Brent Burns a déjà récolté trois buts et quatre passes en deux matches face à l’Avalanche en deuxième ronde des séries.

Burns prêt à en découdre

CHRONIQUE — EN SÉRIES / La première fin de semaine de la deuxième ronde nous a fourni quelques réponses. Déjà, on sait que les Sharks de San Jose offriront une belle résistance à l’Avalanche du Colorado.

Au premier tour, les Flames de Calgary n’étaient pas de taille. Cinq petites parties et c’était déjà fini.

Les Flames n’ont fait qu’admirer le grand talent de Nathan MacKinnon. Ils n’ont pu que constater les dégâts.

Les Sharks ont plein de vedettes. Dans les deux premières parties de la série, l’une d’entre elles a clairement affiché ses intentions. Brent Burns n’a pas l’intention de s’en laisser imposer.

Le gros barbu a marqué un but et récolté trois passes, vendredi, dans la victoire décisive de son équipe lors du match numéro un.

Dimanche, les Sharks ont raté leur chance de prendre les commandes par deux matches dans leur série. Leur plus dangereux défenseur a quand même trouvé le moyen d’ajouter deux buts et une passe à sa fiche.

Dans la première portion de la série, qui se déroulait au SAP Center de San Jose, Burns a produit davantage que le centre vedette adverse.

C’est curieux, d’ailleurs. Burns a eu du mal à s’imposer, offensivement, durant la première ronde. Il a participé au pointage dans trois des sept parties contre les Golden Knights de Vegas.

« Les Golden Knights et l’Avalanche présentent des styles de jeu fort différents », a expliqué le partenaire de Burns, le Québécois Marc-Édouard Vlasic, dans un papier qui a été publié dans le San Jose Mercury News.

Les Knights surveillaient Burns d’un peu plus près, mettons.

L’Avalanche lui a laissé un peu plus d’espace pour respirer, jusqu’à maintenant. Il en a pleinement profité.

Dans le même reportage, Peter DeBoer se portait à la défense de son pilier défensif.

Burns n’était pas moins efficace dans les matches où il ne produisait pas, au début des séries. Puisque les opportunités n’étaient pas au rendez-vous, il se concentrait sur une autre tâche. On a confié à Burns et Vlasic la tâche de contrer le trio de Max Pacioretty, Paul Stastny et Mark Stone.

Les deux ont bien rempli leur mission.

On a fait grand cas des trois buts et deux passes amassés par Stone, dans le match numéro trois de la série contre les Sharks. On a moins parlé du fait que l’ancien des Sénateurs n’a pas touché la cible dans les matches numéro quatre, cinq, six et sept.

« Ce qui est bien, avec Brent, c’est qu’il prend ce qu’on lui donne. Quand il s’est rendu compte qu’il était surveillé de près, il a choisi de se concentrer sur sa défensive. »

DeBoer n’avait pas fini.

Les détracteurs de Burns s’en sont donné à cœur joie, au milieu du mois d’avril. Certains ont l’air de croire qu’il n’a pas sa place parmi les trois finalistes pour l’obtention du trophée Norris.

« Il n’a pas volé sa place. Ceux qui croient qu’il n’est pas bon défensivement n’ont qu’à regarder les trois derniers matches de notre série contre Vegas. Ils n’ont qu’à le suivre, dans les prochains jours, contre MacKinnon. »

Burns a surtout l’air de détester la défaite plus que ses rivaux.

Il était terriblement de mauvais poil lorsqu’il s’est présenté devant les journalistes, après le match de dimanche. Pourtant, son équipe n’avait pas à rougir. Elle n’a pas été déclassée.

La question lui a été posée directement. Comment se sent-on ?

« On vient de perdre. Ce n’est pas un bon feeling. À cette période de l’année, il faut oublier, les victoires comme les défaites. »

Ce fut sa réponse la plus élaborée.

Il a été bien plus concis quand on lui a demandé ce que les Sharks devaient faire différemment dans la prochaine partie.

« Gagner. »

La fatigue, c’est un choix

John Tortorella était un tout petit peu plus bavard, lundi midi, dans sa rencontre avec la presse. Son équipe rentre à la maison, après un court et satisfaisant séjour sur la route. À Boston, les Blue Jackets de Columbus ont remporté un match sur deux.

Ça n’a pas été facile. Les deux matches ont pris fin en prolongation.

L’équipe qui saura le mieux gérer la fatigue se retrouvera dans une position de commande.

Ça, Tortorella le sait.

« Tu n’as pas le droit d’être fatigué. C’est impossible. Tu n’as pas le droit d’être fatigué parce que les matches se rendent en prolongation. Je ne pourrais pas m’exprimer plus clairement. La fatigue, c’est souvent ce qui fait la différence entre la victoire et la défaite à cette période de l’année. Les joueurs doivent trouver des moyens d’atteindre un niveau supérieur. La fatigue ne peut pas entrer en ligne de compte. »

Il paraît que l’entraîneur-chef aime répéter une phrase aux journalistes qui suivent son équipe.

La fatigue, c’est un choix, dit-il.

Les Jackets ont gagné leur dernier match, mais Tortorella n’est pas satisfait, soit dit en passant.

« Savez-vous combien de pénalités ont été décernées à notre équipe, alors qu’elle se trouvait en zone d’attaque ? Moi, je sais. Trois. On joue avec le feu », déclare-t-il.

Un peu d’empathie

Brad Marchand se trouvait au cachot, samedi, quand les Blue Jackets ont marqué le but qui leur a permis de créer l’égalité.

On s’attendait un peu à ce que son entraîneur Bruce Cassidy soit en rogne. Après tout, son agitateur a tout fait pour être puni depuis le début de la série contre les Jackets.

Le coach a plutôt choisi de se montrer indulgent.

« Marchie est un type compétitif, a indiqué Cassidy, dimanche. On dit tout plein de choses à son sujet. En réalité, il n’avait pas été puni une seule fois, jusque-là, en séries. Pas une fois ! Il est le meilleur marqueur de toute notre équipe. Des gens d’un peu partout dans la LNH disent qu’il faut le surveiller de près. Et pourquoi ? Il n’a rien fait de mal jusqu’à maintenant. »

Des vidéos des dernières années, durant lesquelles Marchand utilise sa langue pour « intimider » des adversaires, pourraient lui rafraîchir la mémoire...

Pas fini !

« On a perdu deux matches, mais ils ont marqué trois buts dans ces deux matches. Ce n’est pas fini », dit Robin Lehner, au sujet de la série opposant les Islanders de New York aux Hurricanes de la Caroline.