Sylvain St-Laurent

«On pousse trop»

CHRONIQUE / Une nouvelle semaine débute et la poussière retombe tranquillement sur Ottawa. On va s’éloigner un peu de la discussion qui tourne autour du départ d’Erik Karlsson. Mon petit doigt me dit qu’on aura l’occasion d’y revenir, fréquemment, dans les prochains mois.

Parlons plutôt de « l’autre » joueur que les Sénateurs ont perdu la semaine dernière.

Sylvain St-Laurent

Je ferai mieux la prochaine fois

CHRONIQUE / Je sais, je sais. C’est moi, le gars qui écrivait depuis plusieurs mois qu’une transaction impliquant Erik Karlsson pouvait accélérer le processus de reconstruction des Sénateurs.

C’était pas ce que j’avais en tête.

Sylvain St-Laurent

Ça ne tient pas la route

CHRONIQUE / Quelque chose cloche. Un passage crucial de la vidéo lancée dans les réseaux sociaux par les Sénateurs, tard lundi soir, ne tient pas la route.

Eugene Melnyk confirme qu’un important virage jeunesse se prépare. Ça va.

Il s’aventure ensuite dans les plates-bandes de son directeur général en parlant de la composition de son équipe pour les prochaines saisons. Ça passe un peu plus difficilement, mais bon. Jusqu’à nouvel ordre, l’équipe lui appartient. Il a le droit de s’exprimer.

On se demande toutefois comment il fait ses calculs, quand il dit qu’au moins dix « nouveaux joueurs » se grefferont à son alignement cet automne.

« On parle ici de recrues ou de joueurs qui ont joué moins de 10 parties la saison dernière », affirme-t-il.

Ça n’a pas de sens.

Alors que le camp d’entraînement prend son envol, les Sénateurs misent présentement sur 13 patineurs – en santé – qui ont plus de 150 matches au compteur.

À ce groupe, on peut ajouter cinq jeunes – Thomas Chabot, Filip Chlapik, Ben Harpur, Max McCormick et Colin White – qui ont disputé plus de 20 matches dans la LNH la saison dernière.

Il faut aussi penser aux deux gardiens d’expérience qui sont sous contrat jusqu’en juillet 2020.

Les mathématiques n’ont jamais été ma matière favorite, mais je peux facilement compléter cette opération.

Je me pose alors une question, toute simple. Comment peut-on ajouter à ce groupe une dizaine de recrues ?

Dans la même réponse, M. Melnyk affirme que le mouvement jeunesse va gagner de la vitesse durant la saison 2019-20. À ce moment, une quinzaine de gamins pourraient se côtoyer dans le vestiaire du club local, au Centre Canadian Tire.

Ça soulève une autre question d’importance.

Est-il possible de réunir autant de jeunes joueurs dans une ligue où le plancher salarial frôle les 60 millions $ US ?

On peut quand même se réjouir d’un truc. La – trop – longue période de silence de la direction des Sénateurs est terminée.

La stratégie n’est peut-être pas parfaite. La lettre qui a été publiée par M. Melnyk dans les trois principaux quotidiens d’Ottawa mardi matin était un peu creuse. Le choix des acteurs pour la vidéo laissait un peu à désirer. 

À titre d’intervieweur, le pauvre Mark Borowiecki n’était clairement pas dans son élément. Si on se fie à la réponse spontanée et forte dans les réseaux sociaux, on doit arriver à la conclusion que le propriétaire ne peut plus agir à titre de porte-parole de l’organisation.

Je l’ai écrit à deux ou trois occasions, déjà. Ça ne me gène pas de le répéter. Si M. Melnyk avait voulu que les partisans lui pardonnent sa maladresse de l’hiver dernier, il aurait d’abord fallu qu’il demande pardon. Il a raté au moins deux belles occasions de faire amende honorable dans les derniers mois. Possible qu’il soit trop tard, maintenant, pour réparer les pots cassés.

Malgré tout cela, on en sait plus long sur les objectifs à court, moyen et long terme de l’organisation.

Pendant de longs mois, nous avons répété que les partisans méritaient qu’on leur fournisse des réponses.

D’ailleurs, à micros fermés, certains joueurs ont soufflé cet été qu’ils avaient aussi hâte de savoir sur quel pied danser.

Eh bien, on sait, maintenant.

Lorsque M. Melnyk affirme que « deux ou trois joueurs de talent » ne peuvent faire la différence, dans le hockey d’aujourd’hui, on ne peut s’empêcher de penser aux trois piliers des Sénateurs qui entament la dernière année de leurs contrats. Matt Duchene, Erik Karlsson et Mark Stone peuvent s’attendre à tout, à compter de maintenant.

M. Melnyk écrit aussi qu’il a élaboré un « plan pluriannuel qui repose sur l’engagement profond de responsabilité ». On va conclure qu’il sera ultimement responsable des réussites ou des échecs de son organisation.

Le camp débutera, enfin, dans les prochaines heures. On présume que Pierre Dorion sera le prochain à sortir de son mutisme estival.

Avec un peu de chance, le DG pourra éclairer nos lanternes, et nous donner plus de précisions sur la façon dont il compte s’y prendre pour intégrer, dans la prochaine année, 15 nouvelles recrues à son alignement.

Sylvain St-Laurent

Dans les circonstances...

CHRONIQUE / Je me suis branché sur RDS très tôt, lundi matin. Le soleil n’était pas levé. J’étais disposé à écouter, avec patience, ce que chaque spécialiste avait à dire au sujet de la transaction.

Je suis tombé, dès le départ, sur l’intervention de Mathieu Darche. Et il a pas mal dit l’essentiel.

Sylvain St-Laurent

Les problèmes du patinage de vitesse

CHRONIQUE / Il n’y a pas de patinoires aux dimensions internationales en Outaouais. Je n’avais jamais cru que ça posait un problème. Ça ne m’avait même jamais traversé l’esprit une seconde.

L’entraîneur-chef du Club de patinage de vitesse de Gatineau (CPV), Éric Forget, m’a gentiment rappelé à l’ordre le mois dernier, durant mes vacances.

M. Forget m’a écrit pour réagir à une vieille chronique de l’été 2017. À ce moment-là, je pensais bien naïvement que la quatrième plus grande ville de la province aurait toutes les installations nécessaires pour accueillir une Finale provinciale hivernale des Jeux du Québec d’ici quelques années. Je croyais que toutes les disciplines de glace pourraient être présentées sous un même toit, dans le secteur de la Cité.

Minute, monsieur. Les quatre surfaces glacées qu’on s’apprête à construire auront les dimensions nord-américaines. Les spécialistes de la vitesse ont besoin de patinoires plus vastes pour s’exécuter.

La Fédération de Patinage de Vitesse confirme. Depuis quelques années, seules les villes misant sur des patinoires internationales peuvent accueillir des compétitions de niveau élite.

C’est une question de sécurité. En cas de chute, les patineurs disposent de quelques mètres de plus pour mieux se préparer à entrer en contact avec la rampe. Ces quelques mètres peuvent prévenir de nombreuses blessures.

Des gens du CPV me jurent qu’ils discutent avec la Ville de Gatineau depuis longtemps.

Clairement, ils n’ont pas parlé aux bonnes personnes. J’ai brièvement discuté avec Alain Sanscartier en milieu de semaine. L’équipement lourd fera bientôt son apparition. Il est trop tard pour retourner à la table à dessin. « De toutes façons, personne, du côté de la Ville, n’a soulevé ce problème, dit-il.

Éric Forget est raisonnable. Il comprend que le patinage de vitesse est un sport relativement jeune, en Outaouais. Le CPVG a vu le jour au début des années 2000, après les Jeux olympiques de Salt Lake City. Une réputation, ça se construit tranquillement.

Un jeune club peut emprunter différents chemins pour bâtir sa réputation. Il peut, par exemple, organiser des compétitions d’envergure dans lesquelles ses membres peuvent se mesurer à l’élite. «En ce moment, nous sommes disqualifiés d’emblée. Nous ne pouvons même pas donner notre contribution», dit-il.

Le moment est peut-être bien choisi d’en parler.

On dit que la Ville devra forcément construire d’autres patinoires dans les années à suivre. Déjà, on parle d’un complexe dans le secteur du Plateau et d’un autre, pour Masson-Angers et Buckingham.

Et ça pourrait se faire plus tôt qu’on pense.

***

Les gens qui s’occupent de patinage de vitesse en Outaouais ont un autre problème. Un problème plus pressant, encore.

Les adolescents qui sont inscrits au programme sport-études n’ont pas vraiment d’endroit où s’entraîner, cette année.

Le problème est le suivant. En Outaouais, seulement deux arénas sont dotés des matelas de sécurité nécessaires à la pratique de leur sport : le Complexe Branchaud-Brière (CBB) et l’aréna Baribeau.

Durant les après-midis, en semaine, les deux patinoires du CBB sont occupées par les jeunes garçons et filles du programme sport-études hockey. Baribeau est occupé par ceux du patinage artistique.

Une fois par semaine, les patineurs sur courte piste se rendent à l’aréna Campeau, où ils ne peuvent faire des exercices techniques. «Ça donne du patinage de vitesse... lent», explique M. Forget.

Du patinage de vitesse lent. J’avoue que j’ai du mal à l’imaginer.

Ça doit ressembler à un match de volley-ball sans ballon.

Sylvain St-Laurent

Le hockey change les idées

CHRONIQUE / Enfin ! Pour la première fois depuis très longtemps, on se trouvait dans un aréna de Kanata, et l’ambiance n’était pas lourde. Au contraire, tout le monde avait l’air détendu, reposé. Heureux, presque.

Tout le monde avait l’air content de se trouver au Sensplex pour l’ouverture du camp des recrues des Sénateurs, mercredi matin.

Sylvain St-Laurent

Petit geste, impact durable

CHRONIQUE / La scène se déroule dans un des endroits les plus quelconques au Canada : le terrain de stationnement d’un restaurant Tim Hortons.

Je vous parle ici d’un Tim Hortons situé dans un milieu rural. Nous sommes à Orillia, petite municipalité située à une centaine de kilomètres au nord de Toronto.

Sylvain St-Laurent

Deux fois dans une semaine ?

CHRONIQUE / La semaine dernière, j’écrivais que la situation était « un tantinet inquiétante ». Cette semaine, j’ai comme le goût de passer au prochain niveau.

La direction des Sénateurs d’Ottawa s’est présentée devant un arbitre, mercredi, à Toronto, dans une ultime tentative de s’entendre avec Cody Ceci.

Sylvain St-Laurent

Rêver d’un «vrai» stade à Gatineau

CHRONIQUE / Le Hull-Volant de Gatineau est en train de connaître sa meilleure saison dans la Ligue de baseball junior élite de Gatineau. Le club a réussi à se maintenir dans le haut du classement pendant tout l’été. Alors que la saison régulière tire à sa fin, il a le droit de rêver au championnat.

J’ai passé un coup de fil au président Marco Daigle, récemment, pour lui parler de tout ça.

Sylvain St-Laurent

Les secrets de la longévité

CHRONIQUE / On s’identifie très facilement à Lewis Ward.

Le botteur de précision du Rouge et Noir d’Ottawa est facile à trouver, quand il saute sur le terrain. Il est, sans contredit, le plus petit joueur de toute la Ligue canadienne de football.