La Première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne

L’impossible relance de Wynne

CHRONIQUE / L’année 2016 fut pour les libéraux une annus horribilis marquée par la controverse des factures d’électricité, les scandales, et la sérieuse opposition des progressistes-conservateurs. 2017 aura été le calque de l’année précédente du côté de Queen’s Park. Les problèmes de 2016 ont simplement perduré.

La vente d’Hydro One décidée il y a maintenant un an et demi a continué de hanter les bureaux de la première ministre. Touchés à leur portefeuille par des tarifs augmentés, les Ontariens en majorité restent dubitatifs sur les bénéfices de cette vente.

Et l’acte de contrition de Kathleen Wynne, suivi en mars d’une baisse de 25 % des factures d’électricité n’a pas ramené le calme espéré. Car cette baisse représente pour le Bureau de la responsabilité financière un cadeau empoisonné, qui se traduira dans quelques années par une nouvelle hausse.

« La crise de l’hydro » n’a pas été le seul boulet accroché aux pieds de la première ministre cette année. 

Le « Sudburygate » reste une histoire sans fin. En septembre, le début du procès des deux organisateurs libéraux pour corruption électorale à Sudbury n’a pas fait les affaires de la première ministre. Ironie du sort, ces deux mêmes organisateurs ont pourtant été blanchis aux termes d’un procès très médiatisé. Mais l’issue heureuse pour les libéraux reste secondaire en comparaison au sentiment de confusion, et des épithètes de « scandales » qui ont entouré le Sudburygate.

Troisième mauvaise nouvelle pour les libéraux : la confirmation que Patrick Brown est plutôt bien parti dans sa quête du pouvoir en juin 2018. Le chef progressiste-conservateur n’a pas flanché au cours des 12 derniers mois. Dans un parti aux idées très éclatées, M. Brown est parvenu à mettre en sourdine ses députés très à droite sur les questions de l’avortement et de l’éducation sexuelle… au risque d’écarter les très dérangeants Jack MacLaren, député de Carleton-Mississipi Mills, dans l’ouest de la capitale.

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.