Le député de Nipissing, Vic Fedeli, incarne la loyauté et la fidélité chez les conservateurs.

Objectif: gagner les élections

CHRONIQUE / Tremblement de terre. Coup de théâtre. Bombe politique. Les expressions n’étaient pas trop fortes la semaine dernière après la démission du chef progressiste-conservateur Patrick Brown.

Il aura fallu à peine 24 heures pour défaire une partie de la légitimité acquise pendant deux ans et demi par le parti. Car depuis mai 2015, date de son élection à la tête du Parti progressiste-conservateur (Parti PC), Patrick Brown caracolait en tête des sondages. Sa prise de pouvoir lors des élections de juin prochain semblait une évidence. Moribonds, les libéraux auraient dû mordre la poussière, les néo-démocrates ramasser les miettes.

Mais la nuit de mercredi à jeudi dernier à tout changé…

Résolument centriste, capable – au moins en façade – de mettre en sourdine les oppositions au sein de son parti, M. Brown était parvenu à s’imposer comme une alternative crédible à la première ministre Kathleen Wynne. Le désormais ex-chef avait pour lui la jeunesse et la nouveauté, autant de qualités non négligeables pour diriger un parti réputé à tort ou à raison peu inclusif.

Pour le moment, c’est en tout cas Vic Fedeli qui a pris provisoirement les rênes du Parti PC. Dans la maison conservatrice, le député de Nipissing incarne la loyauté et la fidélité. Un atout important avant la course à l’investiture prévue le mois prochain. Une investiture qu’il compte d’ailleurs briguer. 

Mais qui d’autre pour s’opposer à M. Fedeli ? Quelques noms ont circulé. Un moment pressentie, l’ancienne ministre fédérale, Lisa Raitt a décliné l’offre. Pendant ce temps, John Baird, un autre ancien ministre fédéral, et l’ex-députée du parti, Christine Elliott, ne semblent pas vraiment intéressés. 

De quoi laisser de l’espace à Caroline Mulroney dont le nom a été très prononcé au cours des derniers jours...

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.