Malgré tout le succès que son équipe a connu, l’entraîneur-chef des Capitals Barry Trotz pourrait se faire montrer la porte dans les prochaines semaines.

Barry Trotz, all in et à pleine vitesse

CHRONIQUE – En séries / On ne parle pas assez de Barry Trotz, depuis le début des séries.

Si on se fie à toutes les rumeurs qui circulent, l’entraîneur-chef des Capitals de Washington vit sur du temps emprunté. Malgré tout le succès que son équipe a connu, jusqu’ici, il pourrait se faire montrer la porte dans les prochaines semaines.

Pas plus tard que mercredi matin, on entendait un autre ragot circuler. La relation entre Trotz et son patron, le directeur général Brian MacLellan, serait mauvaise.

Voilà pourquoi on aurait laissé le coach travailler toute la saison sans filet de sécurité. Trotz a laissé couler, sans trop faire de vagues, la dernière année de son contrat.

Il n’a pas changé d’un iota.

À 55 ans, il a même prouvé au cours des dernières heures qu’il était prêt à s’investir physiquement pour donner un coup de pouce à son équipe.

Il existe une petite tradition amusante, chez les Caps. On désigne toujours, au hasard, un joueur qui doit effectuer un tour de glace à fond la caisse lors de la dernière séance d’entraînement qui précède un match.

Mercredi matin, avant la rencontre décisive de la Finale de l’Association Est, un loustic a indiqué que le tour de Trotz était venu. Cette suggestion a été très favorablement accueillie.

Trotz n’a pas cherché à négocier. Il s’est prêté au jeu.

« Il fallait trouver un nouveau cobaye, puisqu’on avait subi la défaite lors de notre dernière visite à Tampa. Ma façon de voir les choses est assez simple. On a fait appel à moi. À cette période de l’année, il faut que tout le monde s’investisse complètement. All in, dit le vieil adage. J’ai été surpris que mon nom sorte du chapeau, mais j’étais prêt », a-t-il expliqué aux journalistes en quittant la glace.

Il s’est permis d’en rajouter un peu, analysant sa performance avec un peu d’humour.

« J’étais un peu inquiet dans les virages, puisque mes patins n’ont pas été très bien aiguisés cette saison. J’ai donc utilisé tout mon poids, en gardant mon centre de gravité très bas. Je n’ai pas effectué un tour de glace si rapide que ça. Pas grave. J’étais all in. À cette période de l’année, quand on a besoin de vous, il faut répondre à l’appel. »

Là-dessus, deux commentaires.

• Les Capitals ont plus d’expérience que quiconque, dans les matches numéro sept. Ça ne change rien à rien. En Finale d’Association, sur une patinoire étrangère, la pression devait être insoutenable. En relevant le défi qui lui était lancé, Trotz a fait rigoler tout le monde. Il a également attiré l’attention vers lui, ce qui a sans doute laissé un peu plus d’oxygène à certains de ses protégés. C’est sage.

• L’histoire ne dit pas quel joueur a eu l’idée de lancer le nom de Trotz pour ce tour de glace à pleine vitesse. Une chose est certaine, cependant. Un entraîneur qui n’a pas le respect ou l’affection de ses joueurs n’aurait jamais entendu son nom résonner sur le banc, dans pareilles circonstances.

Trotz travaille dans la LNH depuis bientôt 20 ans. Il a connu une seule saison perdante depuis le retour du lock-out de 2005. Il a franchi le premier tour des séries chaque année, depuis son arrivée à Washington.

Les Capitals ont-ils vraiment besoin d’un changement derrière le banc ?

Gerard « Spudsie » Gallant
La vie est belle, ces jours-ci, à Las Vegas. Les Golden Knights profitent pleinement des jours de repos qui leur sont alloués pour se refaire des forces. Les journalistes qui les suivent ont le temps de fouiller pour trouver des histoires savoureuses. Un reporter du quotidien Review-Journal a découvert le surnom qu’on donnait à Gerard Gallant, jadis.

Gerard Gallant

Quand il était un attaquant recrue, chez les Red Wings de Détroit, on l’appelait « Spudsie ».

Un spud, en anglais, c’est une bonne vieille patate.

Le surnom semble donc bien approprié pour un type qui a grandi sur l’Île-du-Prince-Édouard.

Fleury, d’un océan à l’autre
La popularité des Knights dépasse désormais les limites de Vegas. Les performances de Marc-André Fleury lui ont même valu une invitation au Dan Patrick Show, une des émissions de radio les plus écoutées aux États-Unis.

M. Patrick n’est pas un grand amateur de hockey. Il a lancé son entrevue en demandant à son invité s’il était possible de s’adapter à la vitesse des tirs de la LNH.

Marc-André Fleury

Fleury, fidèle à son habitude, a ricané du début à la fin. Il a même donné à l’animateur des leçons de trash talk en français.

Combien vaut Mark Stone ?
Sept ans, 49 millions $US. Les Sharks de San Jose ont consenti cet impressionnant contrat à Evander Kane.

C’est une belle récompense pour un joueur qui a connu une grosse fin de saison. Kane a marqué 13 buts en 26 parties – saison régulière et séries éliminatoires confondues – après avoir changé d’adresse à la date limite des transactions.

Evander Kane

C’est aussi un gros engagement auprès d’un jeune vétéran de (presque) 27 ans qui n’a encore jamais connu une seule saison de 60 points.

Ce contrat pourrait donner des maux de ventre aux directeurs généraux qui auront à négocier avec leurs futurs joueurs autonomes.

À Ottawa, le tour de Mark Stone s’en vient. Véritable modèle de constance, il a connu trois saisons de 60 points au cours des quatre dernières années. Il a réussi à franchir ce plateau même si des blessures l’ont fait rater 24 matches, l’hiver dernier.

Il va forcément coûter très cher.