En série

Fleury, leader à tous les points de vue

CHRONIQUE / Notre gardien, notre pilier, notre joueur le plus important.

C’est probablement le cliché le plus ancien, le plus usé du hockey.

Pourtant, à l’occasion, c’est vrai.

À Las Vegas, par exemple, Marc-André Fleury joue un rôle capital — sur la patinoire comme à l’extérieur.

Dans les heures qui ont précédé le match numéro cinq de la Finale de l’Association Ouest, les leaders des Golden Knights se sont réunis. Il fallait prendre une décision importante. Comment fallait-il se comporter en présence du trophée Clarence-Campbell ?

Des hommes de hockey superstitieux croient dur comme fer qu’il ne faut pas toucher ce trophée qu’on remet avant la fin des séries éliminatoires. Faut-il leur accorder de l’importance ?

Un petit groupe de joueurs participait à la rencontre, mais une seule opinion comptait vraiment.

« Marc-André, c’est la colonne vertébrale de notre équipe. En gros, nous lui avons demandé ce qu’il en pensait », explique Deryk Engelland.

Les Knights ont gagné le match numéro cinq. Fleury a, une fois de plus, été brillant. Après avoir éliminé les Jets de Winnipeg sur leur propre patinoire, les Knights ont pu récupérer leur trophée.

Engelland, vétéran qui porte un « A » sur son chandail, s’est chargé de cette mission. Il n’a pas hésité à empoigner le butin à deux mains.

Fleury lui avait donné le feu vert.

En série

Lars Eller, son rôle, son identité

CHRONIQUE / Lars Eller a trouvé plein de moyens de faire parler de lui, en fin de semaine.

Il y a d’abord eu cette très honnête sortie devant les nombreux journalistes canadiens qui couvrent la Finale de l’Association Est. « J’avais perdu mon identité vers la fin de mon séjour à Montréal. Je me promenais d’un trio à l’autre. Je me promenais beaucoup. À Washington, avec les Capitals, j’ai retrouvé la stabilité », a-t-il déclaré.

En séries

Un mauvais match au pire moment

CHRONIQUE / À Winnipeg, tout le monde jubilait. Dans les 30 autres villes de la LNH, tout le monde grimaçait. Impossible de ne pas ressentir un peu de compassion pour Pekka Rinne, ce chic type qui a choisi le pire moment pour connaître un mauvais début de match.

À Ottawa, on comprend fort bien ce que le gardien peut ressentir. La même chose est arrivée à Patrick Lalime, devant le filet des Sénateurs, il y a 14 ans.

Sylvain St-Laurent

Aux portes du Temple

CHRONIQUE / Ce fut, à plusieurs égards, une saison absolument pourrie. Le 30e rang du classement général. La deuxième pire moyenne de buts alloués de toute la ligue. La deuxième pire fiche sur la route. Les assistances en baisse pour une quatrième année consécutive.

Les Sénateurs d’Ottawa n’ont même pas été foutus de remporter le prix de consolation qui leur pendait au bout du nez. Au lieu d’avancer, ils ont reculé de deux rangs, lors de la loterie du repêchage amateur.

En série

Kuznetsov, comme Dale Hunter !

CHRONIQUE / Dale Hunter est une légende vivante dans au moins deux grandes capitales nord-américaines.

À Québec, les amateurs de hockey n’oublieront jamais les fiers services qu’il a rendus aux Nordiques pendant six saisons, au tournant des années 1980.

Sylvain St-Laurent

Pas pressé de partir, mais...

CHRONIQUE / Un des postes les plus importants dans le hockey au Québec, celui d’entraîneur-chef du Rocket de Laval, demeure vacant. Selon certaines rumeurs qui circulent, un homme bien connu dans la région de la capitale fédérale serait considéré.

Ce ne sont, évidemment, que des rumeurs. Il faut toujours prendre les rumeurs avec un grain de sel.

J’ai croisé André Tourigny il y a environ trois semaines. À ce moment-là, Sylvain Lefebvre venait d’être remercié. Les collègues des médias montréalais avaient ajouté son nom vers la fin d’une longue liste de successeurs potentiels.

Tourigny m’avait alors dit qu’il était flatté qu’on parle de lui. Il n’avait pas eu de contacts avec la direction du Canadien de Montréal. Il ne savait donc pas trop quoi penser de tout ça.

Il m’avait surtout dit qu’il ne ressentait pas de pression car il file le parfait le bonheur dans ses fonctions actuelles, chez les 67’s d’Ottawa.

« Je ne suis pas pressé de quitter cet emploi », disait-il, à ce moment-là.

« J’ai déjà été plus anxieux de quitter mon poste dans le passé. »

À l’époque, Joël Bouchard, Philippe Boucher, Dominique Ducharme et Éric Veilleux étaient les autres candidats à surveiller.

On a vite rayé Ducharme de la liste. Il a obtenu un poste plus confortable, à seconder Claude Julien derrière le banc des Glorieux, au Centre Bell.

Veilleux, malgré son expérience de coaching dans la Ligue américaine, a choisi de revenir dans la LHJMQ, chez les Mooseheads de Halifax.

Boucher avait l’air d’un homme fatigué quand il a quitté ses fonctions chez les Remparts de Québec. Il semblait prêt à profiter d’une sabbatique.

Bouchard, toujours bien impliqué dans la finale de la LHJMQ, serait le favori pour décrocher le poste.

Des gens proches de l’organisation pensent qu’il ne faudrait quand même pas écarter Tourigny trop rapidement.

J’ai tenté de le contacter à nouveau, mardi. Cette fois, il a choisi de ne pas réagir.

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Le poste d’entraîneur-chef du Rocket est important. C’est une belle porte d’accès à la LNH pour un entraîneur francophone de la relève.

Le contexte actuel n’est peut-être pas idéal, cependant. Lefebvre vient d’être congédié pour avoir raté les séries éliminatoires à cinq reprises au cours des six dernières années.

Il n’avait peut-être pas toutes les compétences nécessaires pour connaître du succès.

Il n’avait peut-être pas, dans son jeu, les bonnes cartes pour connaître du succès.

Les dépisteurs du Canadien n’ont pas connu énormément de succès, au repêchage, ces dernières années.

Personne ne s’emballe vraiment pour la relève. Le succès n’est pas assuré avec les joueurs de 18 à 20 ans qui se joindront au Rocket dans les prochaines années.

Tourigny, en revanche, sait qu’il se trouve dans une bonne situation à la Place TD. Ses 67’s pourraient facilement se battre pour le championnat de leur division, la saison prochaine. En suivant la courbe normale de progression, ils pourraient faire partie des clubs favoris pour gagner la coupe Memorial, en 2020.

Pour un homme qui a passé autant d’années dans le hockey junior majeur canadien, la coupe Memorial, c’est forcément quelque chose d’important.

Les opportunités de travailler dans le hockey professionnel, pour un entraîneur francophone, ne passent pas tous les jours. Ça aussi, ça compte.

Faudra garder un œil sur cette situation.

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Parlant de hockey junior...

La nouvelle série télé de Radio-Canada, Demain des hommes, sera naturellement comparée à Lance et compte.

J’ai regardé les premiers épisodes. J’ai davantage l’impression qu’on se retrouve devant une adaptation québécoise de Friday Night Lights.

C’est peut-être mieux ainsi.

Pendant cinq saisons, les artisans derrière FNL ont raconté une histoire captivante, se déroulant dans une petite ville du Texas qui vivait au rythme de l’équipe de football de son école secondaire.

On retrouve un peu le même esprit dans Demain des hommes, série mettant en vedette les Draveurs de Montferrand, équipe de hockey (fictive) d’une ville industrielle (tout aussi fictive) qui évolue dans le circuit junior « élite » québécois.

Pour l’instant, cette série se retrouve cachée derrière le mur payant de la plate-forme Tou.TV. Elle vaut le détour.

En séries

Une acquisition qui a fait la différence

CHRONIQUE / Mi-janvier. Durant un match opposant les Sénateurs au Canadien, une conversation animée avait lieu sur la passerelle du Centre Bell.

Une poignée de journalistes discutaient avec un dirigeant du Lightning qui était de passage au Québec. Les journalistes vantaient la vitesse, le dynamisme de son équipe. L’homme de hockey acceptait ces compliments avec prudence et retenue.

Sylvain St-Laurent

Guentzel, de moins en moins étonnant

CHRONIQUE / Jake Guentzel a rejoint un club exclusif, jeudi, au terme du match numéro quatre de la série opposant les Penguins de Pittsburgh aux Capitals de Washington.

Sa performance inspirée — sept lancers au but et deux buts marqués — a encore fait de lui le héros de la soirée.

Sylvain St-Laurent

Pourquoi pas le baseball ?

CHRONIQUE / Chris Hodgson connaît bien la vie d’athlète professionnel. Il a même eu le bonheur et le privilège de gagner sa vie en pratiquant deux sports.

Il a passé deux saisons à se promener dans les autobus, sur le circuit des ligues mineures du hockey. Après avoir accroché ses patins, il a réussi le tour de force de se recycler. Il a été mis sous contrat par deux équipes de la Ligue canadienne de football.