Deux ou trois générations de Vaniérois se souviendront de ce camp situé à Val-des-Bois, car plusieurs y ont séjourné durant leur jeunesse.

Souvenir à vendre

CHRONIQUE / C’est une page d’histoire qui sera bientôt tournée. Le Camp de l’amitié est à vendre.

Deux ou trois générations de Vaniérois se souviendront de ce camp situé à Val-des-Bois, car plusieurs y ont séjourné durant leur jeunesse.

Ce camp est l’œuvre du père Montfortain, (feu) le père Armand Fournier, de la paroisse Notre-Dame-de-Lourdes, à Vanier. 

Le père Fournier savait que plusieurs « grosses » familles de Vanier n’avaient pas les moyens de partir en vacances, l’été venu. 

Pour la grande majorité de ces familles, les vacances se résumaient à la cour arrière, le parc et la pataugeoire au coin de la rue et quelques visites au Dairy Queen du chemin de Montréal.

Le père Fournier a donc fait l’achat au début des années 1960 de cette immense terre située aux abords du lac Orignal, à Val-des-Bois, où il y a construit un dortoir et une cafétéria pour y accueillir les enfants de Vanier et des environs. 

Et il a nommé l’endroit : le Camp de l’amitié.

Pendant les années et les décennies qui ont suivi, des milliers d’enfants de la région ont pu séjourner pendant quelques semaines à ce camp situé loin de la ville, loin du béton, loin de la pollution, loin de l’école, loin de la routine. 

Des semaines inoubliables pour ces enfants, des semaines de répit indispensables pour les parents.

Ce camp a pris de l’ampleur au fil des années. 

Ce qui n’était ni plus ni moins qu’un simple champ à ses débuts est devenu une base de plein air incomparable avec ses 16 bâtiments construits sur 80 acres de terrain, ses dortoirs pouvant accueillir près de 200 personnes, sa chapelle, ses terrains de baseball et de soccer, ses salles de réunion, ses chalets à louer, sa plage, son infirmerie et le reste. 

Une œuvre remarquable du bon père Fournier.

Et tout ça est aujourd’hui à vendre. 

J’ai écrit dans une chronique publiée à l’automne 2016 que l’archidiocèse d’Ottawa songeait à se départir de l’endroit.

À LIRE AUSSI : Un trésor de souvenirs

Et le Camp de l’amitié est sur le marché depuis un certain temps.

Il n’a pas encore trouvé preneur. Mais plusieurs acheteurs potentiels l’ont visité, a indiqué Jimmy Arseneault, courtier immobilier chez ReMax.

Le prix demandé pour le Camp de l’amitié ? 899 000 $.

La valeur du Camp de l’amitié aux yeux de milliers de Vaniérois ? Inestimable.

PROBLÈME RÉGLÉ

Changement de sujet…

Dans la catégorie « Efficacité A+ », le prix de la semaine est remis à la conseillère gatinoise du district Parc-de-la-Montagne-Saint-Raymond, Louise Boudrias.

Dans ma chronique de jeudi dernier (Un si petit problème, un si gros défi), je vous ai parlé de Steve Dolesch, un Gatinois atteint de paralysie cérébrale qui se déplace en fauteuil roulant motorisé. 

M. Dolesch a souligné un problème qui existait à l’intersection des boulevards Saint-Joseph et Montclair, là où d’importants travaux de réfection ont été effectués il y a quelques semaines.

Le problème : des boutons d’appel – ou des boutons pour piétons – installés trop haut sur les poteaux, dont un en particulier qui était fixé à un poteau entouré d’une pelouse, donc inatteignable pour les gens à mobilité réduite qui se déplacent en fauteuil roulant ou en triporteur.

La conseillère Boudrias a communiqué avec M. Dolesch le jour même de la publication de ce texte et, dès le lendemain matin, les cols bleus de la Ville de Gatineau avaient effectué les travaux nécessaires et réglé la situation.

Chapeau à tous.

L’intersection des boulevards Saint-Joseph et Montclair