Caroline Mulroney «attend avec impatience» le jour où les finances publiques permettront de construire l'Université de l'Ontario francophone.

Université de l’Ontario français : les raisons obscures d’un refus

CHRONIQUE / Rarement les Franco-Ontariens n’auront fait autant parler aux quatre coins du pays. Les nouvelles de la crise linguistique qui secoue la province se sont même propagées jusqu’à la presse européenne.

Malgré la fronde, le gouvernement provincial n’a pas modifié d’un iota sa position sur l’Université de l’Ontario français. Le léger recul du premier ministre matérialisé par un communiqué-surprise parlait très peu du projet d’université. Une petite mention quand même puisque Caroline Mulroney «attend avec impatience» le jour où les finances publiques permettront de la construire.

C’est là où le bât blesse. L’argument économique pour justifier l’annulation est le seul ressassé depuis le début de la crise par la ministre déléguée aux Affaires francophones. La «cassette» de Mme Mulroney est bien connue: 15 milliards $ de déficit budgétaire, et 347 milliards de dette publique. Peut-être.

Sauf que la petite phrase de la ministre dans sa lettre dans Le Droit il y a dix jours est aussi lourde de sens. «Le modèle proposé était insoutenable et ne répondait pas à la demande pour une main-d’œuvre qualifiée dans les domaines qui en avaient besoin, soit des infirmières, des enseignants, des juristes francophones et autres.» Traduction: le projet n’emballait pas le gouvernement.

Dans les coulisses, les quatre programmes ciblés divisaient. Culture numérique, pluralité humaine, environnements urbains et économie mondialisée, autant de noms vus comme avant-gardistes et modernes pour certains, mais trop généralistes et peu concrets, pour d’autres.

Le gouvernement a-t-il cédé devant des voix discordantes au projet ? Après tout, c’est un secret de polichinelle que l’idée d’une université francophone à Toronto ne plaisait pas à tout le monde.

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.