Patrick Brown tentera de recouvrer son poste.

Une brève session printanière en vue

CHRONIQUE / On en aurait presque oublié la reprise des débats à l’Assemblée législative de l’Ontario. Entre la course à la direction du Parti progressiste-conservateur de l’Ontario et la campagne des élections provinciales en mai, il y aura bien la session printanière à Queen’s Park. Une session brève et rapide.

Peu de chances que des initiatives parlementaires s’incrustent dans les deux mois de séance. Cette dernière session de la 41e législature sera plus que jamais une opposition de style entre les trois chefs qu’un combat d’idées.

Il reste que deux grands moments seront à surveiller pour les 107 députés : l’arrivée en chambre du successeur de Patrick Brown le 12 mars, et le dépôt du budget à une date encore inconnue.

Pour les libéraux, il s’agira de convaincre de leur capacité à équilibrer coûte que coûte les finances. Et soigner ainsi un style « transparent » et « responsable », qui n’a pas toujours bien fonctionné. Pas de doute que les troupes de Kathleen Wynne présenteront un budget équilibré. Un signe encourageant quand on sait qu’au plus fort de la crise financière de 2008, la province était en proie à un trou de 25 milliards $.

Mais les doutes subsisteront toujours quant aux chiffres des libéraux. La vérificatrice générale de l’Ontario affirme toujours mordicus que le déficit est en réalité de plus de 2 milliards $.

Pour ne rien arranger, l’éclipse de Patrick Brown est en réalité une « fausse » bonne nouvelle pour les libéraux. Nous verrons bien ce qui arrivera de sa tentative, annoncée vendredi, de recouvrer son poste. Mais Brown avait la réputation – au moins sur les bancs de Queen’s Park – d’un progressiste. 

A contrario et sur la taxe sur le carbone, Doug Ford, Caroline Mulroney ou Christine Elliott, farouches opposants au projet, n’auront de cesse de tirer à boulets rouges sur le gouvernement. La « droitisation » manifeste de la campagne du Parti PC pourrait aussi faire revenir la question de l’éducation sexuelle. Autant de dossiers qui montreront une fracture plus nette entre les libéraux et le parti d’opposition. Pour les troupes de Kathleen Wynne à la traîne dans les sondages depuis plusieurs mois, ce n’est pas forcément la meilleure nouvelle.


Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.