Doug Ford a donné un véritable coup de massue aux Franco-Ontariens en 2018.

Tout sera à rebâtir pour les Francos en 2019

CHRONIQUE / En 2017, le crépuscule du gouvernement libéral de Kathleen Wynne avait correspondu à quelques avancées pour les Franco-Ontariens. Reconnaissance du statut bilingue de la Ville d’Ottawa, feu vert définitif pour l’Université de l’Ontario français, ou encore l’engagement de nouvelles subventions pour les organismes, les francophones en avaient pour leur bonbon.

Stratégie électoraliste ? Sensibilité du gouvernement aux causes francophones ? Probablement un peu des deux. Autant de bonnes intentions qui arrivaient un chouia trop tard, laissant planer une ombre sur ces nouveaux financements promis en cas d’arrivée au pouvoir d’un nouveau parti politique.

Le couperet est finalement tombé le 15 novembre dernier. Dans son énoncé économique, le nouveau gouvernement progressiste-conservateur de Doug Ford annulait le projet de l’Université de l’Ontario français, et tout aussi grave, supprimait le poste de commissaire aux services en français de François Boileau. 

En quelques heures, les Franco-Ontariens rangeaient leur aspiration pour une refonte de la Loi sur les services en français, une immigration plus massive, pour se concentrer sur la sauvegarde de leurs propres acquis. Une situation ubuesque et jamais vue depuis la fermeture annoncée de l’Hôpital Montfort en 1997.

Les premiers cinq mois de collaboration entre les progressistes-conservateurs et les militants francophones avaient jusque-là étaient relativement neutres. L’engagement répété du gouvernement le 23 juillet sous forme de communiqué pour une université de langue française apparaissait alors comme un gage de sérieux. À la déception, s’est donc ajouté pour les Franco-Ontariens un sentiment légitime de trahison.

C’est dans ces conditions qu’à la veille du premier jour de l’année 2019, une relation de confiance est à rebâtir avec le gouvernement Ford. Face au premier ministre dont les décisions contestables sont adoubées par la ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney, il faudra s’armer de fermeté, mais aussi de patience et de persuasion. 

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.