Une fois passé le vote final, l’Université de l’Ontario français connaîtra un comité de mise en œuvre, le tout vraisemblablement de nouveau sous la houlette de Dyane Adam.

Place au vif du sujet

CHRONIQUE / Il faudra désormais s’habituer à ce nom : l’Université de l’Ontario français. L’institution de langue française qui ouvrira ses portes à Toronto, probablement vers 2020, répondra à cette appellation.

Pour cette mention, il fallait effectivement se pencher sur le vaste projet de loi « omnibus » dévoilé la semaine dernière à Queen’s Park. Une chose certaine tout de même : l’Université de l’Ontario français paraît maintenant une formalité devant les chances très réduites que le projet ne meure au feuilleton. 

Une fois passé le vote final, l’Université de l’Ontario français connaîtra un comité de mise en œuvre, le tout vraisemblablement de nouveau sous la houlette de Dyane Adam. La dernière étape en somme avec le conseil des gouverneurs.

Cette succession de comités pour une université qui n’existe pas encore peut paraître laborieuse et suspecte. En réalité, le précédent comité de planification dont le rapport final a été rendu fin août avait pour mission la conceptualisation de l’édifice. Celui-ci sera beaucoup plus concret et tourné vers les opérations. On rentre directement dans le vif du sujet… et aussi les défis propres au démarrage.

Les premières années seront même cruciales pour l’établissement. Car il ne suffira pas d’ouvrir les portes d’un bâtiment orné d’un drapeau franco-ontarien en 2020. Encore faut-il que cette ouverture génère un intérêt.

Le lieu d’établissement est le premier enjeu. On vise le centre-ville de Toronto, semblait dire Mme Adam en entrevue pour #ONfr. Les rumeurs pour le projet Waterfront Innovation Center le long du lac Ontario vont bon train. Mais rien encore de confirmé.

Si la nomination d’acteurs sur les conseils des gouverneurs ne devrait pas poser de problèmes, il faudra tout de même penser à l’embauche de professeurs. D’autant qu’une centaine est escomptée pour 2028. Qui seront ces professeurs ? Comment attirer ces pépites dans la Ville reine ? Voilà les questions auxquelles devront répondre les membres du comité de mise en œuvre.

La question sera grosso modo la même pour attirer les étudiants. Pour les jeunes de la région du Centre-Sud-Ouest, l’enjeu des distances sera bel et bien présent...

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.