du jeu défensif. On dirait que c’est un peu la même chose, cette fois. Sauf que c’est nettement plus sérieux.

En 2004, il était en début de carrière. On savait qu’il finirait par trouver sa place dans la LNH.

Il est aujourd’hui âgé de 34 ans. Dans une ligue qui rajeunit constamment, il vieillit. 

En plus d’être de plus en plus jeune, cette ligue est de plus en plus rapide. Or, la vitesse n’a jamais été un de ses principaux atouts.

Petit coup d’oeil à l’alignement des Sénateurs en 2006-07. Si jamais Spezza accroche ses patins, il ne restera plus que deux survivants de l’équipe qui a permis à Ottawa d’atteindre la finale de la coupe Stanley.

Ironiquement, Patrick Eaves et Antoine Vermette appartiennent présentement aux Ducks d’Anaheim – l’équipe qui a triomphé lors de cette finale.

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Le meilleur marqueur de la LNH, depuis le 5 novembre? Nul autre que Nathan MacKinnon.

On a déjà eu vent d’une guerre de coqs dans le vestiaire de l’Avalanche du Colorado. MacKinnon et Matt Duchene ont eu, semble-t-il, certaines difficultés à coexister à une certaine époque.

MacKinnon n’a certainement pas de mal à s’épanouir depuis le départ de Duchene.

Il faudra se souvenir de ceci, quand viendra le temps de choisir l’équipe qui sortira gagnante de la méga-transaction de l’automne 2017...