Le drapeau franco-ontarien

Un possible et nécessaire printemps franco-ontarien

CHRONIQUE - COLLABORATION SPÉCIALE / C'est bien connu. Mars, mois du printemps, est le mois de la Francophonie pour les 274 millions de locuteurs francophones sur la planète. Ce lundi sera d'ailleurs la Journée internationale de la francophonie. Hasard du calendrier, mercredi rimera avec la Journée de la solidarité franco-ontarienne, mise en place en 2012, au moment du 15e anniversaire du Grand Ralliement contre la fermeture de l'Hôpital Montfort.
Sans surprise, les festivités prendront place toute la semaine à Ottawa. Au son du « Montfort fermé : jamais ! » prononcé par Gisèle Lalonde un certain 22 mars 1997, on célébrera, on se souviendra. Nul doute que les élus francophones à l'instar de la ministre déléguée aux Affaires francophones, Marie-France Lalonde, viendront évoquer « la fierté » franco-ontarienne.
Force est d'admettre que de l'eau a coulé sous les ponts depuis 2012. Les termes « fierté » et « belle communauté » répétés par les politiciens ne suffisent plus aujourd'hui aux militants franco-ontariens. La raison ? Deux des plus vieux dossiers francophones ont ressurgi, poussés par de nouveaux acteurs : le projet d'une université franco-ontarienne et la désignation bilingue de la Ville d'Ottawa.
Le militantisme accentué a pour conséquence une pression nouvelle sur les élus. Jim Watson, le maire d'Ottawa, fait face à une salve de critiques pour son opposition au bilinguisme officiel... alors que son prédécesseur l'unilingue Larry O'Brien, avec un bilan plus sombre sur les questions francophones, avait été plus épargné.
Depuis 2012, les reproches s'étaient multipliées contre l'ex-ministre Madeleine Meilleur, lors de ses derniers mois à la tête de l'Office des Affaires francophones (OAF), tandis que les débuts de Marie-France Lalonde ne sont pas de tout repos.