Les Sénateurs ont relevé avec brio le défi qui les attendait dans l’Ouest canadien en ce début de saison impressionnant. — La Presse canadienne

Ça se passe comme prévu

CHRONIQUE / Les collègues qui l’ont vu jouer à Laval, il y a une dizaine de jours, ont décrété qu’il est un peu trop fort pour la Ligue américaine. En récoltant deux points ce week-end en Alberta, il n’a certainement rien fait pour diminuer sa cote dans la LNH non plus.

Si ça continue comme ça, Thomas Chabot deviendra un heureux problème pour les Sénateurs avant longtemps.

Pierre Dorion et Guy Boucher pourront difficilement garder un espoir aussi doué dans les mineures très longtemps.

Ils ont quand même un peu de temps devant eux.

Chabot est un jeune homme très intelligent. Assez pour savoir que de ruer dans les brancards en ce moment ne lui donnerait rien de bon.

Les points qui s’accumulent permettent aux dirigeants de l’équipe de s’acheter du temps.

On vient de compléter le deuxième week-end d’activités dans la LNH. Les Sénateurs ont joué cinq parties et n’ont toujours pas subi un seul revers en temps réglementaire.

Ça se passe EXACTEMENT comme on avait prévu.

Ou pas.

En 25 années d’existence, Ottawa n’avait jamais réussi à compléter une tournée parfaite dans l’Ouest canadien. Il y a une raison, pour ça. C’est dur, une tournée dans l’ouest. 

Les athlètes sont des gens terriblement routiniers. Ce sont des machines programmées. Commencer un match à 22 h pour le terminer trois heures plus tard, ça donne un choc au système. Imaginez, alors, répéter le scénario trois fois en six jours avec des arrêts à Vancouver, à Calgary ainsi qu’à Edmonton. Avec de longs vols et le décalage horaire qu’il faut constamment combattre.

Je vous en signe un papier, ce segment du calendrier vous rentre dans le corps. Même les gens qui gagnent leur vie en écrivant des mots sur un clavier en ressentent – un petit peu – les effets.

Mais bon. Les Sénateurs, édition 2017-18, ont réussi l’exploit de balayer les provinces de l’ouest. En trois parties, ils ont marqué 14 buts. Ils en ont encaissé à peine trois.

Les pessimistes s’inquiétaient du trou laissé à la ligne bleue lorsque Marc Méthot était parti. J’en faisais partie. J’étais même un des pires.

Dans six mois et 77 parties de hockey, je pourrais avoir à dire que je m’inquiétais pour rien.

***

Aimer la Ligue canadienne de football, c’est accepter une foule de petites imperfections qui font d’elle un circuit unique, inimitable.

Nous voilà rendus dans le dernier droit. Il reste trois semaines à écouler au calendrier régulier. Durant cette période, le Rouge et Noir aura droit à deux congés. C’est donc dire que, durant une période de 22 jours comprise entre le 14 octobre et le 4 novembre, ses joueurs n’auront qu’un seul petit match à disputer.

S’il fallait que les Argonauts de Toronto perdent leurs deux dernières parties, Ottawa remporterait le titre de la division Est et son calendrier serait encore plus allégé. Il obtiendrait alors un laissez-passer direct pour la Finale de l’Est, ce qui lui permettrait d’économiser ses forces durant une séquence où il n’aurait qu’un match à jouer en 36 jours.

On veut aimer la LCF. Beaucoup. Le problème, c’est que la LCF n’est pas toujours facile à aimer.

***

C’est une bonne idée, la Fin de semaine des rivalités dans la LHJMQ. Un circuit qui souffre d’un terrible manque de visibilité au niveau national crée l’événement, en début de saison. L’objectif étant, visiblement, de stimuler les partisans dans les différents marchés à une période de l’année où les matches n’ont pas beaucoup de signification.

En Outaouais, ce week-end nous rappelle malheureusement que les Olympiques n’ont plus de grands rivaux.

Vendredi dernier, notre collègue Jean-François Plante a eu l’idée de sonder ses abonnés sur Twitter. Près de 60 % des fans qui ont répondu à sa question ont choisi l’Armada de Blainville-Boisbriand comme principal club ennemi.

Quelques heures plus tard, une foule (annoncée) de 1542 spectateurs était massée dans les gradins du Vieux-Bob pour voir les deux formations en découdre.

Non, ce n’est pas le Klondike.

T’as raison, JF. Si le Titan de Laval existait toujours, les Olympiques auraient un vrai de vrai rival. Hélas...