Adrian Kempe a confiance. Il finira par prendre sa place. Il compte même contribuer au changement d’identité des Kings.

Adrian Kempe trouve sa place à LA

CHRONIQUE / De retour en santé, Jon Quick a certainement son gros mot à dire dans le gros début de saison que connaissent les Kings de Los Angeles.

L’arrivée de John Stevens doit forcément changer la donne, aussi.

Possible qu’au terme de six campagnes, les joueurs en avaient ras-le-bol du très (trop?) strict imposé par Darryl Sutter.

L’arrivée de jeunes jambes ne peut certainement pas nuire.

L’attaquant suédois Adrian Kempe a vite trouvé sa place au sein du noyau très expérimenté de l’équipe.

En récoltant six points à ses deux parties contre le Canadien, il a certainement réussi à se faire un nom auprès des amateurs de hockey québécois.

Kempe n’as pas été aussi flamboyant contre toutes les autres équipes, depuis le début de la saison. Les gens qui le suivent sur une base quotidienne vous diront néanmoins qu’il trouve presque toujours une façon de se démarquer.

«Les vétérans de notre équipe ont beaucoup de vécu. Ils ont pas mal tout expérimenté. C’est encourageant de voir à quel point les jeunes - et je pense particulièrement à Adrian - parviennent à nous suivre», a déclaré le capitaine Anze Kopitar lors de son récent passage à Ottawa.

Tout récemment, Kempe a hérité du rôle de centre numéro deux. Il doit développer très rapidement une complicité avec un ancien marqueur de 30 buts, Tyler Toffoli.

C’est dans un rôle d’ailier, avec Kopitar et l’ancien capitaine Dustin Brown, qu’il a connu ses meilleures parties.

«Il est vraiment mobile. Il patine très bien, c’est son principal atout. Ses lectures du jeu sont généralement très bonnes. Ce sont toutes des qualités qui font de lui un joueur parfait pour notre équipe», croit Kopitar.

Il aurait été difficile de prédire l’éclosion de Kempe. Les Kings l’avaient sélectionné très tard, en première ronde, lors du repêchage amateur de 2014.

Dans les années qui ont suivi, il n’a pas nécessairement accumulé des statistiques très impressionnantes. Les adolescents qui évoluent d’entrée de jeu dans les circuits majeurs européens le font rarement.

Les années qui ont suivi n’ont pas été plus faciles. Il a eu du mal à s’adapter au style de jeu de la Ligue américaine.

«Je suis toujours à l’étape où j’essaie de grandir en tant que joueur, admet-il. Je gagne un peu plus de confiance après chaque partie.»

La confiance ne semblait pourtant pas faire défaut, le 24 octobre dernier, lors de son passage à Ottawa.

Il était sur la patinoire, en fin de match, et il a provoqué le revirement qui a permis aux Kings de créer l’égalité contre les Sénateurs.

On a de nouveau fait appel à lui lors de la séance de tirs de barrage. Il a marqué le superbe but qui a fait la différence dans la partie. «C’est ce que nous aimons le plus chez lui, révèle John Stevens. Nous avons encaissé un but qui a dégonflé une grande partie de notre équipe durant cette partie. Il faisait partie de ceux qui avaient encore le désir de vaincre dans les yeux. On voyait clairement qu’il voulait faire la différence. C’était la même chose, plus tard, lors des tirs de barrage. Il n’attendait qu’on lui donne une petite tape dans le dos. C’est le genre d’attitude que j’aime chez un joueur.»

Kempe a confiance. Il finira par prendre sa place. Il compte même contribuer au changement d’identité des Kings. «Nous étions reconnus pour notre robustesse. Nous avons aussi de la vitesse.»

NOS TROIS ÉTOILES DE LA SEMAINE

1. Ovechkin

Le capitaine des Capitals de Washington croyait qu’il passerait inaperçu, la semaine dernière, dans les rues d’Edmonton. Il voulait aider un itinérant qui grelottait, torse nu, dans les rues de la ville. Il a décidé de lui acheter un chandail, un manteau et un chapeau pour affronter les prochains mois. Le problème? Presque tout le monde, à Edmonton, connaît Alexander Ovechkin. Un loustic a été témoin de la scène. Il s’est fait un devoir d’en parler dans les réseaux sociaux. «N’importe qui aurait fait la même chose à ma place, a commenté un Ovechkin mal à l’aise, devant un journaliste du Edmonton Journal. Tu vois un gars presque nu dans la rue, alors qu’il fait un temps pareil... N’importe qui a le pouvoir de lui venir en aide.» Ovechkin produit à un rythme d’un but par partie. Il fait de nouveau partie des favoris dans la course au trophée Maurice-Richard.

2. Sergachev

L’ancien espoir du Canadien a vraiment su tirer avantage de l’opportunité qui lui était offerte à Tampa. Au terme de son 12e match de la saison, puisqu’il avait déjà 10 points au compteur, les dirigeants du Lightning de sont rendus à l’évidence. Sa place était dans la LNH, pas dans les rangs juniors. On lui a fait comprendre qu’il pouvait quitter l’hôtel où il logeait depuis le début du camp d’entraînement. Il s’est vite déniché un appartement de deux chambres à coucher au centre-ville. «Vivre à l’hôtel pendant deux mois, c’est plutôt difficile, a-t-il confié au Tampa Bay Times. La vie sera différente, maintenant. Je n’ai jamais vécu tout seul auparavant. Ce sera différent, mais ce sera bien amusant.» Il sera intéressant de suivre la progression de Sergachev. S’il joue moins de 40 matches dans la LNH, cette saison, le Canadien devra verser un choix de deuxième ronde au Lightning.

3. Miller

À 37 ans, Ryan Miller aurait pu accrocher ses jambières. Il a déjà remporté le trophée Vézina. Il a disputé plus de 700 matches dans la LNH. Qu’a-t-il d’autre à prouver? Le gardien américain a choisi de prolonger sa carrière, juste un peu. Il a choisi d’accepter un poste de gardien de buts numéro deux pour avoir une dernière chance de tout gagner. Après avoir soigné une blessure qui a hypothéqué son camp d’entraînement, il a finalement pu revenir au jeu. Il a réussi 34 arrêts, samedi soir, pour mener les Ducks d’Anaheim à une victoire de 4-3, en tirs de barrage, contre les Hurricanes de la Caroline. «Nous avons lancé Ryan dans la fosse aux lions, c’est certain. Même s’il n’avait pas joué depuis belle lurette, il a réussi de gros arrêts pour nous. S’il n’avait pas été là pour nous en prolongation, nous n’aurions jamais pu l’emporter», a reconnu l’auteur du but décisif, Corey Perry.