L'élection de Doug Ford a mis fin à un peu plus d’un mois et demi d’un feuilleton tragi-comique.

Un parfum de campagne électorale

CHRONIQUE / Les gants sont d’ores et déjà jetés en vue des élections provinciales du 7 juin. Certes, la campagne officielle commencera théoriquement début mai. Sur le terrain, les chefs des trois principaux partis ont passé la semaine à s’affronter à distance. Un lancement officieux de campagne en quelque sorte.

La raison principale: on connait depuis le 10 mars le nom du nouveau chef progressiste-conservateur. Pour la première ministre, Kathleen Wynne, et la néo-démocrate, Andrea Horwath, Doug Ford est désormais l’homme à combattre. Son élection a mis fin à un peu plus d’un mois et demi d’un feuilleton tragi-comique. Cette confusion a mis les projecteurs sur le Parti progressiste-conservateur, sans pourtant éroder l’avance de la formation dans les sondages.

Conséquence ? La semaine de relâche à Queen’s Park a été l’occasion pour le gouvernement Wynne de distribuer ses premiers cadeaux de campagne. En déplacement à Ottawa, Kathleen Wynne a par exemple annoncé un investissement de 105 millions$ pour le Centre hospitalier pour enfants de l’Est de l’Ontario. Ce n’est pas rien. Surtout quand on sait que de nombreuses circonscriptions libérales sont menacées dans la région de la capitale.

Plus encore, le gouvernement présentera ses priorités ce lundi par l’intermédiaire d’un discours du trône à Queen’s Park. Une première depuis septembre 2016. Une sorte de programme électoral avant l’heure. 

Le défi est immense pour le gouvernement Wynne. Le programme résolument à gauche des derniers mois, incluant le salaire minimum à 15 $ de l’heure, ou encore le programme d’assurance-médicaments, avait été conçu en riposte à l’ancien chef progressiste-conservateur, Patrick Brown. Un adversaire plutôt centriste qui obligeait Mme Wynne à tendre vers sa base sociale-démocrate. 

Or, Doug Ford n’est pas du même acabit. Bien qu’elle ait promis des investissements en santé, la première ministre sera peut-être contrainte de recentrer sa campagne, si elle veut éventuellement séduire les « Red Tories ». Un échantillon pas franchement séduit par M. Ford mais hésitant à se jeter dans les bras des libéraux. 

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.