Le premier ministre Justin Trudeau a présenté son quatrième et dernier budget fédéral.

Rendez-vous manqué avec les francophones

CHRONIQUE / Un document de plus de 500 pages, mais finalement peu de mentions à l’une des deux langues officielles du pays. Le budget présenté la semaine dernière n’a guère convaincu les francophones, sans décevoir vraiment.

À vrai dire, on se doutait que ce quatrième et dernier budget fédéral du premier mandat de Justin Trudeau ne serait pas un coup d’accélérateur pour les francophones. Les attentes des différents organismes étaient mesurées. Trop peut-être.

Au mieux, on retrouve un engagement écrit pour le renouvellement du Protocole d’entente à l’enseignement dans la langue de la minorité et à l’enseignement de la langue seconde. Cet accord encadrant les ententes par lesquelles le gouvernement fédéral transfère des fonds aux provinces et aux territoires est échu depuis 2018.

Plus concrètement, le ministère des Finances promet 21,6 millions$ sur cinq ans pour moderniser la Loi sur le divorce dans les deux langues officielles.

En revanche, les francophones n’ont pas obtenu la revalorisation du Plan d’action pour les langues officielles. L’enveloppe destinée aux provinces et territoires pour offrir des services dans la langue de la minorité a été augmentée de 500 millions$ l’an passé. Pas assez, selon les organismes qui réclament toujours 75 millions de plus.

Faut-il dès lors tacler le gouvernement de Justin Trudeau pour son manque de sensibilité à la cause francophone ? La question se pose avec acuité, au moment où le premier ministre jouera dans six mois sa survie à la tête du Canada. La remontée de son rival conservateur Andrew Scheer dans les sondages n’annonce d’ailleurs rien de bon pour le camp libéral.

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.