Rien n’a changé ou presque pour les étudiants depuis l’annonce du retrait de l’Université de Guelph le 11 mars 2014.

Une bien longue attente pour le Campus d’Alfred

ALFRED – Le Campus d’Alfred dans l’Est ontarien est toujours là. Quatre ans jour pour jour après sa fermeture annoncée, l’édifice offre toujours des programmes en français. Il conserve du même coup son étiquette de seule institution d’enseignement agricole en français la province.

Rien n’a changé ou presque pour les étudiants depuis l’annonce du retrait de l’Université de Guelph le 11 mars 2014. Si ce n’est que depuis mars 2015, les programmes sont administrés en grande partie par La Cité. Officiellement, on ne parle plus de Collège d’Alfred, mais d’Institut de formation et de recherche agroalimentaire (IFRA), chapeauté par La Cité. Et comme l’institution collégiale a la motivation de continuer à offrir ses programmes, on pourrait donc penser que tout va bien. Ce n’est pas faux, mais pas exact non plus.

Car l’IFRA est encore loin du compte: accueillir plus de 200 élèves dans le courant des prochaines années. Pour le moment, ce sont 102 élèves qui franchissent les portes du campus. Des chiffres même en légère baisse si l’on compare à ceux de 2015 quand La Cité parlait plutôt de 120 élèves.

Autre enjeu majeur: le fait que la bâtisse soit toujours une propriété du ministère de l’Agriculture de l’Ontario. La communauté francophone, menée par les Comtés Unis de Prescott-Russell, le gouvernement régional de plusieurs municipalités de l’Est ontarien, aimerait que l’édifice soit directement entre ses mains. Depuis plusieurs mois, le projet traîne.

Les discussions à huis clos entre le ministre de l’agriculture Jeff Leal et les municipalités n’ont encore pas abouti. Aux dernières nouvelles, les Comtés Unis de Prescott-Russell demandaient toujours au gouvernement un coup de pouce financier de 7,3 millions de dollars sur cinq ans pour assurer le transfert de l’établissement. Une somme nécessaire entre autres pour assurer son entretien et sa maintenance. Il va de soi que le gouvernement régional n’a pas les ressources financières de l’exécutif ontarien pour s’acquitter ainsi de cette tâche.

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.