Sébastien Pierroz
Le maire de Toronto, John Tory
Le maire de Toronto, John Tory

Tory francophile, vraiment ?

CHRONIQUE / TORONTO — Il y a des choses qui passent bien mal, surtout dans une région métropolitaine comme Toronto où résident plus de 50 000 francophones. Diminution de 18 % du nombre de livres en français, et fin de ces mêmes ressources dans 25 bibliothèques publiques, la municipalité de la Ville Reine a déclenché une vive polémique, jeudi, avant d’annuler cette décision, le lendemain.

Pendant plus d’une journée, la Bibliothèque publique de Toronto, l’organisme parapluie dépendant de la municipalité, défendait ce choix, arguant la faible utilisation des livres en français. Mais ce total de 26 000 livres enlevés soulevait des questions.

Sur les réseaux sociaux, la ministre des Affaires francophones de l’Ontario, Caroline Mulroney, et son homologue fédérale, Mélanie Joly, se sont donné le crédit de cette volte-face, faisant chacune référence à leur discussion avec le maire torontois, John Tory. 

Tout est bien qui finit bien, mais une ombre persiste. La volonté de la municipalité de centraliser l’offre de livres signifie-t-elle que les ressources seront maintenant disponibles dans un univers plus restreint ? 

Mystère. 

Ce n’était en tout cas pas la première fois que l’administration dirigée par John Tory agissait à l’encontre des Franco-Torontois. En 2017, la Ville avait par exemple modifié en catimini sa politique de communication, en ôtant l’obligation de la présence du français dans les documents municipaux lorsqu’une autre langue que l’anglais s’y trouvait. Un vrai recul.

Force est d’admettre que John Tory a donné peut-être trop d’espoirs aux Franco-Torontois.

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