Ron Hextall a perdu son poste de DG des Flyers de Philadelphie la semaine dernière.

Ça va bouger à Philadelphie

CHRONIQUE / Chuck Fletcher devrait passer beaucoup de temps au téléphone, dans les prochains jours.

L’homme de hockey qui est originaire de Montréal a hérité du poste de directeur général des Flyers de Philadelphie. Puisque sa nomination vient d’être confirmée, ses homologues des 30 autres villes de la Ligue nationale voudront le contacter.

Il sera de mise de le féliciter d’être si rapidement retombé sur ses pattes. Il aura passé seulement sept mois au chômage.

Certains DG en profiteront, certainement, pour lui offrir un peu d’aide.

Le regretté Bryan Murray avait l’habitude de faire des blagues quand ses joueurs traversaient des séquences difficiles. « Quand on perd, mes amis me contactent bien plus souvent. Ils sont nombreux à vouloir m’aider. Je reçois plusieurs propositions de transactions... »

Murray était un maître de l’ironie.

Les propositions qu’on fait aux clubs en difficulté sont rarement intéressantes. Les « amis » de Murray étaient, en réalité, des vautours qui cherchaient bien sûr à profiter de la panique ambiante.

C’est pourquoi il sera très intéressant de suivre Fletcher, dans les prochains jours, d’ici le gel des alignements du temps des Fêtes.

Si on croit le bruit qui court, les propriétaires des Flyers ont limogé le prédécesseur de Fletcher, Ron Hextall, en raison de divergences d’opinions fondamentales.

Hextall voulait garder le cap. Il voulait se montrer patient et continuer à construire son équipe avec les joueurs qu’il a repêchés au fil des ans.

Les proprios veulent des changements. Plus tôt que tard.

« Quand je suis arrivé, il y a un peu plus de quatre ans, je me suis donné trois étapes à franchir. Dans un premier temps, je devais faire du ménage ; nous donner un peu de marge de manœuvre sous le plafond salarial. Quand ce fut fait, nous devions embarquer dans la deuxième étape, celle dans laquelle nous aidons de jeunes joueurs à grandir au sein de notre organisation. La troisième étape, c’est celle où il faut mettre le paquet et viser un championnat. Je ne pensais pas que nous étions rendus là. Nous ne sommes pas prêts à rivaliser avec les Jets de Winnipeg, les Predators de Nashville ou encore le Lightning de Tampa Bay », a résumé l’ancien gardien, dans la conférence de presse qui a suivi son congédiement.

Lorsqu’il entrera officiellement en fonction, Chuck Fletcher aura une belle marge de manœuvre. Les Flyers sont à environ 12 millions $ US du plafond, selon le site CapFriendly.com. Ses patrons, les dirigeants de la firme Comcast Spectator, n’ont jamais eu peur de dépenser.

Le nouveau patron des Flyers disposera enfin d’une intéressante banque d’espoirs.

Le défenseur acadien Philippe Myers connaît un très bon début de saison dans la Ligue américaine. L’ailier de Sorel Nicolas Aubé-Kubel n’a plus grand-chose à prouver au niveau inférieur. Il attend simplement son opportunité.

Pascal Laberge et Samuel Morin séjournent tous les deux sur la liste des blessés. Ils ont aussi de la valeur.

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Au tour de Marner et Matthews

À Toronto, on se demande qui a gagné le bras de fer. William Nylander ou Kyle Dubas ? Le directeur général des Maple Leafs a peut-être créé un dangereux précédent en permettant à un jeune gréviste de réintégrer l’équipe. Déjà, on se demande si d’autres jeunes vedettes, comme Mitch Marner et Auston Matthews, auront à négocier leurs prochains contrats, dans quelques mois. « Notre objectif, c’est d’avoir tout le monde dans la barque au premier jour du camp d’entraînement », a déclaré Dubas aux médias. Une déclaration qui, quand on y pense, n’a rien de particulièrement rassurant...

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Ovechkin veut de la glace

Aux quatre coins de la LNH, on discute encore une fois d’une mise en échec douteuse de Tom Wilson. À Washington, les journalistes s’inquiètent du temps de jeu élevé d’Alexander Ovechkin. À 33 ans, le capitaine passe plus de 21 minutes par match sur la patinoire. Est-ce trop ? « Au contraire, c’est bon pour mon corps, répond le principal intéressé au Washington Post. Lorsque je passe une quinzaine de minutes sur la glace, j’ai parfois du mal à trouver mon rythme. Quand je franchis le plateau des 20 minutes, ce n’est pas un problème ! »

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Le bon vieux Coliseum

« Ce sera certainement plus calme. Il va falloir se réhabituer au silence. Il faudra trouver des moyens de se motiver par nous-mêmes. » Quand on lit le texte publié dans le quotidien Newsday, on comprend que Barry Trotz n’aime pas trop le Barclays Center de Brooklyn. Samedi soir, les Islanders de New York ont renoué avec leur ancien domicile, le Nassau Coliseum. Dans un vieux building complètement rénové, près de 14 000 spectateurs très bruyants ont célébré une victoire de 3-2 contre les Blue Jackets de Columbus. L’équipe partagera son temps entre les deux arénas d’ici la fin de la saison. Le hockey n’est pas très populaire à Brooklyn. Dans leurs 11 premières parties, cette saison, les Islanders ont attiré, en moyenne, 10 448 fans.

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Dahlin, le gros lot

Phil Housley explique assez facilement le retour en force des Sabres de Buffalo. « La présence de Rasmus Dahlin change tout », a-t-il confié au Buffalo News. Gagner la loterie, ça ne change pas le monde. Sauf que...